société

Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 21:10
Joyeux Noêl à tous ceux qui ont passé quelques instants ou alimenté ce blog par leurs documents.
La Vierge à la crèche
est un air de Henriette Gabriel Marie sur des Paroles d'Alphonse Daudet interprété par Marie Gabrielle au Piano et moi au chant.
Par Gérard Staron - Publié dans : société - Communauté : je chante ,tu chante ,il chant
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 11:35

Depuis combien d’années n’avons nous pas connu de coupures d’électricité par manque de production ?

Cette nuit ce fût notre tour 2 heures (1h 3h environ)

Si l’on exclut, 2 pannes importantes, l’une récente (Toussaint 2004 ou 2005) l’autre ancienne  (années soixante dix) , il faut remonter aux années de restrictions qui sont suivi la seconde guerre mondiale !

L’idéologie dominante qui impose sa loi en matière d’énergie est actuellement prise en tenaille entre 3 réalités :

1)      le retour des hivers tenaces après 2008-2009, 2009-2010 est parti au même moment sur des bases semblables, tiendra-t-il autant ? Après deux ans de baisse des températures, Novembre avait fait passer 2009 au dessus de 2008, mais décembre inversera-t-il la tendance ! Suspens de fin d’année !

2)      Faute d’arrêter l’électricité nucléaire, cette idéologie a réussi à empêcher pendant de nombreuses années  toute nouvelle centrale. Ce qui a fait l’indépendance énergétique de la France a vieilli !

3)      Ce type de situation atmosphérique avec l’arrivée d’un air continental froid s’accompagne de l’incapacité des énergies renouvelables à faire face, elles contribuent même parfois à augmenter la consommation :

-          les débits des cours d’eaux baissent très vite surtout en montagne  donc l’hydroélectricité a des capacités réduites surtout quand l’année a été plutôt sèche

-          Le solaire est hors course lors des pointes qui se situent en début ou fin de nuit et avec une France sous des nuages de basse couche épais. J’aurais aimé vous mettre une belle image de Claude, mais la transmission sur le blog pose problème…

-          L’éolien aussi, l’air continental qui arrive est globalement calme sauf excitations locales

-          Les pompes à chaleur, et autres procédés écologiques, perdent leur rentabilité et deviennent de simples rôtissoires électriques. Fournissant souvent 3,5  calories pour 1 dépensée en électricité en temps ordinaire, le rapport approche 1 sur 1 en cas de très basses températures !

 

L’histoire montre que c’est au moment où les idéologies, les puissances ont cru dominer le monde, que les fêlures qui ont provoqué leur perte sont apparues

Les apogées ont toujours été les prémices du déclin !

 

Gérard Staron

 

 

 

Par Gérard Staron - Publié dans : société - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 11:08
Compte rendu du colloque du vendredi 6 novembre 2009 à Saint Etienne
"3ème rendez vous annuel entre la communauté scientifique et les gestionnaires ligériens"
à l'attention du portail internet zoom42.fr

