L’air froid continental du Moscou Paris s’est installé solidement sur notre pays.
Nos départements orientés au nord sont sensibles à ses effets, donc les températures restent très basses avec des gelées sévères souvent en dessous de -10°, seuil du grand froid, sur les plateaux du Massif central et des journées
sans dégel. Ils accumulent les nuages de basses couches le long des versants nord de nos montagnes, avec quelques flocons dans les basses couches comme ces jours derniers. Peu d’espoir de voir le soleil !
Les tentatives d’arrivée des perturbations dans cet air froid donneront des chutes de neige qui arrivent par le nord, ou
par l’Atlantique, ou par la réaction de la Méditerranée autour de la dépression du golfe de Gènes. Ce début d’hiver, après une phase froide passe à
une phase neigeuse ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’état des routes.
L’association, burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral dans la vallée du Rhône continue sporadiquement. L’occasion de vous
annoncer la sortie d’un dossier sur la burle et les clochers de la Tourmente dans le dernier numéro du magazine « La Loire et ses terroirs » avec des articles de Philippe Auclerc et de
votre serviteur.
Vendredi :
La perturbation de jeudi sur la France du nord apporte sa neige chez nous à partir de la nuit précédente. Ses chutes continuent en
faiblissant dans la journée.
Températures très basses, gelées très sévères, vers -10° sur les plateaux et journée sans dégel pour tout le monde
La burle et le mistral reprennent modérément en soirée
Samedi
Les chutes de neige sporadiques continuent, elles deviennent plus importantes en soirée et dans la nuit suivante par une perturbation
de nord-est de retour tournoyant autour de la dépression du golfe de Gènes.
Températures sans grands changements, les gelées sont toujours très sévères (en dessous de -10° sur les plateaux) et jour sans dégel
pour tout le monde
Burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône
Dimanche
Les chutes de neige reprennent dans l’après-midi après une accalmie provisoire, elles continuent dans la nuit qui suit
Les gelées restent très sévères, jours sans dégel presque pour tout le monde.
Nuance !
Lundi :
Un changement de temps s’amorce avec le redoux, mais les premières heures de l’arrivée de l’air doux sont souvent à haut risque sur
les plateaux, chutes de neige, vent, etc.…
L’arrivée d’un redoux c’est souvent l’enfer au dessus de 1000 mètres d’altitude pendant quelques heures.
Ailleurs, les gelées sont moins sévères, le thermomètre pourrait repasser le seuil de zéro dans la journée
Les nouvelles précipitations qui arrivent en soirée peuvent commencer par de la neige ou du verglas, attention sur les routes
Un redoux, c’est toujours une situation à risque après une période de fortes gelées.
Le redoux sera-t-il capable de chasser l’air froid, tout l’enjeu de la prochaine prévision du 21 décembre.
Le flux de nord-est, le Moscou-Paris des grands hivers est arrivé Samedi avec quelques flocons pour le précéder comme chaque fois
qu’il progresse jusqu’à nous. Ses effets vont se renforcer de jours en jours.
La Méditerranée tente une réaction qui fait remonter timidement ce dimanche des flocons en provenance du sud, mais ceci ne sera pas en
mesure de mettre en cause la domination du froid continental
Le froid accentue sa pression au cours de la semaine. Les gelées pourront atteindre des niveaux de sévérités inférieurs à -10°,
inconnus depuis quelques hivers. Le thermomètre restera négatif des journées entières
Le vent de nord, la burle des plateaux comme le mistral de la vallée du Rhône soufflera.
Lundi :
Les derniers flocons de la réaction neigeuse de la Méditerranée terminent, après ceux de la nuit, leur course sur nos départements en
particulier la Haute Loire.
Les gelées matinales généralisées sont sévères sur les plateaux .
Le thermomètre reste négatif toute la journée sur les reliefs, il reste près de zéro dans les plaines et dépressions sous un ciel
bas.
Le vent de nord, burle des plateaux de la Haute Loire et mistral de la vallée du Rhône se met en place
Mardi :
Les précipitations sont quasiment nulles, ceci ne peut pas dire que le ciel ne reste pas encombré d’un couvercle bas et tenace surtout
dans la partie forézienne et vellave.
