Géographie

Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /2009 20:39

Le bilan de l’eau

Situation fin avril 2009

Gérard Staron

http://Gesta.over-blog.com

 

 

Cet article va paraitre dans le prochain numéro "Au fil du temps" de l'association
N°50
Pour fêter cette demi centaine, ce prochain numéro sera probablement exceptionnellement téléchargeable gratuitement sur le site de l'association
 ( à paraitre 4 juin)

La pluviométrie globalement abondante du mois avril détermine une situation favorable du bilan de l’eau sur une grande partie de nos départements en dégageant pour la plupart des postes un excédent pluviométrique (Précipitations supérieures à l’évapotranspiration potentielle E.T.P.).

En montagne, ce surplus hydrique est continu depuis le début de l’automne (N°49 Au fil du temps ). Avril confirme l’excellente reconstitution de la ressource en eau pendant l’ensemble de la saison froide. Le poste de Montmelas qui entre dans cette catégorie a été réintroduit après publication de sa pluviométrie de mars.

 

station

excédent avril

cumul (saison froide)

Tarentaise

70,9

752,4

Noirétable

36,2

578,1

Violay (Gab)

25

530,3

Montchal

7,9

440,9

Montmelas

26,9

427,5

Bard

19,6

423,6

 

Sur l’agglomération stéphanoise, le val de Saône et l’ouest lyonnais, l’excédent d’avril équilibre dans des proportions souvent identiques le déficit de mars lié à sa faible pluviométrie. Seul mon poste de Saint Etienne dégage une différence substantielle. Le sol est resté saturé, bon pour l’agriculture et les jardins, mais le surplus disponible pour les nappes ou l’écoulement des rivières a été presque inexistant.

Par contre, l’est de l’agglomération lyonnaise jusqu’alors bien pourvue et la partie la plus sèche de la plaine du Forez commencent le déficit pluviométrique de saison chaude.

 

Excédents et déficits (-) pluviométriques en mars et avril[1]

station

 mars

avril

cumul

Andrézieux

-14,2

19,2

 

Villefranche

-11,4

10,1

 

Leigneux

-10,6

-12,1

-22,7

Anse

-9,8

10

 

Pierre Bénite

-5,5

-17,2

-22,7

Ecully

-4

2,5

 

Saint Etienne

-3,5

30,1

 

Corbas

 

-18,8

 

Bron

 

-21,2

 

 

 

 

 

 



[1] La colonne cumul n’a une signification que si les deux mois sont déficitaires. Dans les autres cas, les mécanismes de ponction et de reconstitution de la réserve du sol compliquent un calcul qui ne saurait se limiter à une simple opération mathématique. La colonne mars n’est pas renseignée pour Corbas et Bron car ce mois terminait la longue période d’excédent de saison froide (bulletin N° 49)

Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 22:04


Chronique N°728

 Congères, glaciers et neiges éternelles sur le Massif central

    Cette semaine, les questions posées par Olivier que je remercie,  dans un commentaire parvenu sur mon blog,  après un article sur la fin de l’enneigement sur le Massif du Mézenc est à l’origine de cette chronique.


   Mon interlocuteur m’a signalé que des masses neigeuses atteignant parfois 2 mètres subsistaient encore sur le Massif du Mézenc. Cette observation m’incite à distinguer deux notions très différentes.


    
L’enneigement doit recouvrir au minimum la moitié du sol et il semble s’être terminé le samedi 16 mai sur le Mézenc après 176 jours de présence continue depuis le 22 novembre ce qui pourrait constituer un record absolu de durée, puisque pour les sondages de neige autrefois pratiqués à la ferme du Mézenc à 1535 mètres, la plus longue durée ne dépassait pas 170 jours en 1964-65. Ces mesures ont toutefois été effectuées pendant seulement une quinzaine d’années. Elles sont stoppées depuis les années soixante dix. Leur caractère hebdomadaire limite leur précision pour établir une durée en jour de l’enneigement.

   Ce qui résiste actuellement d’un hiver exceptionnel, semble correspondre à des congères sur un massif particulièrement exposé au remaniement du manteau nival par le vent en raison de la situation géographique. Ces reliefs des Boutières et du Mézenc accumulent plusieurs facteurs qui stimulent la formation de congères, mis en évidence dans ma thèse « L’hiver dans le massif central » par le biais d’un « indice d’importance des congères ». Cette montagne est balayée par des vents exacerbés et canalisés entre les couloirs méridiens de la Loire et du Rhône. Le relief de plateaux stimule l’impact du vent sur le paysage et lui permet de modeler la topographie du manteau blanc en hiver. Enfin la neige peut arriver massivement par les grosses chutes méditerranéennes et ensuite être remaniée alternativement par les vents de nord et de sud qui alternent régulièrement avec force. Les grands hivers ajoutent toujours leur lot de voyageurs, parfois même d’habitants, perdus et piégés dans ce paysage qu’ils ne reconnaissent plus et qui laissent la vie dans la neige parfois très près des habitations. Autrefois c’était l’histoire de la fameuse auberge de Peyrebeille, cette année, il s’agit de la disparition dramatique de Tarentaise. Au printemps, ces congères sont les derniers témoins de l’action du vent et de la neige à disparaître, mais on ne peut plus considérer qu’il s’agit d’un véritable manteau neigeux. Les très fortes chutes de neige lourdes tombées à la mi décembre, puis les renforts tombés en février ont eu tout le temps de voir leur matériaux banc remaniés par le vent lors d’un hiver où les souffles violents de nord comme de sud n’ont pas manqué.