    Le « 3ème Rendez vous annuel entre la communauté scientifique et les gestionnaires Ligériens »  s’est tenu à Saint Etienne, le vendredi 6 novembre 2009, dans les locaux du Centre des Congrès  et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines qui assurait l’accueil des participants  sur l’ancien site de Manufrance.
    L’ouverture des travaux a permis de cibler les centres d’intérêts de la journée avec les interventions  de Mr Dancer conseiller municipal, représentant le Maire de Saint Etienne, de Mr Rousseau  président de la commission prospective pour l’Etablissement Public Loire, de Mr de Guibert directeur de l’évaluation et planification pour l’Agence de l’Eau Loire Bretagne et M Claessens  responsable de la communication de la direction de la recherche de la Commission Européenne.
    La raison d’être de cette manifestation consiste à valoriser les résultats de la recherche sur la gestion intégrée des fleuves. Nous avons entendu d’excellents exposés regroupés  dans trois ateliers fonctionnant en parallèle. Celui sur « les apports du dispositif structurant des zones ateliers fluviales » a concentré les contributions à caractère scientifique. Les difficultés de relier les travaux de chercheurs, au vocabulaire souvent hermétique, sur des sujets très pointus, à une application sur le terrain, ont été soulignées à de nombreuses reprises par les intervenants, de même entre les préoccupations  des populations et celle des services chargés de l’aménagement. Les ateliers sur « l’implication renforcée des médias » et « l’intégration réussie dans les actions de formation » ont aussi apporté une contribution complémentaire.
    Cette manifestation a permis de mettre en exergue la place très particulière du haut bassin et de l’agglomération de Saint Etienne dans l’ensemble des territoires drainés par le plus long fleuve de France. Le mot « Loire » correspond à deux dénominations géographiques différentes : les départements et le fleuve. Les difficultés de communication, en particulier pour les moyens de transport, entre la partie amont et aval ont été soulignées. Ne pas oublier que le département de la « Loire » est intégré dans une région Rhône-Alpes où la « Loire » ne constitue pas le principal axe fluvial. Cet aspect a été l’occasion, dans les contributions présentées pendant cette journée, d’associer d’autres bassins versants de grands fleuves, naturellement le Rhône, la Seine, et aussi en Amérique du Nord

  Gérard Staron
Par Gérard Staron - Publié dans : société - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 19:55

Chronique N°750:  La peur climatique !


Avec la théorie du réchauffement de la planète, le climat est devenu l’une des principales peurs de notre monde contemporain. Pour une 750 ème chronique, je ne rentrerai pas à nouveau dans les justifications ou critiques d’un mouvement qui ressemble de plus en plus à celui des moutons de panurge, mais d’essayer de comprendre comment à partir de faits qui au départ sont avérés, on a pu construire un avenir d’apocalypse.

Comprendre comment dans une époque où il suffit à un Chef d’Etat irresponsable ou à un groupe terroriste qui réussirait à s’approprier la technologie, de quelques bombes nucléaires bien placées pour tout faire exploser, comment peut-on avoir beaucoup plus peur d’un degré en plus ou en moins dans la température !

Cet état de fait conduit à une inversion complète des valeurs en matière de météorologie. Le beau temps a toujours correspondu aux journées ensoleillées et chaudes liées à la présence d’un anticyclone. Même si ces journées sont celles qui font marcher le commerce, qui développent le Tourisme, permettent les travaux en extérieur, elles sont de plus en plus présentées comme un risque largement médiatisé dans le cadre du réchauffement annoncé, même dans le cas d’excès très relatif. L’exemple  des poussées de chaleur après le 15 août  ou du 5 au 7 octobre, est tout à fait caractéristique. Leur supposé danger a été mis en exergue. Autrefois, l’hiver rigoureux, l’été pourri ou le temps perturbé étaient considérés comme le mauvais temps, celui qui fait fuir le touriste, qui stoppe certaines consommations, qui met en intempérie le bâtiment et les travaux publics. Le discours actuel consiste à les présenter comme normaux, à expliquer comment ces journées étaient pires autrefois. Surtout, taire ces événements qui dérangent, semble la règle. En dépit du dernier hiver aux quantités de neige jamais vues en moyenne montagne, on prétend toujours que les stations de ce niveau vont disparaître. N’y a-t-il pas derrière ce discours un aspect pervers, qui incite à faire croire à l’homme que, plus le temps est désagréable, plus il est gêné dans ses activités, plus c’est « bon pour la planète » comme ils disent. Tout ceci n’est-il pas le reflet d’une humanité en souffrance ?

