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Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours

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Bilan de l'eau (Loire et Rhône saison froide 2008-2009)

Le bilan de l’eau

Saison froide 2008-2009

Gérard Staron

logo.jpgArticle publié aussi sur le N° 49 de "Au fil du temps bulletin mensuel de:


La neige ayant disparu de mon horizon stéphanois en avril, à un moment où des plaintes reviennent sur le thème récurrent de la sécheresse, une analyse du bilan de l’eau depuis ma précédente contribution (Au fil du temps N° 43, novembre 2008 et aussi sur ce blog) devient d’actualité.

La reconstitution de la ressource en eau pendant toute la saison froide a été largement supérieure à celle des moyennes que j’avais établies lors de mes publications anciennes sur le bassin de la Loire[1]. La reconstitution complète de la réserve du sol, commencée pour quelques postes en septembre 2008, est terminée partout à la fin d’octobre, à l’exception du poste d’Ecully qui, avec un mois de retard, s’affirme comme le poste pluvio-thermométrique le plus sec de l’association, le plus à l’abri derrière les hauteurs des monts du Lyonnais.

Le surplus hydrologique depuis octobre 2008, disponible après la saturation des sols, pour alimenter l’écoulement des rivières et la reconstitution des nappes est nettement supérieur à celui que j’avais pu établir dans la passé à partir des moyennes 1951-1970 de postes climatologiques avec un écart entre 20 mm à Noirétable et 187 mm à Tarentaise. L’hiver 2008-2009 a donc reconstitué la ressource en eau  de façon très satisfaisante. Les principaux pourvoyeurs ont été les derniers mois de 2008. Le début de 2009 a été très irrégulier avec de grands contrastes entre janvier, février et mars.

Seul bémol, Cette abondance hydrique s’arrête dès le mois de mars  pour les postes de la plaine du Forez, de l’ouest Lyonnais  et du val de Saône. Ce retour d’un déficit pluviométrique modéré, en raison de précipitations très faibles en mars parait un peu précoce par rapport à une situation normale qui commence ce manque d’eau en avril ou mai.

Le tableau ci-dessous présente le surplus hydrologique en millimètres depuis septembre 2009, en séparant en deux groupes les stations pour le cumul de l’ensemble selon la situation de mars.

 

station

sept

octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

Total (mm)

Tarentaise

40

146,4

185,4

108,8

42,6

128,5

29,8

681,5

Noirétable

0

110,4

129,8

140,6

70

57,3

33,8

541,9

Violay (Gab)

 

160,2

125,6

98

42

72,8

6,7

505,3

Montchal

 

122,1

122,1

86,5

26,6

73,3

3,2

433,8

Bard

 

95,9

99,9

96,8

45,4

56,6

9,7

404,3

Corbas

10

48,5

56,5

40,7

27,1

110,4

0,5

293,7

Bron

29

61,7

43,1

22,1

25,6

101,3

1,2

284

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

total

 

 

Anse

 

110,3

102,2

66,8

31,3

79,7

390,3

 

 

Saint Etienne

 

60,7

139,4

78,9

17,8

73,1

369,9

 

 

Villefranche

 

79,1

123,9

60,3

27,2

77,8

368,3

 

 

Pierre-Bénite

 

66,3

74,5

39

20,1

89,3

288,7

 

 

Leigneux

 

36,2

100,6

65,2

30,9

48,1

281

 

 

Andrézieux

 

27,3

114,1

64,1

6,3

51,9

263,7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecully

 

 

63,6

53,9

30,5

81

229

 

 

                     

 

Lorsque les cases de septembre et octobre ne sont pas renseignées, la reconstitution de la réserve hydrique du sol n’était pas terminée à la fin de ces mois.

L’est lyonnais avec Bron et Corbas présente une ressource en eau  abondante  de septembre à mars inclus, au même titre que les zones de montagne du Pilat du Forez et du Lyonnais. Les précipitations méditerranéennes ont débordé de façon régulière sur ce secteur.

Au contraire, la plaine du Forez, l’agglomération stéphanoise, l’ouest Lyonnais et le val de Saône ont déjà commencé leur déficit pluviométrique en mars. La conjonction de la remontée des températures augmentant l’ETP (Evapotranspiration potentielle) et de précipitations réduites  a contribué à cette relative indigence.

 

station

déficit/ mars (mm)

Andrézieux

-14,2

Villefranche

-11,4

Leigneux

-10,6

Anse

-9,8

Pierre Bénite

-5,5

Ecully

-4

Saint Etienne

-3,5

 

 

Le mois d’avril dont je ne dispose pas de la totalité des données sur les deux départements a connu une pluviométrie suffisamment abondante pour faire repasser dans l’excédent pluviométrique un nombre substantiel de stations dont la mienne, Saint Etienne ( P-ETP = 30,1 mm ).

 

P.S. le poste de Montmelas ne figure provisoirement pas : absence de données pluviométriques en mars. Ultérieurement seront ajoutées de nouvelles stations disposant au moins d’un an de données pluvio-thermométriques (calcul du coefficient i)



[1] Gérard Staron « Méthodologie pour une meilleure connaissance de la ressource en eau : application expérimentale au bassin de la Loire supérieure » Revue de géographie de Lyon 1982/3 p267 à 286

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geoca_0035-113x_1982_num_57_3_3977?_Prescripts_Search_isPortletOuvrage=false

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