Olivier m’interroge sur la possibilité de neiges éternelles et de glaciers dans le passé ?

Sur les reliefs du massif central on a pu observer dans les années soixante des plaques neigeuses qui résistent jusqu’au début de l’été, ou des chutes qui ne tiennent que quelques heures en Juillet. J’ai souvenir d’avoir vu des lignes blanches sur le sommet du Sancy au début juillet dans mon enfance. Des chutes de neige ont été observées à la ferme du Mézenc au cours du mois de juillet : le 18 juillet 1966 et le 15 juillet 1971. En aucun cas ceci ne peut être considéré comme des neiges éternelles. Sur le Massif central les observations connues des époques aux hivers renommées plus rudes que les actuels, n’attestent pas une durée du manteau nival  supérieure à 170 ou 180 jours dans le cas des années les plus extrêmes.

Ceci ne veut pas dire qu’il n’y ait pas eu des neiges éternelles à l’époque des glaciations du Riss et surtout du Wurm, dont les traces ont été analysées par plusieurs auteurs, Bernard Etlicher sur les massifs du Forez, du Pilat et du Vivarais, Bernard  Valadas pour l’ensemble des Hautes terres du Massif central, Yvette Veyret pour les formes glaciaires et Max Derruau à une période plus ancienne.

En fonction des traces laissées sur les reliefs, Il semblerait, selon les conclusions de Bernard Etlicher, que  l’altitude des neiges éternelles seraient descendue au plus bas à 1300 mètres dans les monts du Forez, et à 1350 mètres dans le Pilat. L’altitude de l’isotherme 0° du mois de Juillet  se serait situé aux alentours  de 1300 mètres d’altitude sur le massif du Pilat, ce qui correspondrait à des températures inférieures de l’ordre de 13° aux moyennes actuelles à l’époque du maximum des glaciations. Le mois de juillet présente aujourd’hui des moyennes de l’ordre de 18 à 19 ° à Saint Etienne. Il n’aurait pas fait plus de 5 à 6° à l’époque du Wurm.

Les glaciers ont existé sur les principaux hauts reliefs du Massif central. La présence de vallées glaciaires est attestée sur les deux principaux massifs volcaniques qui dépassent  aujourd’hui 1800 mètres, soit le Sancy et le Cantal. Les hautes vallées de l’Allagnon  descendant du massif du Cantal ou celle de la Dordogne en provenance du Sancy  présentent une forme en auge typique des sillons laissés par les anciens écoulements glaciaires. Il s’agit de vallées aux versants concaves très raides et au fond plat.

   Sur le haut Forez, les anciens  glaciers sont déjà plus limités en longueur et en nombre et leurs traces ont été découvertes plus récemment. Ils sont situés sur le haut de la retombée forézienne entre le col des Supeyres et celui du Beal avec une plus grande extension au niveau de Pierre sur Haute . Sur le haut du versant Rhodanien du Mézenc, un seul glacier est signalé  en direction de la retombée orientale. Les anciennes vallées glaciaires sont beaucoup plus discrètes.

   Les altitudes limitées ainsi que la position méridionale de la partie orientale du Massif central expliquent que la plupart des formes laissées par les périodes glaciaires sont limitées aux hautes altitudes . Elles se bornent à des cirques incapables de développer des langues glaciaires vers l’aval, à des névés, ou à de simples niches de nivation dont la taille est encore plus réduite. Seules les parties les plus élevées sont concernées au dessus de 1100 à 1200 mètres. Il s’agit d’amphithéâtres circulaires aux versant particulièrement raides à l’amont, descendant vers des zones marécageuses au centre d’une dépression, avec souvent une tourbière. Après une légère contrepente à l’aval de l’ensemble, une vallée classique s’encaisse ensuite et sort alors du secteur géographique concerné par les formes glaciaires.

Comme vous pouvez le constater la plus grande partie de ces formes glaciaires ou nivales sont situées sur les faces orientales des différents massifs. Cette dernière situation concerne plus de 2/3 des cas avec une légère différence qui tient à la direction des vents. Sur le Haut forez il s’agit plus des versants est et nord-est alors que  sur les massifs orientaux des Cévennes au Pilat il s’agit plus du sud-est comme les quelques cirques et formes nivales situées sur le haut du versant oriental, du Crêt de l’Oeillon à la Croix de Chaussitre sur le Pilat. Sur le flanc du Pyfara au Grand Felletin, ils dominent le haut de la vallée de la Vocance, sur celui du Mézenc au Gerbier de Jonc, ils affectent le début du versant rhodanien.