Naturellement les deux phénomènes ne sont pas à la même échelle. Le réchauffement est mesuré sur des moyennes à l’échelle de trente, cinquante ans ou du siècle alors que ces aspects météorologiques sont essentiellement des aspects saisonniers. Mais la jonction entre les deux échelles d’événements est très souvent utilisée quand elle sert la vulgarisation de l’idée de réchauffement, comme par exemple les températures assez élevées de mars à septembre, cette année. Au contraire cette différence d’échelle est signalée pour expliquer tout événement en sens inverse. Par exemple les températures moyennes de 2007 puis de 2008 ont été en nette baisse par rapport à 2006. Dans ce cas on signale qu’une ou 2 années ne sont en aucun cas significatives.   

On constate une exagération croissante des peurs présentées au fur et à mesure des publications, ouvrages, films ou autre…. Comme s’il s’agissait chaque fois d’ajouter dans l’excès pour être écouté ! Pourtant, je n’aborde pas ici le lien avec les catastrophes naturelles

Il est exact qu’au cours du XXème siècle la température a monté, de l’ordre de 0,6 à 0,7°. Cette hausse a été très forte au cours des 20 dernières années. Pourquoi ceci conduirait-il a une exagération du phénomène dans le siècle qui vient ? Pourquoi le mouvement du thermomètre serait-il toujours dans le même sens ? Ceci tient aux méthodes mathématiques utilisées, celles de la corrélation. On effectue la liaison entre deux paramètres, ici la température et la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre. Quand la relation est établie on considère qu’elle se maintiendra, que l’un des paramètres croîtra tant que l’autre continuera à le faire. C’est ainsi qu’après 0,7° de croissance environ au XXème siècle, le thermomètre enflerait plus rapidement dans le même sens. On entend, 2, 4, 6 ° ou plus. Faites monter les enchères !

Quand j’ai fait ma formation en statistiques, il était de bon ton de présenter la corrélation comme une très mauvaise méthode mathématique à prendre avec beaucoup de prudence ! Il faut croire que les temps ont bien changé ! C’est aussi ramener la création à des éléments bien simplistes. Chaque fois que des théories ont été construites sur un seul élément placé en évidence, elles sont très vite passées aux oubliettes. Le climat est éminemment complexe et les températures sont dépendantes de tellement de paramètres, l’ensoleillement certes, la façon dont il est reçu sur la terre avec l’effet de serre, mais aussi la circulation générale de l’atmosphère, la topographie, la couverture nuageuse et bien d’autres paramètres. La curiosité de l’homme pour tenter de démêler l’écheveau des facteurs qui déterminent le climat est tout à fait légitime, mais il faut constater que dans ce domaine sa compréhension est bien en retard par rapport aux autres sciences.

 Pour effectuer mes prévisions météorologiques, j’utilise le modèle américain GFS à disposition sur la toile. Vous constatez que je ne dépasse jamais 4 jours, pourtant les sollicitations ne  manquent pas, j’ai simplement constaté qu’à partir de cette durée, le risque d’obtenir de fortes déviations entre le modèle et la réalité enflent démesurément. Les modèles sortent des informations sur de bien plus longues durées, mais elles ont toutes les chances de présenter des décalages croissants. Je ne sais si c’est parce que la météorologie touche au ciel, mais l’atmosphère semble un domaine bien mal connu de nos contemporains

Alors penser, parce qu’une corrélation  a établi un phénomène, qu’il va se poursuivre en s’amplifiant indéfiniment est une dérive mathématique qui fait abstraction de la complexité du ciel. Le « Perpetuum Mobile » de Johann Strauss, la valse qui ne finit théoriquement jamais mais que le chef d’orchestre arrête toujours!