Les gelées généralisées sont encore plus sévères que la veille et peuvent atteindre le niveau du grand froid (-10°) dans les cuvettes
de moyenne altitude
Le thermomètre reste négatif toute la journée.
Burle et mistral forcissent
Mercredi :
Le froid ajoute une intensité supplémentaire à celle des jours précédents. Le seuil du grand froid (-10°) est atteint sur les plateaux
du cœur du Massif central .
Partout le thermomètre reste négatif toute la journée avec un maximum parfois inférieur à -5° sur les plateaux
Pas de précipitations importantes, mais les nuages de basse couche peuvent donner des brouillards givrants
Burle et mistral continuent
Jeudi :
Le thermomètre poursuit sa descente aux enfers
Les gelées généralisées sont de mise avec franchissement du seuil du grand froid sur les
plateaux du cœur du Massif central
Le thermomètre reste négatif la journée entière
Le ciel conserve une couverture nuageuse de basse couche
La burle et le mistral faiblissent
De quoi faire oublier la douceur de l’automne ! Ceci pourrait continuer jusqu’au week-end à confirmer dans la prochaine prévision
de jeudi.
Les hautes pressions qui ont tenté une arrivée timide vont se réfugier sur la Mer du nord en laissant un boulevard à l’air froid pour
descendre par La Russie et L’Allemagne Jusqu’à nous.
La France de l’Est et la Suisse seront plus concernées, mais ce temps de nord est , le Moscou Paris termine souvent sa course dans le
quart nord-est du Massif central. L’arc au nord des monts du Pilat et du Forez est très concerné.
Les températures amorcent une descente aux enfers qui se continuera la semaine
prochaine
L’air qui arrive est continental mais l’humidité ambiante toujours très forte. Il est toujours précédé de petites précipitations et la
Méditerranée ne met jamais longtemps à réagir en renvoyant de la neige
Le vent du nord, la burle sur les plateaux de la Haute Loire, le mistral en vallée du Rhône reviennent
Les 4 jours de la période présentent le début de l’évolution, un dégradé qui nous conduit progressivement vers ce mauvais
temps.
Jeudi :
Le flux de nord-est se met en place, ses nuages et ses petites précipitations viennent buter sur le Forez en particulier sur un
entonnoir du Pilat aux monts du Forez
La matinée est encore douce, mais les températures commencent une baisse dans la journée dans l’air froid et les nuages.
Le mistral s’installe en vallée du Rhône
Vendredi :
L’air froid poursuit sa progression avec le retour de petites gelées dans les « trous à froid » des cuvettes de moyenne
altitude du cœur du Massif central.
Dans la journée, les températures continuent leur baisse, proches de zéro.
Le mistral forcit dans la vallée du Rhône et la burle balaie les plateaux de la Haute Loire
Par contre la journée ne devrait pas recevoir de précipitations significatives.
Samedi :
Dès la nuit précédente, une nouvelle perturbation de nord-est vient buter sur l’entonnoir entre Pilat et monts du Forez. Elle apporte
des flocons à des altitudes assez basses dans la matinée avant de reprendre en soirée.
Le matin, les gelées généralisées concernent les plateaux et le centre du Massif central en particulier les parties auvergnates et
vellaves. Les températures maximales restent négatives sur les plateaux et proches de zéro ailleurs.
Mistral en vallée du Rhône et burle sur les plateaux de la Haute Loire sévissent
Attention aux phénomènes glissants sur les routes !
Dimanche :
Les températures continuent leur baisse avec des gelées matinales sévères et généralisées sur nos départements et un thermomètre qui
reste négatif ou proche de zéro dans la journée
La réaction de la Méditerranée à l’arrivée de l’air froid nous envoie des chutes de neige substantielles qui concernent en priorité
les reliefs du Mézenc aux monts du Beaujolais. Les flocons à toutes altitudes n’épargnent personne.
Attention aux phénomènes glissants sur les routes.
Les vents du nord, burle, mistral, disparaissent peu à peu.