L’explication est simple. La neige déposée sur les sommets par les perturbations est remaniée par les vents qui balayent les plateaux et elle s’accumule sur l’autre versant. Ces vents dominants ne sont pas toujours les mêmes.  D’ouest sur le haut Forez,  on retrouve les formes glaciaires au début du versant forézien. Plutôt de nord-ouest du Mézenc au Pilat, on rencontre anciens névés et niches de nivation sur le versant rhodanien.

   Toutefois la plus grande partie des formes laissées par les périodes froides sur le Massif central ne sont pas de type glaciaire mais périglaciaire. Elles résultent de l’action du froid sur les roches à une époque particulièrement marquée par le gel et l’alternance gel dégel. C’est ainsi que se sont créés des chaos de blocs qui constituent les fameux chirats sur les gneiss du Pilat, de véritables cascades de roches, mais aussi les  éboulis dans la phonolithe des sommets du Lisieux, du Meygal et du Mézenc. Ces coulées de roches, héritées  de la dernière période glaciaire, le Wurm, sont maintenant de plus en plus colonisées et masquées par une végétation naine puis par les tentatives des services forestiers pour les conquérir.


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes ou le site de Radio Espérance 13h15, le texte étant repris sur zoom42.fr et ce. blog.

Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : La Loire comme trait d'union
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 23:21


Qu'avons nous fait pour que le ciel nous pointe ainsi , Claude pour capter l'image, moi pour tenter d'expliquer cette facétie ?



En réalité, le front chaud  peu actif du début de la perturbation se moule sur la courbure de l'anticyclone centré sur le Danemark  et donne cet arc pointé sur le Forez et le Livradois, une affaire de parc.



La masse nuageuse de la Galice à l'Ecosse sera plus sérieuse pour nous gâcher le week-end avec ses pluies qui deviendront très abondantes  quand elles se seront chargées en humidité sur la Méditerranée et qu'elles seront bloquées par l'anticyclone du nord de l'Europe qui ne lâchera pas prise facilement.



Cette image présente aussi d'autres zones d'intérêts:
-- la couverture végétale et l'état hydrique du sol avec les nuances du vert foncé des forêts des Landes et de la Sologne au brun du Sahara
--les restes de neige  du Mézenc , de la Margeride et de l'Aubrac. Attention, sur les Alpes une petite goutte froide maintenait des nuages
--les restes de la précédente zone pluvieuse  de l'Italie  à la Grèce.

Cette image est-elle prémonitoire, car le temps risque de placer notre pays dans le collimateur de la pluie pendant le week-end !

Gérard Staron

Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 21:06

 
La Loire, le drame d’un fleuve qui n’a pas su fédérer son espace.

   J’habite le département de la Loire, je vis souvent dans la Haute Loire, mon premier ouvrage « Les crues de la Loire supérieure » me rattachent au fleuve, je collabore régulièrement à une revue « La Loire et ses terroirs » avec un article dans le dernier numéro sorti à la fin de la semaine dernière sur l’enneigement exceptionnel de ce dernier hiver. Depuis quelques années les nouveaux liens de famille m’ont amené à connaître la Loire angevine et son affluent la Mayenne. Pourtant derrière ces  « Loires », je constate jour après jour, une équivoque, chacun voyant derrière ce mot sa propre signification, son département, son fleuve, sans se douter qu’une autre délimitation géographique existe, mais le divorce va plus loin entre les départements de l’amont et les pays du val, de l’aval ou de Laval quand on me répond que l’on ne connaît pas l’autre ou qu’il n’est pas de « la Loire ». Combien de fois mes interlocuteurs ont été surpris quand j’ai parlé du magazine « La Loire et ses terroirs » dont le titre déroute dans le département ? Combien de fois m’a-t-on dit que l’Anjou, le Maine, la Mayenne, «  ce n’est pas la Loire » ce sont pourtant des « Pays de la Loire ». Les mêmes mots n’ont pas toujours la même signification, je m’en suis rendu compte à propos du récent site de boutique en ligne sur Internet de mes enfants http://www.nature-et-traditions.com. Peu oseraient en amont du fleuve utiliser ces mots de nature et traditions dans la même signification de patrimoine aux multiples formes de l’aval, beaucoup plus marqué par l’histoire.

Seule l’eau s’écoule de l’un à l’autre bout de ces espaces, pas toujours en harmonie.

En amont, la Loire provoque les multiples polémiques à propos des barrages, que ce soit la centrale de Montpezat, Grangent, ou Villerest. En aval, le fleuve est beaucoup plus vu comme un atout autour de la notion de sauvegarde d’un milieu naturel ou d’activités traditionnelles.

Le cas du barrage de Villerest est très net. Il a protégé les régions de l’aval de crues beaucoup plus importantes en décembre 2003 et en novembre 2008 en abaissant le débit maximum d’environ un millier de mètres cubes dans les deux cas. En raison de sa position géographique, il est inopérant pour protéger les régions en amont de Roanne et les aspects négatifs de sa présence sont souvent mis en avant dans ces régions.

 L’évolution régionale récente a totalement séparé deux espaces. Le temps où le charbon du bassin de Saint Etienne descendait le fleuve sur des barques à fond plat à partir de Saint Rambert pour ensuite continuer sa route vers Paris à partir de l’Orléanais, celui de la ligne de chemin de fer du Bourbonnais, sont bien révolus aujourd’hui. On a peu à peu assisté à la mise en place sur la Loire d’un espace tronçonné.