L’homme a peur de son avenir et cette peur s’est cristallisée autour du climat. C’est aussi la peur d’un monde où tout irait dans le même sens, avalé par une spirale sans fin. Justement le ciel météorologique est un excellent exemple d’alternance,

« Après la pluie viendra le beau temps ! »  Le climat est une succession d’extrêmes dans des sens opposés avec à la sortie des moyennes très proches. Cette année fournit  d’excellents exemples. Après 2008 très pluvieuse, 2009 est sèche chez nous. Cette sécheresse importante à l’exception d’avril, est en train d’être cassée par un mois d’octobre qui compense. L’hiver a été froid et très neigeux. Depuis mars les températures sont plutôt élevées, pourtant, ces derniers mois ont à peine compensé la baisse des deux premiers. Actuellement la température provisoire de 2009 est quasiment égale à celle de 2008 ! Pour le mois en cours, octobre il en est de même après les excès vers la chaleur du début puis de froid ensuite.

Le ciel météorologique est un domaine qui fait beaucoup de contre-pieds à l’homme. La peur du climat n’est elle pas d’abord celle d’un domaine où la science est bien moins avancée qu’ailleurs, où l’on commence seulement à comprendre les tenants et les aboutissants alors que l’homme a poussé sa connaissance dans d’autres domaine ?

Penser que le danger pour la planète est une spirale sans fin des températures vers le réchauffement, n’est-ce pas aussi la réaction d’une humanité qui va dans le mur spirituellement, la peur d’un homme privé de dieu.

Une telle théorie n’aurait pu se développer, si la notion de providence divine n’avait pas été indûment gommée. N’est-ce pas l’illustration d’une humanité qui pense que ses pratiques vont la conduire dans une spirale de la destruction sans fin ! Sans espérance !

 

Cette 750 ème est aussi l’occasion de remercier les auditeurs fidèles de Radio Espérance, les visiteurs de zoom42.fr qui s’égarent sur mes prévisions et chroniques, comme les 30000 qui sont venus sur http://gesta.over-blog.com depuis un peu plus d’un an et demi.

Au plaisir de vous retrouver samedi prochain pour entamer une nouvelle cinquantaine de chronique !

Bonne semaine à tous.

 

Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 12:43

Prévision spéciale : Epreuve cycliste Paris-Tours (11/10/2009)

 

      Dans une France très agitée au niveau météorologique, La dernière grande classique française de la saison qui relie ce dimanche 11 octobre Chartres à Tours se déroulera dans un créneau de temps assez favorable.

Les températures assez douces paraissent agréables pour la pratique du sport cycliste, de l’ordre de 13° au départ et de 20° à l’arrivée.

La pluie qui accompagne la perturbation de nord-ouest qui arrive de la Manche, ne devrait pas rejoindre le peloton  avant l’arrivée, sauf si elle est en avance de plusieurs heures, ce qui parait improbable. Par contre au cours de la journée, le ciel s’assombrit en direction du nord-ouest dans le dos de la course.

Le vent d’ouest, modéré le matin, forcit dans la journée au fur et à mesure que la perturbation s’approche.  Il constitue le principal paramètre capable d’influencer cette édition.  Ce ne serait pas une surprise car Paris Tours est la course du vent[1], par exemple en 2006 il avait fait éclater  très tôt le peloton avec des vitesses de vent limitées.

Dans la deuxième partie de la course, Il est possible que le seuil de 40 km/h en rafale,  correspondant à la formation de bordures, soit atteint dans les secteurs du parcours au vent de côté. Il s’agit essentiellement  de la traversée de la Beauce de Dangeau au Val de Loire, en particulier dans les secteurs autour de Vendôme.

Une grande partie des derniers kilomètres, de Bléré à Ballan-Miré risque de se courir face au vent.

Un sprint massif de ceux qui auront échappé au risque potentiel des bordures de la Beauce est possible !


 
Le vent a soufflé souvent plus fort sur Paris – Tours, en particulier lors de la victoire de Richard Virenque !


