Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 18:09

Les précipitations sont revenues sur la France avec des orages qui remontaient de la Méditerranée ... un hors d’œuvre atténué des grosses pluies cévenoles d'automne !

les deux images des satellites défilants américains à 15h et 17 heures locales captées par Claude montrent l'évolution des masses nuageuses et de leurs précipitations

pluies orageuses sur la France : 15 septembre 2014
Partager cet article
Repost0
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 20:49

Voici les images transmises par Claude de la perturbation de début de semaine

lundi dans l'après-midi à gauche alors qu'elle arrose le nord-ouest de la Bretagne au Pas de Calais avec un très bel enroulement

mardi, la même est descendu sur la France du sud et a continué sur l'Europe centrale alors que la suivante  s'annonce au large sur l'Atlantique

une circulation d'ouest très océanique!

gérard Staron

 

 

 

perturb 25-26-08-14

Partager cet article
Repost0
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:28

Chronique N°990

Nous sommes en train de vivre la fin de l’été des temps de nord

Dans la chronique n°982, je vous expliquais comment ces temps de nord s’étaient installés le 11 juin avec la remontée de l’anticyclone des Açores et au moment des « quatre temps d’été » qui avaient lieu cette année les 11, 13 et 14 juin.

Dans la chronique n°987, je vous contais comment la succession de ces temps de nord était en grande partie responsable du mois de juillet pourri et de ses paroxysmes orageux  avec le mécanisme suivant. L’anticyclone des Açores remonte sur l’Atlantique. Dans une première phase, il laisse encore passer les perturbations en provenance de l’Atlantique nord qui nous arrivent selon une trajectoire de nord-ouest. Dans une seconde phase, l’anticyclone continue sa remontée en latitude et fait sa jonction avec les hautes pressions des régions Arctiques. Dans ce cas, le flux descend de plein nord, mais en arrivant sur l’Europe centrale ou la Méditerranée réchauffées, il se crée des dépressions autour desquelles se régénèrent et tournoient les précipitations qui reviennent chez nous par le nord et le nord-est. Nous avions constaté que cet enchainement se produit une première fois lentement du 6 au 14 juillet. Il recommence de façon plus rapide pendant la dernière décade du mois, d’abord du 19 au 22 juillet, puis, du 24 au 26 juillet où la situation est compliquée par une goutte froide en altitude que les fortes pluies contournent le 25 et enfin une dernière fois du 28 au 30, cet enchainement se reproduit !

Pendant les deux premières décades du mois d’août, ces temps de nord ont confirmé leur présence selon une formule digne de « perseverare diabolicum » cependant on distingue quelques variantes par rapport à l’enchainement que j’ai signalé en juillet.

Dans les premiers jours d’août une suite de temps perturbés de nord-ouest puis de sud-ouest remplace celle de juillet où les temps de plein nord suivaient ceux de nord-ouest. La perturbation de nord-ouest qui approche le 1er août et aborde vraiment la France les 2 et 3 août en liaison avec une dépression sur les iles britanniques est suivie jusqu’au 9 août de remontées perturbées de sud-ouest sur la France. Ceci provoque des précipitations océaniques traditionnelles sur la moitié nord de la France, avec à l’avant des orages comme ceux des 3 et 8 août dans la région stéphanoise.

Ce changement d’enchainement des types de temps provient d’un simple décalage de trajectoire. Si la première phase de la perturbation de nord-ouest est semblable à ce qui se passe en juillet, au moment de la seconde, L’anticyclone des Açores s’éloigne  en août au large de l’Océan Atlantique, la descente de nord  qui se faisait en juillet sur la France s’effectue au début août sur le proche Atlantique et atteint l’Espagne. L’air remonte alors selon une direction de sud-ouest traditionnelle, franchit les Pyrénées et traverse le Bassin Aquitain et le Massif central.

Comme la France se situe alors dans le flux qui remonte, les températures sont beaucoup moins impactées qu’en juillet quand tout venait du plein nord, par contre l’été continu à être particulièrement arrosé.

La seconde variante ressemble plus à ce qui se passait en juillet. La première phase correspond encore à une perturbation de nord-ouest qui arrive le 10 août en liaison avec une dépression centrée sur l’Angleterre et traverse ensuite notre pays jusqu’aux régions Méditerranéennes jusqu’au 13 août. Elle est suivie de perturbations de plein nord  en provenance directe des régions arctiques, mais ces dernières sont progressivement repoussées  vers l’est par un anticyclone des Açores qui a décidé de progresser à partir de l’Atlantique vers notre pays. C’est ainsi que la ligne d’égale pression de 1015 hpa qui se situait le 13 août au niveau de Bordeaux , progresse le 14 jusqu’à l’axe Rhône-Saône, le 15 elle continue son avancée jusqu’aux Alpes françaises et suisses, le 16   elle englobe tout l’arc Alpin jusqu’à la plaine hongroise et l’Italie du nord, le 17 elle reste sur ces positions. La ligne d’égale pression des 1020 hpa suit quelques centaines de kilomètres en arrière.