Le froid ne semble pas fini…. A confirmer le 13 décembre
Nous entrons dans une période de transition assez agréable avant une nouvelle offensive de l’hiver qui pourrait se produire en fin de
semaine prochaine.
Pendant quelques jours, les perturbations du front polaire auront plus de difficulté à atteindre nos départements avec un retour
timide des anticyclones.
D’une façon générale, la douceur se réinstalle avec un peu plus de soleil et des flux de sud dominants
Les pluies resteront limitées aux montagnes en particulier celles qui
reçoivent les influences océaniques, reliefs volcaniques auvergnats, axe du haut Forez à la Madeleine, monts du Beaujolais
La position d’abri des dépressions internes qui longent la Loire et l’Allier devrait leur occasionner un temps assez agréable, plus de
soleil, peu ou pas de précipitations.
Le temps de samedi est plus doux qu’annoncé dans la précédente prévision.
Dimanche :
Le coup de vent qui affecte les côtes de la Manche se contente d’effleurer la bordure nord de notre région
Le flux de sud provoque des températures douces sans gelées matinales
Les pluies n’atteignent dans la journée que les reliefs exposés aux influences océaniques énoncées ci-dessus, mais continuent leur
traversée de la région dans la nuit qui suit.
Temps assez agréable dans les dépressions qui longent le fleuve Loire et l’Allier
Lundi :
La nouvelle perturbation provoque les mêmes effets. Seules variantes, le vent du sud forcit avant son arrivée et balaie les plateaux
et les dépressions méridiennes de la Loire et de l’Allier, les pluies qui suivent affectent les mêmes régions que celles de la veille mais sont plus généralisées
Les températures restent douces sans gelées
Mardi :
Après le départ des dernières gouttes et nuages accrochées sur les versants nord des hauteurs de l’est du Massif central, les
éclaircies reviennent, mais aussi un vent du nord sur les plateaux, accompagné du mistral en vallée du Rhône
Les températures accusent une baisse très sensible
Mercredi :
La nouvelle perturbation effleure à peine la bordure nord des Combrailles au Roannais.
Le matin, les gelées reviennent sur les plateaux et leurs cuvettes de moyenne altitude, des brouillards dans les dépressions sont
possibles
Un ensoleillement plus important dans la journée provoque la douceur des températures maximales
Le vent du nord faiblit ainsi que le mistral en vallée du Rhône
Ensuite la transition agréable serait finie et l’hiver reviendrait par le nord-est : à confirmer dans la prévision de mercredi 9
décembre.
Les perturbations du front polaire guidées par la dépression très creusée entre L’Irlande et L’Islande ont fait sauter le verrou des
anticyclones méditerranéen.
Il en résulte l’arrivée d’un hiver plus nuageux et humide que froid avec de
la neige en montagne
Les étapes classiques des passages perturbés s’accompagnent chez nous
1)de vent de sud avec une relative douceur avant l’arrivée des fronts
pluvieux
2)Les précipitations commencent par de la pluie et se terminent par de la neige
en montagne surtout en fin de nuit. Les montagnes sont les plus concernées en particulier les reliefs volcaniques auvergnats, l’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine, et les monts du Pilat
aux monts du beaujolais.
3)Les nuages s’attardent sur les versants septentrionaux des montagnes, le vent
du nord s’installe avec le froid, le mistral en vallée du Rhône. Les gelées affectent surtout la partie centrale auvergnate du Massif central, les plateaux qui ceinturent les Limagnes et le fond
de ces dernières.
Mercredi :
Après des gelées matinales sur les plateaux, le vent du sud s’installe avant l’arrivée de la nouvelle perturbation. Il forcit dans la
nuit suivante.
Quelques pluies affectent les montagnes les plus exposées déjà citées. L’intérieur du Massif central en particulier les dépressions
qui longent la Loire et l’Allier semblent peu concernées avec un ciel moins chargé de nuages.
Les températures maximales restent assez douces.
Jeudi :
La perturbation traverse nos départements et dépose des totaux substantiels sur les montagnes en particulier celles exposées au
influences océaniques déjà citées. Les précipitations sont surtout pluvieuses, le passage à la neige en montagne attend la nuit qui suit.