 
Gérard Staron  



[1] Jean-Paul Bourgier et Gérard Staron « Conditions climatiques et compétitions cyclistes » 2007 L’Harmattan 325 p

Par Gérard Staron - Publié dans : société - Communauté : vélopassionroute
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 14:30

Météo et Elections (suite) : Grèce

 

Le temps de ce dernier dimanche électoral en Europe confirme après celui du précédent nos conclusions présentées dans « le ciel tomberait –t-il sur nos têtes ? »




«  Les conclusions sont claires et répétitives. En France , en Allemagne et dans d’autres pays de l’union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence sur le résultat de ces dernières.  Les temps perturbés, en particulier ceux de sud en France, correspondent à des victoires de la gauche ou des partis sociaux démocrates et socialistes… »
[1]



La situation météorologique du 4 octobre à 12 heure montre, autant au sol ( carte du haut) qu’en altitude au niveau de la surface des 500 hpa ( carte du bas), que le thalweg (T) qui a apporté la désolation en Sicile, s’est déplacé sur la Grèce en s’affaiblissant dans sa progression vers l'est. Une perturbation méditerranéenne passe sur le pays lors de l’élection qui donne la victoire aux socialistes grecs.



A une semaine d’intervalle, mes observations antérieures ont été une fois de plus confirmées, avec le victoire de la CDU-CSU et du FDP en Allemagne le 27 septembre sous un ciel anticyclonique et en sens inverse 7 jours plus tard en Grèce sous la dépression.



Il n’est jamais désagréable de voir le ciel confirmer ses observations, élections après élections !

Depuis 2003, la Grèce avait déjà été ajouté à la liste
 


Gérard Staron

 




[1]  Gérard Staron « Le ciel tomberait-il sur nos têtes ? » 2003 éditions ALEAS 15 quai Lassagne 69001 LYON chapitre 1 « Climat électoral » p46

Disponible auprès de l’auteur ou de l’éditeur

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 12:44

Météo et Elections : Allemagne et Portugal

 

Le temps de ce dernier dimanche électoral en Europe confirme nos conclusions présentées dans « le ciel tomberait –t-il sur nos têtes ? »

«  Les conclusions sont claires et répétitives. En France , en Allemagne et dans d’autres pays de l’union Européenne, le temps du jour de l’élection a une influence sur le résultat de ces dernières….  Les temps anticycloniques favorisent les partis de droite ou chrétiens démocrates »[1]


La situation météorologique de ce dimanche à midi montre une Allemagne au centre de hautes pressions qui s’étirent de l’Irlande à l’Europe centrale avec un ciel dégagé et des températures élevées . Cette situation est celle de la victoire de la CDU CSU et des ses alliés FDP à l’époque d’Helmut Kohl en 1983, 1987, 1990 et 1994 avec des pressions souvent supérieures à 1025 ou 1030 hpa. La situation est totalement différente quand le SPD l’emporte à l’époque de H. Schmidt en 1976 ou de Schroeder en 2002.

Au Portugal, les socialistes sont reconduits avec une baisse sensible de leurs sièges au parlement (96 contre 121 en 2005) la situation est différente avec une dépression relative centrée sur le sud du pays. Il fait presque plus chaud en Allemagne qu’au Portugal ce dimanche.

 Pour la première fois j’analyse les élections portugaises et celles-ci confirment que des basses pressions les jours électoraux sont plutôt favorables aux gauches européennes.

Ce Dimanche électoral de plus  , après un nombre d’exemples multirécidivistes autant en France, en Allemagne , aux Pays bas et ailleurs en Europe,  atteste qu’il y a presque toujours un temps anticyclonique lors des victoires des droites et des dépressions lors de celles des gauches. Une telle répétition, ne peut plus être seulement une coïncidence.

Il n’est jamais désagréable de voir le ciel confirmer ses observations, élections après élections !