La première perturbation de plein nord du 14 août bute sur ces hautes pressions et est déviée vers l’Europe centrale , la seconde celle du 17, vient s’empaler le 18 sur ces hautes pressions. Après une légère faiblesse le 19, ces dernières se reconstituent le 20.

Les conséquences pour la France sont différentes mais elles existent. Auparavant nous subissions les conséquences pluviométriques de ces temps de nord, maintenant ces dernières sont nulles ou très faibles comme les 1.3 mm que j’ai relevé pour la journée du 18 à Saint Etienne, mais par contre nous subissons les conséquences thermiques au petit matin.

La carte des températures minimales du 21 août sur la France est révélatrice d’une fraîcheur hors de saison. Outre le retour de gelées sur les Alpes en altitude et plusieurs « trois » sur le Jura ou à Reims (3.4°), de nombreuses stations n’atteignent pas 5° avec Charleville Mézières, Nevers, Chartres, Orléans, Châteaudun, Alençon. Il a même été question d’un 1° dans la Bretagne intérieure ! La plus grande partie de la France, à l’exception du Piémont Pyrénéen, du pays Toulousain et des régions au sud de la bordure orientale du Massif central de la Montagne noire au Pilat et du Jura se sont réveillées avec un thermomètre en dessous de 10°.

Si le flux de nord perturbé passe à l’est de notre pays, nous sommes toujours dans le même flux de nord mais ce dernier est à tendance anticyclonique. Ceci signifie que le ciel est dégagé. Dans ces conditions le rayonnement est maximal pendant la nuit et les températures tombent d’autant plus bas que l’origine de l’air reste septentrionale et surtout qu’à la fin du mois d’août, la durée des nuits s’allonge ce qui permet à la déperdition d’énergie de durer plus longtemps. Le cumul de ces trois éléments, vent du nord, ciel dégagé et durée plus longue des nuits explique les températures minimales très basses du 21 aôut !

Dans la journée, le problème est moins visible, même s’il faut une petite laine pour compenser le vent du nord, mais le ciel dégagé, inconvénient la nuit, permet l’avantage d’un très bon ensoleillement pendant la période diurne. Les températures remontent mais pas suffisamment pour permettre un niveau franchement estival. Ceci a une seconde conséquence, l’accumulation de chaleur assez faible au sol ne permet qu’un développement modéré des nuages de la famille des cumulus qui hantent habituellement le ciel en plein été. Naturellement ne parlons pas des orages qui sont quasiment impossibles par des conditions thermiques de ce type ! Ceci change par rapport à la première moitié du mois !

Lors de notre chronique N°982, nous avions constaté que le changement de type de temps qui avait amené ces influences de « nord » s’était produit au moment des « quatre temps d’été » nous nous interrogions pour savoir s’ils allaient tenir l’ensemble de la saison estivale ! Nous avons maintenant une grande partie de la réponse  puisque la fin de mois de juin a été le début de leur influence, le mois de juillet leur paroxysme avec une suite  d’orages et d’arrosages et le mois d’août leur passage progressif  à une forme fraîche plus anticyclonique !

Ces temps de nord arrivés avec « les quatre temps » ont donc tenu l’essentiel de l’été. Ce n’est pas la première fois que nous constatons à leur voisinage des changements de circulation atmosphérique durables. Il en avait été ainsi pour le printemps anticyclonique et chaud que nous avons subi en mars avril, mai et le début juin  et auparavant pour l’hiver océanique et tempétueux. Une autre façon de voir l’ influence des « Quatre temps » : un moment de changement climatique durable, plutôt qu’une prévision des mois à venir !

Gérard Staron vous donne rendez-vous sur Radio Espérance Samedi à 13h15 ,Bonne semaine

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 21:45

Après celui déjà signalé du plus important total de précipitations mensuelles pour un mois de juillet d'Andrézieux

sont tombés aujourd'hui :

le cumul le plus élevé de juillet à Saint Etienne (500 m)  ce matin 131 mm, ce soir 139 mm

précédent record 2007 avec 117 mm

le cumul le plus élevé de précipitation à Montregard (43) en juillet avec 220 mm

la liste s'allongera probablement jusqu'à la fin du mois

Gérard Staron

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 20:27

les orages du jour n'ont pas seulement affecté le sud-ouest et le Tour de France!

Il est tombé 60.2 mm à Andrézieux dont 59 mm en deux heures entre 16 et 18 h

Avec ce nouvel apport, le cumul du mois de juillet 2014 atteint 183 mm à la date du 25 !

Ceci représente le record de précipitations pour juillet depuis 1946, jusqu'à présent le record était juillet 1977 avec 169 mm!