Les gelées sont en net recul par rapport à la veille, et les maximales changent peu sous un ciel très nuageux.
Vendredi :
Sur la fin de la perturbation, les précipitations se terminent progressivement sous forme de neige à des altitudes de plus en plus
basses. Les nuages s’attardent sur les versants nord de nos montagnes surtout sur l’axe du Mézenc aux monts du Beaujolais.
Avec le vent du nord, la burle en montagne, le mistral s’installe en vallée du Rhône sous un ciel plus clair. Les gelées matinales
reviennent et affectent surtout la partie auvergnate du Massif central autour des Limagnes. Les températures maximales sont proches de zéro, parfois négatives sur les plateaux.
Samedi :
Les températures restent très basses avec des gelées sévères sur les plateaux du cœur du Massif central, et des maximales proches de
zéro.
Dans la journée, un léger flux de sud s’installe avant l’arrivée de la nouvelle perturbation qui commence par de la pluie, puis
continue par le passage à la neige en montagne dans la nuit de samedi à dimanche.
Ce temps devrait continuer ensuite ! A confirmer avec la prévision de samedi 5 décembre.
Les calamités, tempêtes et précipitations qui affectent les côtes de la Manche depuis le début du mois, vont
progressivement pénétrer à l’intérieur du pays et nous concerner. Les perturbations et dépressions qui descendent des hautes latitudes vont enfin faire sauter le verrou des anticyclones
méditerranéens, après un dernier baroud d’honneur.
Le temps se dégrade brutalement. L’hiver arrive.
Le vent violent des côtes de la Manche qui nous épargnait, nous concernera avec les déviations classiques sur le Massif central, sud
puis nord.
Les précipitations qui ignoraient les secteurs de nos départements à l’abri, déposent des totaux substantiels avec passage à la neige
en montagne, puis à des altitudes de plus en plus basses
Les températures chutent avec le retour de gelées matinales sous abri et même de jours sans dégel sur les plateaux du Massif
central
Cette évolution couvre toute la période.
Samedi :
La nouvelle tempête sur la France du nord pénètre à l’intérieur du pays. Son souffle atténué atteint d’abord la bordure nord de nos
départements des Combrailles au Roannais, puis un vent de sud dévié par les reliefs balaie les plateaux.
La nouvelle perturbation apporte ses nuages à partir du nord ouest, mais ses pluies freinées par les anticyclones n’atteignent pas nos
départements avant la nuit
Les températures encore douces le matin baissent et deviennent de saison. Les dépressions qui longent la Loire et l’Allier bénéficient
pour la dernière journée de leur relative position d’abri.
Dimanche :
Dans la nuit le vent de sud forcit. Quelques rafales pourraient être dangereuses sur les plateaux.
Les pluies suivent et traversent notre région en commençant par les montagnes volcaniques auvergnates, l’axe du haut Forez aux Monts
de la Madeleine et les monts du Beaujolais . Elles s’accentuent dans la nuit suivante sur l’ensemble de nos départements avec un passage à la neige sur les montagnes.
Les températures changent peu, tendance à la baisse toutefois
Lundi
Les nuages et les précipitations s’attardent sur les reliefs en particulier ceux de l’est du Massif central, du Mézenc au Pilat. Le
passage à la neige s’effectue à des altitudes de plus en plus basses, peut être dès 500 à 600 mètres.
Le gel sous abri fait son retour dès le matin sur les plateaux. Les températures continuent de baisser dans la journée, proches de
zéro partout, les plateaux peuvent connaitre un jour sans dégel.
Le vent du nord s’installe et forcit dans la journée sur les plateaux, la burle souffle. Il provoque un mistral virulent en vallée du
Rhône.
Mardi :
Les nuages et les précipitations continuent à descendre du nord avec passage à la neige à des altitudes de plus en plus basses.
Les gelées se généralisent le matin. Le thermomètre remonte peu dans la journée et pourrait rester négatif sur les plateaux
enneigés.
Le vent du nord faiblit mais le mistral continue en vallée du Rhône.