Le fleuve n’a pas réussi à devenir un axe de transport comme la plupart de ses homologues européens, comme le Rhin, et même français comme la Seine ou le Rhône.

C’est peut être lié à la faiblesse de la batellerie en France. Ce pays a toujours préféré d’autres moyens de communication. Pourtant même à l’échelle de la France, notre fleuve est condamné à rester un nain, limité à la navigation de petits rafiots historiques. Autrefois avec le canal latéral à la Loire, la navigation remontait de l’embouchure jusqu’à Roanne. Aujourd’hui c’est impossible en raison de l’interruption au niveau du pont de Tours et l’on est réduit à rechercher les traces anciennes de canaux en grande partie déclassés.

Le régime hydraulique a toujours rendu difficile la navigation sur la Loire. L’alternance de très fortes crues et d’étiages prononcés avec un écoulement par « pulsations brutales » comme je l’avais nommé autrefois, a toujours été un handicap important. Sous prétexte de garder « vivant » le fleuve, on a réduit la navigation à une recherche archéologique, drôle de façon d’enterrer la vie.

La capitale de la France a failli se déplacer le long de la Loire à l’époque des Valois qui appréciaient la douceur de son climat et qui ont construit les célèbres résidences royales d’Amboise, de Blois, de Chambord, etc. Mais la nature itinérante de la Cour d’alors qui se déplaçait d’un château à l’autre, n’a pas permis d’ancrer cette fonction dans le Val. Paris a repris très vite avec les Bourbons le rôle de capitale que lui avaient donné les Capétiens.

La capitale industrielle de la France a aussi été près de la Loire. Saint-Etienne triomphante de la moitié du XIX ème siècle, premier bassin houiller, capitale du ruban, de l’arme, puis du cycle, de la quincaillerie, jouait à l’époque la carte du fleuve avec la première voie ferrée en direction d’Andrézieux, mais ce temps est aujourd’hui bien révolu. Alors que l’axe fluvial est une tentation géographique naturelle mal aménagée pour développer les communications vers le nord, Saint Etienne enferme depuis 30 ans ses moyens de transports vers le Rhône dans la vallée du Gier aussi étroite que peu pratique, bloquée chaque fois qu’une inondation, un glissement de terrain, un accident, une grève, un bouchon ou une manifestation coupent l’autoroute ou la voie ferrée. La ville a probablement perdu son lustre parce qu’elle s’est détournée volontairement ou forcée du fleuve.

Aujourd’hui l’espace ligérien dépend de villes qui lui sont étrangères et qui drainent les activités en dehors de son bassin versant.

Paris utilise les différentes branches du fleuve de part et d’autre d’Orléans et des principaux affluents pour émettre, comme des tentacules, ses voies de communication en direction du Val, vers Tours et Angers, en direction de l’Auvergne par les axes du Cher ou de l’Allier, ou en remontant le long du cours amont du fleuve.

Lyon étend son influence par des communications transversales, par Saint Etienne, par Roanne. La construction de l’A89, utile par ailleurs, fera communiquer directement la plaine du Forez et l’agglomération lyonnaise et ne peut qu’accentuer l’emprise rhodanienne sur les pays ligériens

Même Dijon et sa Bourgogne débordent modestement sur la Loire par le biais de la Saône et Loire et de la Nièvre

 Nantes pourrait fédérer par son rôle de port l’ensemble du bassin versant. La ville a l’intention de renier les « Pays de la Loire » pour se rattacher à son influence historique d’ancienne capitale des Ducs de Bretagne. La création des nouvelles plaques d’immatriculation a crée une nouvelle polémique, certains demandant que le 44 de la Loire Atlantique soit associé au blason de la Bretagne !

Seule l’idée d’un TGV descendant de Paris vers le Berry ou le Bourbonnais avec un embranchement vers Clermont, un autre vers Roanne et un troisième vers Limoges, serait peut être une véritable idée ligérienne sans vraiment suivre le fleuve : la possibilité de raccrocher l’amont et l’aval de la Loire qui se tournent le dos.

Cette situation n’est pas sans problème pour la gestion hydrologique du fleuve. Le SPC Loire/Cher/Indre service de prévision des crue est le plus vaste de France et gère le fleuve de la source à la confluence avec l’Indre, à partir d’Orléans, alors que les inondations concernent presque toutes le débordement de pluies méditerranéennes par-dessus les hauteurs de l’est du Massif central sur l’amont. La fermeture programmée des centres départementaux de la météorologie de Bouthéon comme du Puy-Loudes risque de transformer l’amont de la Loire, celui du débordement de ces grosses pluies, en un désert météorologique officiel.   

Aujourd’hui la Loire, s’est changée en plusieurs espaces dépendants de l’extérieur qui se tournent le dos historiquement, géographiquement et même culturellement et qui se disputent le même mot : un drame. Le fleuve a-t-il vocation à n’être que le témoin d’un patrimoine historique, « une nature qui a des traditions » ou à servir de prête-nom à un ou des départements de l’amont ?