 

Claude m'a transmis l'image de satellite à l'heure de l'orage à 15h 22 TU soit à 17 h 22 heure locale d'été. on distingue les cellules orageuses avec un blanc intense suivies de leur traine et parmi elle celle au dessus de la croix qui correspond à celle d'Andrézieux  , ceci permet de voir les trajectoires qui tourne autour du Massif central en venant du nord-est de l'Alsace au Limousin, de plein nord en Aquitaine puis de l'ouest le long de la Méditerranée

gérard Staron

orages 25-7-14

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:04

Après la pluie orageuse  de sud de dimanche qui a déposé :

40 mm à Roussillon

34.3 mm à Saint Etienne

34 mm à Montregard

le temps de nord est revenu lundi et il a encore déposé 10.7 mm à Saint Etienne

Alors que nous sommes encore 10 jours avant la fin du mois, le total des précipitations approche déjà des records

A mon poste de Saint Etienne , il est tombé 113.4 mm et il faut déjà remonter à 2007 pour trouver un total du mois entier supérieur (117 mm) mais qui a toutes les chances d'être dépassé bientôt!

L'image de satellite transmise par Claude hier montre l'enroulement des masses pluvieuses autour des Alpes qui reviennent par le nord sur notre région, répétition de la situation que nous avons déjà connue avant le 14 juillet!

Gérard Staron

temps de nord 21-7-14

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 10:18

Chronique N°984

Nous vivons un début de mois de juillet pourri !

La répartition des précipitations est toujours aussi excentrique dans notre région. Par exemple à Montregard en haute Loire, depuis le début du mois de juillet, la pluviométrie du premier au 8 était déjà supérieure à celle des deux mois cumulés de mai et de juin alors qu’en situation normale dans notre région mai et juin sont des mois très arrosés alors que juillet marque un creux en liaison avec l’extension de la sécheresse méditerranéenne ! C’est aussi le cas au Puy-Loudes où il est tombé 101.4 mm entre le 1er et le 8 juillet alors que mai et juin cumulés ne représentaient que 85.9 mm et à quelques millimètres près à Saint Etienne.

Les températures sont, depuis le début de cette semaine, indignes d’un mois de juillet, les minimums tombent en dessous  de 10° sur l’ensemble des massifs montagneux et même parfois à basse altitude comme le 8 juillet à Alençon et les maximums dépassent de peu ce seuil avec 12.7° toujours le 8 au Puy Loudes ou 14.6° à Langres. Ces températures très basses sont le résultat d’une dégradation commencé à la fin du mois précédent avec un décrochage le 29 juin puis ensuite après le 4 juillet. La carte des températures en France confirme autant pour les minimums que les maximums !

Il est curieux de constater qu’au même moment la banquise de l’Arctique qui connaissait une fonte très rapide qui la plaçait dans les années à l’extension la plus faible et approche du moment où sa superficie sera la plus réduite en septembre a infléchit son évolution avec une légère reprise provisoire le 2 juillet.

Presque au même moment la banquise de l’autre hémisphère, l’antarctique celui du sud, qui avait une extension record depuis plusieurs mois et approche de sa saison de plus forte superficie qu’elle connaitra elle aussi en septembre a connu le 4 juillet presque au même moment un arrêt dans la progression de son extension.

Ce décrochage des températures  n’est pas le premier que nous signalions puisque dans la chronique 982, nous mentionnions que juin avait dérivé à partir du 11 juin après la vague de chaleur de Pentecôte. Les températures avaient alors baissé nettement et n’ont jamais retrouvé le niveau antérieur, et au début de ce mois elles connaissent une nouvelle baisse, or à quelques jours près, au même moment la banquise de l’Arctique avait elle aussi connu une première petite reprise de sa superficie le 14 juin qui avait interrompu provisoirement la fonte rapide déjà en cours.

Le question que pose l’évolution de ces derniers jours est claire. Est-il possible d’associer l’arrivée d’un été pourri chez nous avec une augmentation provisoire de la superficie de la banquise Arctique ?

Il est difficile de tirer d’un cas pertinent des conclusions plus générales, même si ce n’est pas le premier que je vous soumets  et il convient d’être très prudent dans l’interprétation des évolutions climatiques à des latitudes différentes

La seule corrélation possible est de constater qu’aux deux moments que je viens de signaler, ce sont des descentes de nord en provenance des hautes latitudes arctiques qui correspondent chez nous aux baisses de températures et à la reprise de l’activité pluvieuse et orageuse.

Dans la chronique N°982, je signalais que le temps avait dérivé chez nous à partir du 11 juin avec une inversion complète des flux atmosphériques qui arrivaient. Auparavant des flux de sud avaient provoqué une première bouffée de chaleur et ensuite des flux de nord contournant par l’est un anticyclone centré de l’Atlantique aux Iles britanniques arrivait jusqu’à nous. En raison de l’origine septentrionale  de l’air, les températures avaient baissé.