 

Gérard Staron


[1]  Gérard Staron « Le ciel tomberait-il sur nos têtes ? » 2003 éditions ALEAS 15 quai Lassagne 69001 LYON chapitre 1 « Climat électoral » p46

Disponible auprès de l’auteur ou de l’éditeur

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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 23:00

J'ai transmis la question qui m'a récemment été posée  ( Chronique 745: Assurances et dégâts du vent )  à un assureur de mon entourage qui m'a fait parvenir le texte suivant
Nous le remercions de sa contribution  et de ses conseils ci-dessous ;

La réponse de Gérard STARON est parfaitement complète et pertinente :

 

Pour apporter la preuve d’un évènement « TEMPETE », il vous suffit d’indiquer à votre assureur que le coup de vent qui a occasionné des dommages à votre abri de piscine a également occasionné des dégâts à d’autres bâtiments de bonne construction dans votre commune, ou dans les environs si vous habitez en zone rurale isolée.

 

Par exemple, de façon très pratique, il vous suffit d’indiquer : La toiture de Monsieur KIHABITEDANSMARUE (adresse) a subi des dégâts, et la cheminée de Madame KIHABITEAUNKILOMETRE (adresse) a également été abîmée.

 

En clair, il vous suffit d’indiquer que vous n êtes pas la seule personne dans votre secteur à avoir subi des avaries.

 

Cette règle simple, est une disposition légale, et aucun assureur ne peut s’y opposer.

 

Si vraiment vous habitez dans une zone très isolée, sans aucun voisinage à des kilomètres à la ronde, une attestation météo mentionnant la force du vent a plus de 100 Km/h vous sera indispensable :

 

L’affaire pose alors quelques difficultés, comme l’indique très justement Gérard STARON :

 

En effet, le vent souffle rarement à plus de 100 Km heure de façon régulière à l’intérieur des terres (Contrairement à ce qui se produit sur les océans)

 

Il s’agit en fait de « rafales », très difficiles à localiser et donc a enregistrer  par les stations météo.

 

Vous risquez par voie de conséquence de perdre votre temps et votre argent (les attestations sont payantes et souvent négatives pour la raison évoquée ci-dessus).

 

Pour être complet, il faut ajouter que, « tempête ou pas tempête », l’assurance ne couvre jamais ce qui est trop fragile au vent :

 

Les objets qui se trouvent à l’extérieur (Parasol, Salon de jardin…)…

 

Store ban laissé déployé…

 

Mais aussi et surtout, les structures trop légères (abri de jardin en bois), ou non entièrement closes et couvertes (style auvent, qui laisse une prise au…vent, comme le nom l’indique).

 

Ces « exclusions » de garantie doivent être indiquées en caractère apparents dans votre police d’assurance (caractère apparents = En gras, ou en lettres plus grosses que le reste du texte)

 

Quel est le statut de votre « abri de piscine » par rapport à ça ?

 

Un dernier conseil : Ne vous contentez pas d’une indication verbale de votre assureur :

 

Vous pouvez avoir affaire à une structure commerciale qui vous fait une réponse à l’emporte pièce.

 

Ecrivez ! (En recommandée de préférence), et exigez un écrit en retour.

 

En espérant que ces quelques lignes pourront vous aider…

 

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 18:08

 

Le grand prix cycliste de Montregard s’est déroulé ce dimanche.


Il s’est déroulé dans des conditions climatiques assez difficiles avec une pluie fine pendant l’épreuve qui a déposé 0,6 mm et a rendu les routes glissantes, avec des températures médiocres qui n’ont pas dépassé 13,3°, le plus souvent vers 12° sous abri ( mesures à proximité de l’arrivée). Un peu frais pour une après-midi de septembre !

Sur un circuit sélectif en altitude avec plusieurs longues côtes dont celle du fond de la vallée du Trifoulou, les conditions climatiques ont contribué à durcir la course :

Une raison de plus de saluer les principaux vainqueurs :

Course des 1ère, 2ème et 3ème catégories : Laurent Raffin

Course des 4ème catégorie : Gilles Soubeyrand

Course des 5ème catégories : Paul Brun

Course des minimes : Théo Debard

Challenge Paul Paillet : Thibaut Vey

Et tous les concurrents.