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance 13 h 15, le texte de cette chronique étant repris sur zoom42.fr et ce blog..

Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 20:13

Chronique climatologie N°719


A la fin de la première quinzaine du mois de mars, les dernières facéties de l’hiver affectent souvent la course Paris-Nice, l’épreuve du calendrier cycliste la plus maltraitée par les conditions climatiques, car c’est la première à sortir des régions littorales surtout de la « Grande Bleue ».

Dans le passé, en 2004 et 2005 pour les dernières fois, la neige a très souvent perturbé la course avec des étapes annulées ou raccourcies. Le vent a souvent imprimé sa marque sur l’épreuve, parfois même en décidant du vainqueur. L’an dernier lors de la première étape, la tempête du 10 mars avec des vitesses supérieures à 80 km/h en rafales avait même obligé à raccourcir la première étape qui aurait dû partir d’Amilly dans la banlieue de Montargis.

Cette année, le vent a joué son rôle par un phénomène que les cyclistes connaissent bien : la formation de bordures.  Quand Eole vient de côté ou de ¾ arrière, pour se protéger, le peloton met en place des éventails, qui permettent aux coureurs de la première rangée de s’abriter du vent derrière celui qui mène. Ceux qui ne réussissent pas à s’imposer dans une position favorable, forment à la fin du peloton, une file indienne que l’on nomme la ficelle. Non protégés des rafales de vent, ils dépensent une énergie beaucoup plus importante pour garder le contact avec le groupe et inéluctablement ils lâchent prise, sont rejetés à l’arrière  et, à l’arrivée les coureurs piégés, comptent de nombreuses minutes de retard qui leur fait perdre toutes chances dans les épreuves par étapes.

Cette année, le millésime qui se termine demain, a rencontré plusieurs jours des conditions éoliennes susceptibles de mettre en place cette sélection implacable dans une course cyclistes et pourtant seulement une seule fois, l’épreuve a été très profondément chamboulée.

Lundi dans le Berry, en direction de la Chapelle-Saint-Ursin, des éventails se mettent en place à plusieurs reprises dans le vent, des cassures interviennent dans le peloton, mais à l’exception d’un petit groupe dans lequel Moncoutié se trouve piégé, la plupart des concurrents rallient l’arrivée dans le même temps.

Mardi, en direction de Vichy, l’équipe Rabobank lance un coup de bordure sur les plateaux des Combrailles, peu après le col de la Bosse, le peloton explose, les coureurs de la ficelle lâchent prise les uns après les autres. Le leader de l’épreuve Contador est piégé à l’arrière, Un groupe de 7, le premier éventail, se dispute la victoire ce qui profite à Sylvain Chavanel.

Jeudi, le vent, plus précisément un  mistral faiblissant, souffle dans le sillon rhodanien, lors de l’étape entre Annonay et Vallon-Pont-d’Arc. A 30 kms de l’arrivée, des éventails se mettent en place avant Saint Rimeize, mais les groupes légèrement attardés rentrent dans le peloton.

Lors des trois journées, la vitesse du vent est assez semblable aux stations météorologiques proches de la course vers 15 et 16 heures au moment où cette dernière passe. Lundi, Bourges et Avord mesurent des rafales entre 44 et 47 km/h près de l’arrivée à La Chapelle-Saint-Ursin. Mardi, les valeurs sont du même ordre, un peu supérieures à Chateauroux 52 km/h, seulement 39 km/h à la station de Vichy-Charmeil proche de l’arrivée. Le Mistral  finissant de jeudi atteint 44 km/h à Montélimar. Ce seuil de 40 à 50 km/h en rafales est effectivement celui à partir duquel le vent a un impact sur la course comme nous l’avons établi dans notre dernier ouvrage[1]. Pour un climatologue, il s’agit de vitesses modérées, le vent fort ne commence qu’au dessus de 16m/s soit 52 km/h, mais pour un cycliste, il en est autrement. « Un vélo n’est qu’une voile » me dit souvent Jean-Paul Bourgier, d’autres ajoutent  « le vent même faible est toujours gênant car le vélo qui fend l’air provoque l’impression qu’il vient toujours de face ».

Pourquoi des conditions identiques, qui ont provoqué 3 jours différents des bordures, ont-elles donné des résultats différents, en bouleversant totalement  le classement de Paris-Nice en direction de Vichy , et avec un impact limité ou nul dans les deux autres étapes ?

Les raisons sont multiples :

--D’abord climatiques. Lors de l’étape de Vichy, les coureurs doivent supporter des contraintes supplémentaires. La perturbation que traverse la course ajoute du froid, entre 4° et 6°, alors que la veille le thermomètre flirte avec les 10° et que jeudi, près de la vallée du Rhône, il atteint 16,4° à Aubenas. La pluie sévit aussi avec une route mouillée et des précipitations qui peuvent être estimées à 2 mm entre 15 et 17 heures. Certains organismes supportent difficilement ces difficultés supplémentaires ce qui rend la sélection plus importante.