Pendant toute cette période de juin, la proximité de l’anticyclone repousse les perturbations de nord sur l’Allemagne et nous n’avions qu’une forme édulcoré de la descente froide repoussée en partie par les hautes pressions ce qui permet à un ensoleillement abondant et efficace  en cette saison de compenser la froidure de l’origine de l’air.

Depuis les orages du 28 juin , puis leur répétition au début du mois de juillet , l’anticyclone un peu plus éloigné sur l’Atlantique permet aux descentes de nord perturbées d’aborder de face l’est de la France et d’y rencontrer l’air chaud qui s’y était préalablement installé sur une ligne qui traverse la France des Pyrénées à l’Alsace en passant par le massif central.

Sur ce lieu d’affrontement air froid et air chaud, se cristallise les orages et les fortes précipitations, ceux du 28 mai avec plus de 40 mm dans les Monts de tarare , ceux du 1er juillet avec 43 mm à Aubenas et 21 mm à Ambérieu, ceux du 2 avec 24 mm à Montauban et 26 mm à Grenoble Saint Geoirs, ceux du 4 avec 44 mm à Aurillac, ceux du 6 avec, plus de 30 mm à Saint-Etienne plus de 40 mm à Paray le Monial et 50 mm au Puy et ainsi de suite !!!

Après l’affrontement, une fois la ligne de défense de l’air chaud enfoncée et repoussée en région méditerranéenne  l’air froid qui se situe en arrière a pu progresser avec des températures d’autant plus indignes de juillet qu’une forte couverture nuageuse limite l’action du soleil à quelques rares apparitions ! Il est alors impossible à l’astre de compenser suffisamment les effets de l’origine de l’air.

Il est sûr que l’air qui est arrivé jusqu’à nous provient des régions arctiques. L’analyse des cartes météorologiques est sans contestation possible. Entre l’anticyclone des Açores monté au large de l’Atlantique et celui du nord de la Russie, se trouve le 7 juillet un immense couloir de dépressions qui permet à l’air du Groenland de descendre jusqu’à nous. Une première dépression se situe au nord de l’Ecosse, elle connait une excroissance sur le détroit du Pas de calais et enfin quand l’air froid arrive en Méditerranée, il se forme la célèbre dépression du golfe de Gènes. Même si l’air arctique se réchauffe au cours de son voyage, il part de 6-7° au nord de l’Islande, on le trouve entre 13 et 16° au passage des Iles britanniques et vers 18° à l’arrivée sur les Côtes de la Manche pour le maximum en plaine.

Il est sûr aussi que deux fois à quasiment un mois d’intervalle une augmentation provisoire de la banquise arctique en période de fusion, soit  à contresens de l’évolution normale de saison, s’est produite alors que des descentes d’air en provenance de la même région arctique sont arrivé jusqu’à la France dans un couloir méridien.

Ceci ne veut pas dire que l’on peut établir une corrélation entre les deux phénomènes.

Il en est de même de la contradiction des comportements des deux banquises des deux extrémités de la terre déjà signalée dans cette chronique au même moment. L’opposition se situe à deux niveaux :

-- l’un connu, celle de l’Arctique approche de son minimum annuel d’extension après une longue fusion depuis le maximum de mars, celle de l’antarctique approche de son maximum annuel après plusieurs mois d’augmentation de sa superficie.

-- Le second niveau est plus surprenant, les années où la banquise arctique est au plus bas comme 2007 2011 ou 2012, celle de l’antractique est au plus haut et dépasse 16 millions de Km2 au moment de son maximum de septembre. De même la tendance du rétrécissement de la banquise arctique avec des superficies très faibles au moment de son minimum de l’été s’oppose à une tendance inverse de la banquise antactique qui a souvent une extension record depuis 1979, ces dernières années au même moment.

 La climatologie présente beaucoup de mystères ou des domaines encore peu étudiés quand on essaie de comparer les phénomènes qui se produisent aux différentes latitudes.

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain …. Bonne semaine….

Partager cet article
Repost0
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 10:32

Chronique N°982

Après la bouffée de chaleur de Pentecôte, et les orages qui l’on suivi, juin a dérivé vers d’autres ciels qui ont mis fin à un printemps aux températures élevées.

Le temps a changé de façon durable à partir du 11 juin et à la fin de ce mois nous sommes toujours sous l’influence de cette modification !

Il s’est produit alors une inversion des centres d’action qui nous concernaient. Auparavant un anticyclone tenace au sol sur l’Europe centrale et balkanique derrière les Alpes et en altitude avec une excroissance en provenance de la Méditerranée barrait la route à la progression des perturbations océaniques envoyées par une dépression centrée sur l’atlantique nord et provoquait une bouffée de chaleur avec un violent flux de sud remontant du Maghreb. Les températures ont atteint entre 35 et 37° de la France à l’Allemagne. Cette vague de chaleur a été le point d’orgue final d’un printemps particulièrement chaud et sec.