 

Un bon exemple d’influence des conditions climatiques sur les compétitions cyclistes ! Voir :

 J.P. Bourgier et Gérard Staron  « conditions climatiques et compétitions cyclistes » 2007 Editions de l’Harmattan

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 22:39

Chronique N°745


Titre : Assurances et dégâts du vent.


    Une question arrivée par le biais d’un commentaire de mon blog présente un intérêt qui mérite de transformer les courriers personnels en une chronique sur un sujet qui peut concerner beaucoup d’entre nous.

Quand survient un sinistre comment faire croire à l’assureur qu’il est lié au vent et qu’il doit, de ce fait, faire l’objet d’indemnisation ?

Depuis la nuit des temps, les contrats d’habitation contiennent une clause concernant l’indemnisation des sinistres dans le cas des tempêtes. Pour ce faire, il convient qu’il soit prouvé que le vent atteint un seuil qui est souvent placé à 100 km/h, dans des contrats anciens des seuils plus bas existent, par exemple 22 m/s, ou que la multiplication des dégâts et des témoignages attestent de la calamité atmosphérique dans l’entourage.

Cette couverture des risques liés au vent est nettement antérieure à la loi de 1981 sur les catastrophes naturelles qui nécessite qu’un décret soit pris en conseil des ministres pour déclencher l’indemnisation. Cette loi a permis d’assurer des risques qui n’étaient pas ou peu assurés auparavant comme les inondations. C’est pour cette raison qu’en cas de tempête ou de calamité liée au vent une déclaration de catastrophe naturelle est inutile pour la majorité des victimes et le contrat classique d’habitation suffit à couvrir le risque dans la très grande majorité des cas. Pour une cheminée tombée sur mon toit au cours d’une tempête méditerranéenne de sud, j’avais fait jouer cette garantie en 1976, soit antérieurement à la loi.

En dépit d’une couverture du risque ancienne et bien établie, les conditions météorologiques sont parfois responsables de conflits qui ne mettent pas en cause la bonne foi des deux parties. Il n’est pas question de tomber dans les polémiques classiques que l’on entend régulièrement sur les médias.

Le problème consiste à prouver, dans le cas de dégâts isolés géographiquement, que le vent a bien dépassé le seuil prévu sur le contrat, le plus souvent 100km/h.

Dans ce cas l’organisme historique de météorologie délivre un certificat de la vitesse du vent atteinte en rafale au point de mesure le plus proche. En France, les bureaux climatologiques régionaux situés dans les directions régionales de Météo France sont chargés d’émettre ces documents. Dans les années soixante-dix, à l’époque où  je faisais ma thèse, et où pour ce faire, je fréquentais ces organismes, dans chacun des BCR, au moins une personne et parfois plusieurs étaient chargées de répondre à ces courriers très lucratifs. Inutile de vous dire que la fourniture de ces renseignements est facturée au prix fort !

Tout semble net, et pourtant le problème porte sur la densité des points de mesure de vent qui a été, pendant très longtemps, très lâche. Jusqu’à la fin des années 80, il n’existe souvent en France qu’une observation du vent par département située dans la station départementale tenue par des professionnels, au plus 2 ou 3 dans les départements qui possédent plusieurs stations synoptiques.

 La mesure de la direction et de la vitesse du vent présente des contraintes particulièrement coûteuses. L’observation doit être faite au sommet d’un mat de 10 mètres en terrain dégagé où 5 m au dessus des obstacles les plus proches, toits ou arbres, pour que les flux d’airs ne soient pas canalisés par les conditions locales. Au sommet sont placés les capteurs, girouette et anémomètre. Ces derniers sont reliés à des enregistreurs placés dans la station qui fournissent la direction, la vitesse moyenne sur 10 minutes et celle instantanée des rafales. Inutile de signaler que le coût d’une telle installation a limité sa présence aux seules stations synoptiques.