Ce n’est que le début de l’hiver ! L’atmosphère restera agitée, à confirmer par les prévisions le 1er décembre
Les perturbations et dépressions qui descendent des hautes latitudes par l’Atlantique nord, vont continuer leurs coups de boutoirs pour tenter de repousser les anticyclones qui occupent le bassin méditerranéen et débordent sur la partie méridionale de notre pays.
Ces derniers manifestent une grande résistance et la lente progression de l’air polaire ne sera pas décisive avant le week-end.
Les tempêtes et vents violents, généralement d’ouest, sont quotidiens en Atlantique, en Manche et mer du Nord. Nous en subissons les
souffles atténues sur la bordure nord de nos départements ou déviés avec une direction de sud ailleurs.
Les précipitations quotidiennes concernent les montagnes, surtout celles exposées aux influences océaniques , reliefs volcaniques
auvergnats, axe du Haut Forez au monts de la Madeleine au nord de Pierre sur haute, et monts du
Beaujolais. Le ressenti de ces pluies sera limité par leur déroulement essentiellement de nuit, ce qui laisse des plages importantes d’accalmie dans la journée.
Tant que les perturbations n’ont pas gagné la bataille, les flux dominants de la région restent de sud et ils
entretiennent des températures très douces pour la saison. La tendance est toutefois à la baisse avec une très faible amplitude thermique diurne. Les
dépressions intérieures du Massif central qui longent la Loire et l’Allier sont en grande partie à
l’abri des pluies, connaissent des températures très élevées accompagnées des éclaircies ensoleillées.
Mardi :
Une relative accalmie dans les précipitations entre les passages perturbés de lundi et
ceux des jours suivants. De petites averses sont toutefois possibles sur les reliefs exposés.
Les températures restent douces surtout dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier où le temps est globalement
agréable.
Mercredi :
La nouvelle offensive perturbée s’annonce par ses nuages qui progressent depuis le nord-ouest, mais les pluies attendent la nuit pour
atteindre nos départements et surtout les montagnes déjà citées.
Le matin de petites gelées blanches sont possibles dans les cuvettes de moyenne altitude , les températures maximales sont en légère
hausse.
Jeudi :
Nous sommes coincés entre la perturbation de la nuit qui continue sa route vers l’est et
celle qui arrive dans la soirée suivante et parait bien plus virulente. Il en résulte de petits passages pluvieux sur les montagnes exposées.
Les températures restent douces sous un ciel plus couvert. Les dépressions qui longent la Loire et l’Allier bénéficient encore de leur position d’abri.
Vendredi :
Les pluies sont soutenues une grande partie de la journée avec une nette différence entre les montagnes surtout celles citées pour leur exposition et les dépressions peu sensibles aux influences océaniques.
Les températures, douces le matin, baissent en cours de journée, avec des maximales fraîches.
L’évolution décisive du temps pourrait se faire pendant le week-end, à confirmer par la prévision du 27 novembre.
Depuis le début du mois le vent souffle vigoureusement sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche, ce n’est sûrement pas fini et ça commence ! Sur les 20 premiers jours
du mois, la rafale maximale quotidienne a dépassé 6 jours 100 km/h à Ouessant, 11 90 km/h et 13 jours 80 km/h. Nous sommes certes loin des excès des mois de
janvier et février 1990 où le vent avait dépassé 150 km /h plus de 15 jours, sur un lieu très exposé aux vents océaniques à la pointe de la Bretagne. Cette persistance quotidienne à des
niveaux proches de la tempête a connu trois paroxysmes depuis le début du mois.
--- Lors des 4 premiers jours, l’arrivée des premières perturbations de nord-ouest a accompagné les premières rafales de 100 km/h le 2 et le 4.
--- La descente de nord provoque une première tempête le 7 et le 8 avec des pointes à 115 km/h d’origine septentrionale.
--- Enfin la tempête médiatique des 13 et 14 a maintenu le vent deux jours consécutifs au dessus de 110 km/h avec une direction de sud-ouest dominante.