Le 11 juin, la situation s’inverse durablement. l’anticyclone qui était à l’est de l’Europe disparait, il est remplacé à l’ouest sur l’Atlantique.

En effet le 11 juin,  l’anticyclone des Açores remonte jusqu’à la Manche avant de s’installer sur les Iles britanniques. En se plaçant sur l’Irlande puis au large de cette dernière sur l’Atlantique, puis en revenant sur l’Irlande  avant de s’éloigner vers la Norvège, la route des perturbations océanique est coupée. Depuis plus de deux semaines, les flux atmosphériques sont inversés par rapport à la période antérieure avec une provenance du nord ou du nord-est. En effet l’air doit contourner la masse des hautes pressions sur son flanc oriental avant de nous parvenir et de ce fait cet air provient du nord et du nord-est. 

Selon la plus ou moins grande proximité des hautes pressions, ces flux de nord sont perturbés avec des précipitations qui prennent un caractère orageux en arrivant dans des zones aux latitudes plus basses à l’air plus chaud, ou sont plus anticycloniques avec un air plus sec et dans ce cas les perturbations sont repoussées plus à l’est sur l’Allemagne et l’Europe centrale.

Quand ces perturbations traversent la France, leurs précipitations sont le plus souvent maximales sur un axe du sud-ouest au nord –est du pays en descendant en latitude . Par exemple lors du dernier épisode qui commence le 22 juin. Les premiers gros orages ont lieu sur le Limousin en particulier à Brives la Gaillarde et Gourdon avec plus de 30 mm . Le lendemain ils glissent sur une ligne des Pyrénées au Jura et le surlendemain le long de la Méditerranée des Pyrénées à la Cote d’azur en passant par le Languedoc.

Lors du passage de ces perturbations il se produit un contraste entre la faiblesse de l’humidité de l’air qui arrive du nord et des conditions de chaleur de la saison qui activent au fil des heures l’instabilité de l’atmosphère. Il en résulte un rythme diurne qui commence le matin par un ensoleillement important. Le ciel dégagé se charge peu à peu de nuages au fil des heures au fur et à mesure que la température de la journée monte. Une couche d’air chaud  s’installe puis enfle au sol jusqu’au moment où suffisamment développée en altitude les orages peuvent se déclencher !

A cette période de l’année quand ce type de flux en provenance des hautes latitudes s’installe , les températures sont le résultat d’un affrontement entre l’origine de l’air qui pousse le thermomètre vers le bas et l’ensoleillement qui agit de façon inverse  au moment de l’année où son efficacité est la plus grande avec la durée la plus longue des jours et l’angle d’arrivée des rayons du soleil les plus élevés au-dessus de l’horizon. Quand le temps est à dominante anticyclonique, le soleil plus efficace arrive à maintenir le thermomètre à des niveaux convenables pour la saison, par contre quand le temps perturbé maintient une couverture nuageuse substantielle, la déperdition thermique est plus marquée avec des températures plus basses.

Dans nos régions de l’est de la France, ces flux septentrionaux  sont le plus souvent accélérés quand ils  descendent vers la Méditerranée. En effet l’arrivée de l’air froid sur une mer chaude provoque la création d’une dépression qui s’installe habituellement sur le golfe de Gènes. Cette dernière attire cet air septentrional et provoque un gigantesque couloir nord-sud. En plus en dévalant des reliefs du Massif central avec la burle  ou en étant enserrée dans le couloir du Rhône et son acolyte le mistral,  l’accélération de l’air augmente encore ainsi que la vitesse associée des vents.

Ce type de flux de nord pendant le mois de juin présente deux types d’anomalies !

D’abord le mois de juin est l’un de ceux où les flux de nord sont les moins nombreux de l’année. Ces derniers sont particulièrement répétitifs au printemps en particulier en avril mais aussi à l’automne avec novembre. Entre ces saisons intermédiaires, ces descentes de nord présentent une fréquence bien plus faible et limitée à quelques journées assez rares !

Ensuite cette année l’installation de ces courants de nord a correspondu avec les « quatre temps d’été » qui avaient lieu les 11 juin , jour de la remontée de l’anticyclone des Açores sur l’Atlantique, puis les 13 et 14 juin avec la première descente franche de nord en provenance directe de l’Arctique par la Scandinavie jusqu’au golfe de Gènes avec une perturbation qui traverse la France de l’est mais aussi l’Allemagne et la Suisse.