-- Ensuite les conditions géographiques jouent leur rôle. Pour que des bordures aient une chance de provoquer une sélection durable, il convient que l’itinéraire présente une exposition longue aux vent de côté ou de ¾ arrière sur une route dégagée, sans abri protégeant des conditions météorologiques. Ceci s’est produit sur le plateau des Combrailles en direction de Vichy.  Après le franchissement du col de la Bosse, la route suit la ligne de crête selon une orientation nord-ouest sud-est pendant quelques kilomètres avant de descendre dans les Limagnes. Le vent d’orientation ouest-sud-ouest provient effectivement de côté ou de ¾ arrière selon les tronçons du parcours. Le parcours assez tournoyant de lundi dans le Berry ne permet pas d’exposition durable au vent de côté à proximité de l’arrivée. D’Annonay à Vallon-Pont-d’Arc, le mistral, en provenance du nord, est de même sens que l’itinéraire de la course et a tendance à la pousser. Les secteurs transversaux sont trop courts pour imposer des bordures susceptibles d’atteindre l’arrivée.

-- Enfin le facteur humain intervient. Une équipe, Rabobank, décide d’utiliser volontairement mardi les conditions atmosphériques pour tirer un profit de l’opération. Même si elle a réussi à placer 3 hommes sur 7 dans le groupe de tête à l’arrivée, ce n’est pas elle qui récupère le principal bonus de l’opération puisque Chavanel gagne l’étape et le maillot jaune.

Ce n’est pas un hasard si l’équipe Rabobank est à l’origine de la sélection. Elle avait réussi encore plus brillamment l’opération en 1999 en plaçant 6 équipiers dans le groupe de tête avec son leader Boogerd pour gagner l’épreuve, en compagnie de 3 autres rescapés. Les équipes qui exploitent ce type de situation sont celles qui viennent des pays du vent et de la pluie. La Rabobank est d’origine néerlandaise. Dans le passé la CSC danoise a réalisé la même opération en 2004. La Quick Step  flamande est aussi rompue à ce type d’exercice. Ce n’est pas un hasard, si elle possédait 2 coureurs dans le groupe de tête mardi, un belge en plus de Chavanel. Ces pays bordiers de la mer du Nord connaissent de nombreuses tempêtes océaniques et les coureurs de leurs équipes, même d’autres nationalités, se livrent régulièrement à ces parties de manivelles dans le vent.

Les étapes de Paris-Nice donnent souvent lieu à des phénomènes de bordures qui ont provoqué des victimes célèbres promises à des victoires qui se sont refusées à elles : en 1971 Raymond Poulidor, en 2004 Vinokourov, en 2008 Cadel Evans, mais aussi en 1960, 1965 et 1999. Parfois, les mêmes années, comme en 2004, elles se produisent conjointement dans le centre du Bassin parisien ou les plateaux du nord du Massif central et dans la vallée du Rhône. En effet la plupart des perturbations quelque soit leurs trajectoires, ouest, nord-ouest, ou nord, donnent du vent dans la moitié septentrionale du pays. Ensuite l’air descend vers la Méditerranée. Il s’accélère après avoir franchi les hauteurs du Massif central. La grande bleue l’attire. Les reliefs comme le sillon du Rhône le canalisent. Ainsi il est normal de trouver un mistral, souvent finissant dans la vallée du Rhône, un ou deux jours après avoir connu le flux de la perturbation d’origine dans le Bassin parisien.

Le vent et le cyclisme, un sujet inépuisable !


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes ou le site de Radio Espérance 13 H 15, le texte étant repris sur le portail internet zoom42.fr et ce  blog.



[1] Jean-Paul Bourgier, Gérard Staron « Conditions climatiques et compétitions cyclistes » 2007 L’Harmattan

Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Auvergne etc
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 09:20
Sur
---La Corse,
---La Sicile,
---Le sud de la botte Italienne
---Les Balkans du Péloponèse à la Slovénie
Vous observez un versant occidental ennuagé quand l'autre est dégagé.

L'air froid qui vient de France a atteint la Grande Bleue. Il se recharge en humidité et vient la déposer sur les reliefs face à l'ouest contre lesquels il s'élève. En redescendant sur l'autre versant il s'assèche.

Quand cette particularité se retrouve pendant la plus grande partie de la saison humide des pays méditerranéens , l'hiver, cette opposition des versants arrosés à l'ouest, secs à l'est,devient un fait majeur du climat de ces pays en particulier en Grèce et en Italie du sud.
La preuve en image transmise par Claude !
Gérard Staron
Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 21:22

 

                                               Découpage régional de la France

    Il n’y a pas plus géographique que la notion de territoire et de région. Dans le concert de salive qui s’abat depuis quelques jours avec le rapport de la commission dite « Balladur », les géographes, autrefois si prolixes d’ouvrages sur la question régionale, sont pour l’instant muets, quand surabondent les commentaires. Même si je m’éloigne de la climatologie, permettez au géographes, même atypique que je suis, d’émettre un avis.