Les premières rafales supérieures à 100 km/h commencent à affecter la Pointe du Raz et l’Ile d’Ouessant à partir du 13 novembre à 16 heures. Cette tempête va ensuite glisser le
long des côtes de la Manche, d’ouest en est. Le littoral français en commençant par la Bretagne est affecté simultanément avec celui du Royaume Uni, à partir de la Cornouaille, un peu plus tard à
partir de 20h à Plymouth. Pendant la soirée du 13, seule la pointe du Finistère est concernée. Après avoir hésité entre la Côte Atlantique et la Manche au changement de jour,
avec des rafales à plus de 100 km/h à Belle Ile, Saint Sauveur ou Chemoulin, la tempête décide de continuer en Manche avec le Cotentin, puis après la mi journée, les côtes du pays de Caux avec la
pointe de la Hève, et enfin celles du Boulonnais jusqu’en soirée. Du côté britannique, la tempête suit un cheminement semblable de la Cornouaille aux côtes du Kent.
Cette tempête est exclusivement littorale et réserve ses rafales les plus violentes aux caps et pointes les plus exposées. Dès que l’on pénètre à l’intérieur des terres, les vitesses baissent
sensiblement et tombent nettement en dessous de 80 km/h dans les régions de plaine. Le bassin de Rennes, l’agglomération parisienne ont bien senti un zéphyr soutenu sans atteindre le stade de la
tempête. Seules quelques crêtes montagneuses exposées ont connu quelques rafales de l’ordre de 100 km /h, le sommet du Mont Aigoual, les hauteurs de la Dôle sur le Jura, quelques stations
d’altitude des Alpes. Sur les reliefs du Velay et du Vivarais, cette tempête s’est transformée dans la nuit en un petit coup de vent de sud, suffisant pour se faire remarquer, mais incapable
d’effectuer des dégâts.
Cette petite tempête est le résultat de la confrontation entre des systèmes dépressionnaires qui accompagnent la descente de l’air froid en provenance des régions polaires et les hautes pressions
qui restent tenaces en Méditerranée et empêchent l’air froid de descendre plus bas en latitude. Quand la dépression s’approche, cette résistance des hautes pressions contribue à provoquer un fort
gradient ou différence de pression entre deux régions, ce qui accélère d’autant la vitesse des flux atmosphériques. Les dépressions sont mêmes parfois contraintes de modifier leur trajectoire.
Par exemple, le 13 novembre à midi, le centre de la dépression qui progresse selon une trajectoire en provenance du nord ouest se situe au large de la Bretagne avec une pression de 980 hpa.
L’anticyclone est alors situé au loin, au sud d’une ligne Lisbonne, Madrid, Lyon.
Le lendemain, la dépression s’est installée sur le sud de l’Angleterre, elle a donc dévié de sa direction initiale, alors que la limite des hautes pressions n’a quasiment pas bougé. La distance
entre les deux centres d’actions a diminué d’un tiers environ, cette augmentation du gradient de pression a accéléré d’autant la vitesse des flux atmosphériques.
Il suffit d’observer la carte météorologique du 14 à midi pour constater que c’est juste au sud du centre de la dépression que les lignes d’égales pressions sont les plus rapprochées, de plus
elles suivent l’orientation des côtes de la Manche à partir du moment où la dépression a été dérouté de sa trajectoire initiale. Ceci explique que les régions littorales et surtout le centre de
cette mer aient connu les vitesses maximales.
Un autre phénomène a accentué le caractère littoral de cette tempête. La vitesse des vents est toujours supérieure d’environ 1/3 sur une surface maritime que sur un continent où la rugosité du
relief et de la végétation contribue à diminuer les rafales. La conjonction de ce facteur avec le précédent explique que le phénomène n’ait quasiment pas pénétré à l’intérieur des terres.
Par contre en altitude, au niveau de la surface des 500 hpa, cet affrontement entre l’air froid de la dépression et celui des anticyclones est surmonté par un courant très
rapide, le jet stream. Celui-ci, dégagé des contraintes géographiques du sol, est descendu plus bas vers le sud et sa vitesse maximale, 85 nœuds, environ 150 km/h, s’étire sur une ligne à plus de
5500 mètres d’altitude de la Galice au Bordelais et à l’est de la France. Les reliefs isolés ou exposés situés au dessus de 1500 mètres comme L’Aigoual, le Jura , ou les Alpes du Nord ont senti
les débuts de son influence et de façon ponctuelle ont connu des vitesses de vent aussi importantes que celles qui régnaient sur les côtes de la Manche.