Le trimestre précédent nous avions déjà signalé au début de mars la coïncidence du changement de temps avec la semaine à proximité des «  quatre temps de printemps » après la dernière grosse tempête océanique  et une transformation radicale avec l’arrivée d’anticyclones très tenaces. Cette situation a quasiment tenu trois mois puisque nous sommes passés de trois mois d’hiver à forte dominante océanique marqué par une multitude de tempêtes et de perturbations d’ouest à des mois de printemps marqués par la chaleur, l’ensoleillement et la sécheresse   sous des hautes pressions dominantes

Dans le passé nous avons signalé à plusieurs reprises la concordance des « quatre temps d’automne » à proximité de la Saint-Mathieu  avec le début de la saison des grosses pluies Méditerranéennes qui commencent souvent vers le 21 septembre

Selon les « savoirs populaires », en particulier dans les milieux agricoles,  Les « quatre temps » sont souvent présentés comme pouvant donner une orientation du temps susceptible de se produire dans les trois mois suivants. Les météorologues n’accordent le plus souvent aucune valeur à ces assertions, pourtant sans présenter le caractère rigide que certains accordent à ces quatre temps, une fois de plus on peut constater que s’est produit au moment de leur date un changement de tendance qui semble être durable. En effet après trois mois de tempêtes et perturbations océaniques, trois de temps anticycloniques avec une dominante de temps ensoleillés depuis mars, sommes-nous entrés depuis le 11 juin dans un autre trimestre marqué par des flux de nord avec des températures modérées ou basses pour la saison ?

Il est bien trop tôt et surtout très inconvenant selon les règles météorologiques de répondre à cette question, mais même quand le temps évolue, comme cette semaine , Quand l’anticyclone présent depuis le 11 juin se retire en direction de la Scandinavie,  le flux de nord dominant continue sous la forme d’une perturbation de nord-ouest !

La météorologie et la climatologie  présentent encore bien des mystères dès que l’on analyse les phénomènes à l’échelle de la saison !

Gérard Staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur les ondes de Radio espérance ….

Bonne semaine

Partager cet article
Repost0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 19:57

Des orages de Lille de la journée du lundi de Pentecôte et de la nuit suivante, à ceux de la région stéphanoise de la soirée de mardi vers 20 heures, la différence ne porte pas sur la quantité des pluies , 17 mm, mais sur leur intensité. Cette quantité a été déposée en près d'une journée à Lille et en à peine plus d'une heure à Saint Etienne

Cette image transmise par Claude de la fin de l'après-midi de mardi, 10 juin, on distingue les grosses cellules orageuses de l'est de la France, en particulier celle qui s'installe sur le versant nord du Pilat de l'agglomération stéphanoise à celle de Lyon, mais aussi le petit front de la perturbation qui traverse la France de Bordeaux  à Lille!

C'est pour celà que j'ai quitté Lille sous la Pluie et je suis arrivé à Saint Etienne sous l'orage ce même jour .

le TGV subissait l'orage dès la traversée des Dombes, avec un ciel très sombre à l'ouest sur les Monts d'Or. On le trouvait à Lyon , La pluie disparaissait vers Givors, mais était au paroxysme à Saint Chamond avec les rails inondés peu après la gare au point de contraindre le TER à circuler au pas et de couper la circulation sous le pont à proximité!

Gérard Staron

orages 10 juin 14

Partager cet article
Repost0
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:29

 Chronique N°970

Le phénomène météorologique de la semaine se nomme les giboulées dites de mars. Elles ont apparu cette année dimanche 23 mars, puis elles ont continué lundi 24. La perturbation de mardi a mis fin provisoirement à leur retour, mais elles sont de nouveau annoncées.

Comment ces giboulées sont-elles ressenties par les populations ?

Elles correspondent à de brèves averses de pluie froide et surtout de neige avec des flocons roulés, correspondant à de petites boules blanches. Leur intensité est souvent brutale mais la couche déposée ne tient pas, elle disparait très vite quand elle réussit à blanchir  le sol comme lundi matin au-dessus de 800 mètres.

Ces courtes périodes marquées par une chute de brutale des températures qui restent cependant positives le plus souvent, alternent avec des périodes ensoleillées où le thermomètre remonte vite.

Outre ces courtes averses de neige qui surprennent, la population ressent les différences de températures subitement froides, puis suivies du retour de conditions plus douces, selon le déroulement anarchique de la journée! Le temps où les dames déclarent ne pas comment savoir s’habiller !

Au niveau météorologique, les giboulées se produisent dans les heures ou journées qui suivent le passage des perturbations. Après que le front froid ait déposé ses précipitations, on trouve habituellement ce que les spécialistes appellent la traine, définie par une formule vague, moquée souvent par les béotiens : « alternance d’éclaircies et de passages nuageux avec possibilité d’averses éparses ». Sur une image de satellite, après l’arc nuageux du front froid, dans un espace de ciel bleu apparaissent des boules blanches qui correspondent aux passages nuageux et averses.