Depuis les années 80, les stations automatiques enregistrent aussi le vent en même temps que les principaux autres paramètres météorologiques. Ceci a multiplié les points de mesure, de façon relative toutefois, puisqu’il existe un nombre  proche de la dizaine de ces postes environ par départements.

Quelques individuels ont bien quelques stations susceptibles de fournir des mesures de vent, mais hors du respect des conditions de l’emplacement, elles ne peuvent fournir que des approximations, car elles sont souvent trop près du sol pour ne pas subir les influences de l’environnement immédiat.

Cette faiblesse géographique du réseau de mesure pose peu de problèmes dans le cas des tempêtes classiques, qu’elles soient océaniques ou méditerranéennes. Il s’agit de phénomènes suffisamment longs dans le temps et étendus géographiquement pour que leur existence soit authentifiée et pose peu de problèmes de reconnaissance par les assurances. On peut identifier si le vent a dépassé ou non le seuil fatidique de 100 km/h le plus souvent, mais même dans ce cas, il existe de très grandes différences locales dans sa vitesse. Des couloirs canalisent et accentuent les flux atmosphériques. Des sommets les accélèrent. Des versants exposés reçoivent aussi de face le vent sans que sa vitesse soit excessive à la station officielle. Je me souviens à l’automne 1992 de rafales qui avaient renversé un mur de moellon de 15 cm cimenté depuis plus de 24 heures,  sur un versant dégagé face au sud avec une visibilité de plus de 100 km dans cette direction. Le flux atmosphérique n’était freiné par aucune rugosité du relief  sur une longue distance et arrivait de plein fouet sur ce lieu exposé en altitude. L’assurance de l’entrepreneur n’avait pas voulu faire fonctionner sa garantie car la valeur mesurée à la station la plus proche n’atteignait pas le seuil fatidique alors que le fort vent était avéré au niveau météorologique.

Le problème est beaucoup plus grave quand il s’agit des tourbillons localisés qui accompagnent les situations orageuses, phénomènes que l’on peut associer à de petites tornades. Très souvent au début de l’orage, au moment où l’atmosphère est très instable en raison d’une grande chaleur résiduelle au sol et de l’arrivée de l’air froid en altitude, on enregistre des tourbillons violents qui ne durent souvent que quelques minutes mais qui peuvent générer ponctuellement des dégâts. Les grandes tornades ou celles qui affectent des lieux habités ne posent pas de problèmes de reconnaissance. Il en est tout autrement des phénomènes de petite importance géographique ou situés dans des zones rurales isolées.

Je me souviens de cette discussion avec les météorologistes de la Haute Loire à propos d’un de ces phénomènes localisés qui avait détruit une maison isolée et effectué une traînée d’un kilomètre environ dans le Livradois. Un beau sujet de contentieux qui interrogeait météorologistes et assureurs !

La taille réduite de ces coups de vent les localise souvent dans des zones non couvertes par les points de mesure. Dans ces conditions la preuve de la calamité atmosphérique qui a provoqué le sinistre est difficile à présenter par la victime. Dans le cas qui m’a été présenté, les orages du 1er septembre, la station départementale la plus proche, celle de Bouthéon a enregistré une rafale maximale de 46 km/h bien loin des seuils prévus dans les contrats, pourtant on ne peut exclure ici ou là des rafales virulentes. Dans ce cas, la victime n’a qu’une solution : multiplier des témoignages dans son voisinage immédiat d’autres impacts effectués par le même coup de vent : cheminées tombées, arbres abattus etc….

En dépit de règles apparemment claires, la vitesse du vent n’a pas terminé de générer des contentieux avec les assurances en raison des facettes pernicieuses du ciel météorologique.

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain pour une nouvelle chronique de climatologie sur les ondes  sur le site  de radio espérance 13 h 15, le texte étant repris sur zoom42.fr et  ce blog

 

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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