Il ne faut pas s’étonner de cette apparition des premières tempêtes hivernales au mois de Novembre. Celle de la semaine dernière est d’ailleurs très modeste par rapport à ses illustres
devancières susceptibles d’atteindre plus de 200 km/h comme le 16 octobre 1987. Selon mes informations, d’autres risquent de suivre bientôt jusqu’à ce qu’elles aient fait sauter la résistance de
cet anticyclone qui occupe le bassin méditerranéen. Au moment où vous m’écouterez, une autre dont il est difficile d’évaluer l’importance sera probablement en cours, (elle est déjà commencée).
Depuis l’été, je vous ai souvent entretenu des hautes pressions qui occupe la Méditerranée, elles débordent régulièrement jusqu’au sud de notre pays et sont particulièrement tenaces cette année.
L’hiver ne reviendra que lorsque le verrou de ces hautes pressions aura sauté, si non, les dépressions qui descendent des hautes latitudes vont s’épuiser à tenter de les
repousser, le vent soufflera en Manche et le beau temps continuera chez nous !
Comme la semaine dernière, il était logique d’élargir le sujet à propos du pays basque à l’ensemble climatique du nord-ouest de l’Espagne dans lequel il est inséré, cette fois il en est de même
pour tenter d’expliquer comment ces coups de vent se manifestent dans nos régions de l’est du Massif central qui sont souvent en limite entre les deux ensembles.
Il y a deux cas de figure :
-- Soit celui qui nous intéresse aujourd’hui des 13 et 14 novembre, les flux arrivent plutôt du sud ouest, ils sont alors déviés par les axes des reliefs méridiens, des Alpes mais aussi des
couloirs du Rhône et de la Loire. Ces tempêtes océaniques se transforment en un vent de sud qui balaie les plateaux et redescend dans les dépressions qui suivent la Loire et l’Allier. Ces
déviations peuvent parfois donner des rafales violentes, car la canalisation des flux atmosphériques contribue à les accélérer
-- Soit dans les tempêtes de plein ouest, la bordure nord du Massif central, le Bourbonnais, le Roannais sont encore touchés, mais plus au sud, dès que l’on rentre dans l’intérieur des reliefs,
la vitesse du vent s’écroule et comme en 1999, ces régions sont au moins partiellement à l’abri des grandes tempêtes océaniques. La ligne au sud de laquelle les vents d’ouest sont inexistants en
Forez dans les dépressions s’étire de Boën sur Lignon à Feurs
Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie, le texte étant repris sur le portail Internet zoom42.fr et mon blog :
http://gesta.over-blog.com.
Nos départements restent en bordure méridionale des perturbations océaniques qui circulent au niveau de la Manche. Ces dernières ne
peuvent descendre plus bas en raison de la présence d’anticyclones sur le bassin méditerranéen.
Le temps reste globalement très clément pour la saison avec une légère dégradation au fil des journées
Les tempêtes et coups de vent qui affectent les côtes de l’Atlantique et de la Manche nous intéressent peu , sauf dans le cas où
déviés par les reliefs , ils donnent naissance à des flux de sud qui balayent les plateaux, en particulier ceuxde la Haute Loire.
Les précipitations tardent à arriver, elles affectent les montagnes, surtout celles sensibles aux courants océaniques, reliefs
volcaniques auvergnats, Axe du haut Forez aux monts de la Madeleine et monts du Beaujolais.
Les températures restent douces pour la saison, car nous sommes le plus souvent dans le
secteur chaud des perturbations. Il s’ajoute la possibilité de petits coups de chaleur dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier , (bassin du Puy, Plaine du Forez, Limagnes
intérieures) très ensoleillées lors des flux de sud.
Vendredi :
Beau temps sans précipitation
Les températures sont très élevées en particulier dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier.
Le vent de sud balaie les plateaux , il apportent quelques nuages remontant de Méditerranée sur le sud-est de la Haute Loire.