La giboulée correspond à une exagération  de cette situation en raison des particularités de la saison  qui déterminent deux éléments contradictoires.

D’une part ceci se produit à l’arrière du passage d’une perturbation de nord. L’air qui arrive est particulièrement froid car il provient des hautes latitudes à un moment où il est entretenu à la fin de l’hiver boréal par une extension maximale de la banquise. Ce froid est particulièrement fort en altitude. Par exemple, dimanche, le jour des giboulées, au niveau de la surface des 500 hpa vers 5400 m, il fait – 35° à Paris, un niveau particulièrement bas, alors que la veille, il faisait seulement -30° et le lendemain -22°. La carte de la situation en altitude montre que ces températures très basses de dimanche en altitude correspondent à une langue d’air froid en provenance directe de l’arctique où au même niveau de 500hpa, il ne fait pas plus froid au Groenland -36° ou en Laponie dans le haut de la Scandinavie -34°.

D’autre part pendant les périodes de ciel dégagé, le soleil commence à être très efficace en raison d’une durée des jours plus longue après l’équinoxe, d’un angle d’arrivée de ses rayons plus élevée susceptible de fournir plus d’énergie. La température se relève très vite dès que ses rayons réussissent à réchauffer le sol quand le ciel se dégage et s’ajoutent à la chaleur laissée par les jours précédents. Le Dimanche 23 mars à 12 h au même moment où il fait -35° à 5340 m d’altitude, on mesure au sol +12°c soit un écart de 47° et un gradient altitudinal énorme entre 0.9 et 1° pour 100 m d’altitude.

Un tel écart thermique ne peut qu’exagérer très fortement l’instabilité de l’atmosphère quand elle est très froide en altitude et réchauffée au sol. La traine après le passage d’une perturbation est déjà naturellement instable avec ces boules de passage nuageux, et l’amplification provoquée par cette énorme différence thermique verticale accentue la violence des mouvements ascendants dans le nuage après le franchissement du point de condensation. Les gouttelettes qui le constituent sont propulsées violemment à des niveaux élevés de la troposphère où les températures sont très basses et où elles congèlent. Le mécanisme est plus rapide que dans le cas d’une neige classique mais il reste quand même moins virulent que dans le cas de la formation de la grêle. C’est ce qui donne aux flocons leur forme roulée de petite boule blanche intermédiaire entre la  forme en étoile classique, et la glace du grêlon. Ce caractère intermédiaire explique aussi que dans de nombreuses régions de France les mois de mars et d’avril sont ceux qui possèdent le plus de chutes de grêle de très petit diamètre parce qu’avec les giboulées, il est parfois difficile de classer ce qui tombe en neige roulée ou en grêle de très petit calibre !

Quand après de multiples allers et retour dans la haute troposphère, cette précipitation tombe, elle est très froide et le phénomène est brutal car elle provient de hauts niveaux d’altitude. En temps normal, les températures positives régnant près du sol devraient  assurer la transformation en pluie. En réalité elles n’y arrivent pas toujours dans ces conditions particulières. Dans leur descente, ces précipitations transmettent l’air froid de la haute troposphère aux basses couches et ces chutes solides de neige roulée peuvent se produire par des températures nettement positives, parfois plus de 5° avec un refroidissement très rapide. Ceci peut surprendre !

Comme la giboulée est un phénomène bref, les couches déposées au sol sont rarement épaisses. Le sol a souvent gardé des restes de sa chaleur antérieure, ce qui empêche aussi souvent la neige de se transformer en un manteau blanc qui tient. Même quand elle y arrive quelques heures, le retour du soleil remonte très vite les températures et fait disparaitre la pellicule déposée. Par exemple lundi matin, les précipitations de la nuit avaient formé une couche qui tenait au sol à partir de 800m, cette dernière a très vite fondu en dessous de 1000m et les nombreuses giboulées de la journée de lundi n’ont pas réussi à le rétablir.

La tenue dépend aussi fortement de la nature du milieu qui reçoit ces flocons et de sa propension à se refroidir rapidement. Après une giboulée j’ai pu observer dimanche sur des rondins de bois coupés l’été dernier, la neige se maintenait sur le pourtour au niveau de l’aubier, ancienne partie vivante de l’arbre abattu, mais n’avait pas réussi à s’installer au centre sur le  cœur.  Après une autre, la pelouse avait fait fondre les flocons instantanément sauf  tout autour de mon véhicule où on suivait une bande blanche. Les automobiles surtout quand elles sont de couleur très claire comme la mienne attirent le froid ! Le blanc attire le froid et le sombre le chaud !