L’accumulation d’entités administratives est un handicap majeur pour la France. A la commune, au canton, à l’arrondissement et au département issues de la Révolution française, il s’est ajouté les régions dans les années soixante-dix, puis la génération spontanée des communautés de communes. Je vous fais grâce d’autres entités, les régions météorologiques, les SPC de la prévision des crues et d’autres au découpage territorial discordant. Cette situation, exclusivement française, est un handicap majeur pour notre pays. Le coût  financier cumulé de chacune de ces structures n’est pas le seul problème. La pesanteur qui impose souvent l’avis et la participation de ces nombreux étages, provoque pour beaucoup de projet, à l’utilité évidente, un véritable parcours du combattant avec un blocage assuré par des entités divergentes et souvent l’adjonction d’une nouvelle structure, le recours à rallonge devant les tribunaux. Dans une période de crise actuelle, la rapidité de réaction est un élément essentiel d’efficacité, cette lourdeur est l’un des handicaps essentiels de notre pays.

Une chronique ne peut qu’évoquer une partie du millefeuille, je me limiterai aujourd’hui au sommet de l’édifice, départements et régions.

Quand l’assemblée constituante de 1790, a fait table rase des provinces, baillages, sénéchaussées d’anciens régimes, elle avait deux objectifs :

--- certes mettre en place une entité territoriale adaptée à la géographie et aux moyens de transports de l’époque puisque les services de gendarmerie devaient pouvoir aller de la préfecture, en position centrale, aux limites du département en moins de 1 jour à cheval,

--- mais il s’est ajouté une volonté bien plus politique, celle d’assurer la domination du Paris révolutionnaire sur les « Parlements » de province en nivelant l’influence des principales villes au niveau d’un département.

Dans cette dernière fonction, Paris a tellement réussi, a tant centralisé le pays autour de lui, que lorsque le regroupement en régions est apparu nécessaire après la seconde guerre mondiale, le premier ouvrage publié sur la question s’est intitulé « Paris et le désert Français ».

Pour faire face à l’évolution des transports, aux défis de l’Europe, il fallait des régions mais le découpage a été raté, alors que les départements ont gardé leur encrage populaire et restent la base d’un charcutage régional discutable, tellement critiqué par mes collègues géographes.

Qu’est-ce qu’une région ? Il y a deux façons de la concevoir :

-         - Soit il s’agit d’un espace qui correspond à une unité géographique, relief, climat, et qui a subi le même destin historique. Dans ce domaine le découpage a fait quelques aberrations notoires. Outre la division de la Normandie, l’assemblage le plus incohérent est celui de la région dite des Pays de la Loire, au passage sans la Loire et la Haute Loire, mais avec un bout de Bretagne et sa capitale historique, la Vendée, l’Anjou avec un tronçon du val de Loire, le Maine et un département indéfini la Mayenne qui correspond à l’ancienne « Marche de Bretagne » mise en place par Charlemagne pour surveiller les remuants bretons.

-         - Soit une région est un espace construit autour d’une ville, la Capitale ou métropole régionale qui attire à elle les habitants d’un espace par son dynamisme, son poids économique et démographique, l’attraction de ses services.

Là se trouve l’essentiel du problème, Paris a tellement écrasé le réseau urbain de la France depuis des siècles qu’il est difficile de trouver des métropoles qui ont une taille européenne pour rivaliser avec celles des pays voisins. Quand elles existent, elles sont souvent rejetées contre les frontières:

--Lille, très dynamique contre la frontière belge

--Strasbourg, au passé historique complexe contre le Rhin

--Lyon et Marseille avec des atouts solides

--Toulouse qui manque de villes  relais dans le sud-ouest

--Bordeaux et Nantes sur la façade atlantique, ce qui limite à 8  régions avec Paris.

La puissance parisienne a stérilisé un vaste espace central du pays où les villes n’ont pas la taille de capitales régionales avec une population ou un rôle économique parfois inférieur à Saint Etienne ou Grenoble, les relais de Lyon en Rhône Alpes.

Certaines villes sont plus dépendantes de Paris que fédératrices de leurs régions, désolé pour Amiens, Rouen, Caen, Orléans, Chalons en Champagne, faible chez elle face à Reims

L’histoire ancienne ou récente a entretenu des divisions dommageables, Rennes face à Nantes, Caen face à Rouen, Bordeaux face à Toulouse,  Dijon et Besançon. Quand on les a mis dans la même région ce fût la querelle en Lorraine entre Metz et Nancy.

D’autres représentent de petits espaces peu dynamiques comme Limoges pour le Limousin ou Clermont Ferrand pour l’Auvergne qui ont souvent déversé autrefois leur population à Paris.

Poitiers ne fédère que son Poitou dans le Bassin parisien, quand les Charentes dans le bassin Aquitain regardent vers Bordeaux : drôle d’attelage…

Le monstre parisien serait la seule capitale régionale crédible de tout cet espace central si l’on suivait les lois de la hiérarchie des villes. Il faut corriger cette anomalie française, comment ?

Les modifications annoncées me paraissent souvent judicieuses et parfois même très modérées. A partir du moment où les pays voisins n’ont pas de départements, où notre densité de population est plus faible, de grandes régions autour de vraies capitales régionales se justifient pour mettre en place de grandes métropoles capables d’équilibrer celles de nos voisins européens. Le découpage est aussi compliqué car un département entier n’est pas toujours de façon uniforme sous la dépendance d’une seule ville, par exemple la Haute Loire !