Samedi
La petite tempête en Atlantique et en Manche provoque un renforcement du flux de sud sur les plateaux. Quelques rafales peuvent être dangereuses sur les hauteurs de la Haute Loire.
Une perturbation approche, l’arrivée des nuages est visible par le nord-ouest mais aussi par les Cévennes. Les pluies attendent la
nuit suivante pour se déclencher
Les températures restent élevées, en particulier dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier
Dimanche
Les précipitations concernent les montagnes, surtout les reliefs exposés déjà cités. Les dépressions internes du Massif central sont
relativement à l’abri. Le ressenti de ces pluies sera atténué par une accalmie dans la journée entre le
passage essentiellement nocturne de deux perturbations, la première pendant la nuit de samedi à Dimanche et la seconde dans celle qui suit.
Les températures maximales commencent à baisser.
Lundi :
Les passages perturbés s’attardent sur nos départements et après les dernières gouttes, les nuages persistent sur les versants
septentrionaux de nos reliefs.
Le vent du nord s’installe accompagné de son acolyte le mistral en vallée du Rhône
Les températures maximales continuent une très forte baisse
La pression des perturbations devrait s’accentuer dans les jours suivants et provoquer le retour d’un temps de saison plus
agité ! à confirmer par la prévision de lundi 23 novembre
Notre région reste en limite méridionale des perturbations océaniques qui balayent la moitié nord de la France.
Au fil des jours nos départements sont de moins en moins affectées par les précipitations qu’elles apportent. Ces dernières concernent surtout les montagnes exposées, les reliefs volcaniques
auvergnats, Cantal, Dore et Dômes, les plateaux des Combrailles, L’axe du haut Forez aux monts de la Madeleine et enfin les monts du Beaujolais.
Les plaines et dépressions qui longent la Loire et l’Allier sont en position d’abri, peu de pluie et plus le soleil.
Les vents violents qui continuent de balayer les côtes de l’Atlantique et de la Manche nous concernent peu. Par contre ils déclenchent indirectement des flux de sud déviés et canalisés par les
axes du relief. Ils sont susceptibles souffler fortement sur les plateaux avant l’arrivée des perturbations.
Les températures restent globalement douces. Les températures minimales baissent au fil des jours. De petits coups de chaleur sont possibles dans l’après-midi dans les bassins et plaines qui
longent la Loire et l’Allier à l’intérieur du Massif central
Lundi :
Le nouveau passage perturbé effleure la bordure nord de nos départements. Quelques gouttes sont possibles sur les massifs exposés déjà cités ci-dessus en particulier les Combrailles
Les températures restent douces, surtout les minimales matinales, en particulier dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier dans un léger flux de sud
Mardi :
Entre deux perturbations, les pluies épargnent nos départements.
Le flux de sud se réveille, il balaie les plateaux et provoque un petit coup de chaleur dans les plaines et dépressions qui longent la Loire et l’Allier.
D’un point de vue général, les températures minimales amorcent la baisse et les maximales continuent leur hausse.
Mercredi :
La nouvelle perturbation ne parait susceptible d’apporter des pluies que sur les monts sensibles aux influences océaniques déjà cités, en particulier les monts volcaniques auvergnats.
Le temps sera assez clément dans les plaines et dépressions à l’intérieur du massif
Les températures amorcent une baisse généralisée
Jeudi :
L’anticyclone semble repousser vers le nord les perturbations océaniques, donc pas de pluies en vue
Le matin de petites gelées sont possibles sur les plateaux de moyenne altitude et leurs cuvettes, des brouillards se tapissent dans les dépressions de la Loire et de l’Allier.
Les températures remontent dans l’après midi avec plus de soleil.
La période océanique que nous subissons depuis le début du mois pourrait être terminée, à confirmer dans la prochaine prévision.
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Le journal du climat et de la géographie libre. Actualité climatique
Climat et société, impact du climat sur les activités humaines
Interprétation d'extraits d'opérette ou de chansons anciennes avec commentaire historique
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Agrégé, docteur d'état de géographie,
conseiller scientifique en climatologie et hydrologie, intervient avec des chroniques, articles et ouvrages dans les domaines de la climatologie, de l'hydrologie, de la géographie, de l'histoire
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