Ces giboulées portent le nom de mars, cette année elles justifient l’attribution à ce mois puisqu’elles sont apparues lors de ses derniers jours : dimanche dernier 23,  en réalité on a été un peu trop pressé dans le vocabulaire courant de les associer à mars, car toutes les études climatiques montrent qu’elles sont les plus nombreuses en avril. La raison est simple, ces giboulées se produisent lors des temps perturbés de plein nord, or ceux-ci sont les plus nombreux en avril devant Novembre et mars dans notre pays. Sur le Velay, ceci a été montré dans les années soixante-dix par Patrice Paul et confirmé ensuite par les études de types de temps de Guy Blanchet et par bien d’autres climatologues.  Mars est cependant leur second mois, car le mécanisme ne se produit qu’au début du printemps puisqu’il faut pour sa réalisation à la fois, l’arrivée d’un air arctique très froid et la présence d’un réchauffement par les rayons du soleil et aussi du sol auparavant. Avec la période anticyclonique que nous avons connu depuis le mois de mars, puis l’arrivée de la première le dimanche 23 mars avec une descente de nord très nette, toutes les conditions étaient réunies pour le début de la saison des giboulées.

Gérard Staron donne rendez-vous samedi prochain sur radio Espérance, Bonne semaine

Partager cet article
Repost0

Presentation

  • : Le blog de Gérard Staron Président de l'AMRL
  • : Le journal du climat et de la géographie libres. Actualité climatique Climat et société, impact du climat sur les activités humaines . Prévisions sur 4 jours
  • Contact

Rechercher

Archives

Articles Récents

  • Prévision Spéciale Tour de France 2022 (1er au 3 juillet au Danemark)
    Prévision spéciale Tour de France 2022 Etapes du Danemark (1er au 3 juillet 2022) 1er Juillet : étape contre la montre à Copenhague Une perturbation arrive de la Mer du Nord et traverse le Danemark à partir de la mi-journée. Il existe donc un risque de...
  • Record de froid ou fraicheur (au choix) en avril sur la région Stéphanoise
    Depuis 2006, soit 16 ans , jamais un mois d'avril n'avait connu des températures aussi basses autant à Saint Etienne (alt 500m ) qu'à Montregard (alt 990 m) en Haute Loire aux confins des monts du Vivarais et du plateau de Montfaucon . Voici le bilan...
  • Covid : divorce entre discours et statistiques !
    Covid 19 : divorce entre discours et statistiques ! Que n’entend-t-on pas sur la façon dont la France a géré la crise du Coronavirus, on est en retard sur tout, le scandale est partout, on est mauvais sur tout, je vous fais grâce de tous les discours...
  • crues océaniques en cours ( situation 1/02/2021 et évolution probable )
    Des crues des rivières océaniques forment actuellement un puzzle aux 4 coins de notre pays Dans les hauts de France deux zones sont à surveiller : 1) les rivières descendant des collines de l'Artois semblent avoir connu leur maximums La Lys a atteint...
  • les particularités de l'élection américaines de 2020!
    Les particularités de l’élection de 2020 aux Etats Unis ! Un documentaire télévisé titrait « Donald trump est-il capable du pire ? » En réalité il a toujours « joué avec le pire » cela lui a permis de gagner dans beaucoup de circonstances comme homme...
  • L'opérette .... une idée d'étrennes
    Le livre "L'opérette parfum de l'histoire" présenté sur la revue Opéra Magazine ......
  • Prévision du 2 au 5 décembre 2020 : hivernal
    Prévision de Gérard Staron du 2 au 5 décembre 2020 (42, 43, 63, 69) Avec une descente froide en provenance des régions arctiques sur le proche Atlantique, l’hiver est arrivé avec le mois de décembre, son début officiel pour la Météorologie C’est le retour...
  • Cultes, covid et confinement: analyse historique !
    Cultes, covid, et confinement : analyse historique L’année 2020 aura vu à deux reprises l’interdiction des cérémonies religieuses et plusieurs dimanches, des croyants en prière devant leurs églises ! Jusqu’à quand faut-il remonter pour trouver pareil...
  • Prévision du 24 au 28 novembre 2020: les hautes pressions résistent
    Prévision de Gérard Staron du 25 au 28 novembre 2020 ( 42, 43, 63, 69) L’anticyclone se retire derrière les Alpes pour repousser les assauts des précipitations qui remontent du Levant Espagnol qui au maximum atteindront le Mézenc et des perturbations...

Mes ouvrages

                                                                noel boules noel boules 4 gif                                                              noel boules noel boules 4 gif                                                                                                                                                                                                    noel boules noel boules 4 gif

Mon Site

                                                                                                                        Site

Articles sur Le progrès

Phénomènes météo exceptionnels de 1945 à nos jours (2013)

Quel drôle de temps

La Loire p 78, 79

Le Gier p 80

La fureur du Furan p 81

Climat de la Loire: Effet de couloir p 194

Climat de la Haute-Loire:

Le coeur  du Massif Central  p 195