Les choix suivants seraient logiques et n’engagent que moi :

Lille face à Bruxelles et Londres devrait dynamiser un Nord renforcé par l’essentiel de la Picardie.

Strasbourg avec l’Alsace face à Stuttgart devrait constituer avec la Lorraine un Grand Est, ce qui empêcherait le tête à tête stérilisant entre Metz et Nancy

Lyon comparé à Turin et Milan au-delà des Alpes devrait donner satisfaction à la Haute Loire dont le conseil général autrefois votait son rattachement à Rhône Alpes, n’en déplaise à l’arrondissement de Brioude plus auvergnat

Marseille a vocation à fédérer une seule grande région Méditerranéenne flanquée de Nice à droite et Montpellier à gauche, sur la carte !

Les Charentes, regardent déjà vers Bordeaux et doivent logiquement regagner l’Aquitaine

Nantes a besoin d’un grand Ouest comprenant la Bretagne mais aussi ses « Marches » La Mayenne et la Vendée

Restent les regroupements historiques : La Normandie perd son pluriel pour rendre la capitale à Rouen, La Bourgogne avec la Franche Comté retrouve la splendeur de Dijon de l’époque de Charles le téméraire ou des Burgondes.

Le plus délicat est le découpage de l’espace central où les villes susceptibles de devenir de vraies capitales régionales sont encore timides ! Peut-être une association Auvergne et Limousin et une grande région « Val de Loire », Centre plus Maine et Loire, Sarthe et Vienne.

Un découpage qui en vaut bien d’autres !

La géographie surtout en France est un art difficile, avec des géographes universitaires trop discrets, ou en grève !


Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes ou le site de radio Espérance 13 h 15, le texte étant repris par zoom42.fr et ce blog.

 

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 12:16

Le ciel dégagé sur la France, saisi par Claude  ce jeudi ,permet  d'observer l'enneigement de la seconde partie de février

Sur le Massif central  on distingue tous les reliefs :
--- les 3 axes, les monts Volcaniques à l'ouest, la bordure orientale jusqu'au Pilat, les Monts du Velay , du Forez au centre.
-- - la barrière de la vallée du Lot en dessous de laquelle seuls les hauts sommets des  Cévennes sont blancs.
--- le fort enneigement de la zone centrale autour de la Margeride.
Une illustration de ma thèse "L'hiver dans le Massif central"

Sur les Alpes L'enneigement déborde au nord en dehors du massif sur les terres froides du Dauphiné, Au sud, une grande partie des Préalpes du Diois et des Baronnies n'est pas couverte. La limite classique de la Vallée de la Drôme à celle de la Durance confirme la célèbre opposition  Alpes du Nord et du Sud.
L'axe Pyrénéo-cantabrique est tronçonné en 3 parties blanches.
La Sierra de Gredos apparait aussi enneigée.

Gérard Staron

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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 21:51

 
Les blancs de cette image du satellite américain NOAA  transmise par Claude ont parfois des formes bizarres.
---Les digitations de la neige des massifs montagneux ou de leurs voisinage (Alpes, Pyrénées, Carpathes, Massif central etc) permettent de repérer chainons et vallées
--- Viennent  parfois chevaucher les stratus des dépressions du nord du Massif central et de l'axe Rhône Saône qui descendent jusqu'à la région de Tournon
---Ceux des fonds des bassions Aquitains, de l'Ebre ou de la Plaine du Pô  sont blottis dans les secteurs les plus bas
--- Les nébulosités atlantiques en vahissent  la moitié nord de la France jusqu'au Jura en oubliant le sud de l'Alsace et en laissant une bande dégagée du Berry à la Bourgogne
--- Sur la Méditerranée, l'anticyclone limite la formation des nuages  à un panache principal , né sur les eaux chaudes proches du Maghreb, qui s'étiole très vite dès que les conditions thermiques sont moins favorables ( présence des îles, flux de nord, golfe de Gènes)

Gérard Staron

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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 15:58
Qui est allé montrer ce samedi 13 décembre 20087 que le massif du PIlat a été celui le plus affecté par la chute de neige de cette semaine avec ce cliché sans ambiguité  sur l'épaisseur au sol ?
Il fallait profiter des quelques heures favorables avant l'arrivée de la perturbation du week-end.
Ce n'est pas moi mais Claude....









Qui est monté au Crêt de L'Oeillon pour  cette photo ou l'on distingue derrière les Trois dents, les sommets alpins enneigés, les Terres Froides du Dauphiné tout aussi blanches et la vallée du Rhône avec la centrale nucléaire dans l'angle de la photo à gauche  ? Ce n'est pas moi encore !

Par contre qui est allé vanter et tester les mérites des Côtes du Forez  avec
 "la Compairie du Gai Barrelet"
qui tenait assemblée générale,  intronisation,  dans la salle du Grand Juge du Chateau de Goutelas puis enfin repas convivial ?..
Regarder dans l'angle contre le mur à gauche derrière le Grand Maître !

Gérard Staron
Par gesta - Publié dans : Géographie - Communauté : Le champ du monde
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