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Premières étapes de Monaco à Montpellier
La Grande Boucle commence le long de la Méditerranée de la Côte d’Azur au Languedoc. Les bords de la Grande bleue ne s’accompagnent pas toujours, même en été « d’un ciel enchanté » et le vent sera la principale contrainte rencontrée par l’épreuve.
L’épisode orageux qui a commencé jeudi sur la France est souvent suivi d’un temps de nord qui subit une accélération brutale dans la vallée du Rhône jusqu’à son débouché sur la mer avec le mistral et la tramontane. Le passage de la course au droit de l’axe Rhodanien correspond avec cet épisode venteux.
Samedi :
L’épreuve contre la montre de Monaco ne connait pas le mistral qui n’atteint presque jamais ce secteur de la côte d’azur.
Le temps devrait être assez couvert par-dessus les Alpes avec un risque de débordement de pluies orageuses jusqu’à la côte au moment de l’étape contre la montre
La renverse d’est, vent local qui se lève dans l’après-midi pourrait souffler parallèlement à la côte dans le sens Italie –France. Sur un circuit court, son impact sera limité
Dimanche jusqu’à Brignoles, la course suit l’intérieur
Au départ le vent est faible jusqu’au massif de l’Estérel avec une atmosphère relativement couverte et humide
Ensuite le mistral se lève sous un ciel de plus en plus lumineux et des températures de plus en plus élevées ( maximum supérieur à 30° sous abri, beaucoup plus sur la route).
Le mistral forcit au fur et à mesure que l’on approche de l’arrivée avec des vitesses susceptibles de l’influencer et il arrive le plus souvent de côté par rapport à la course. Toutefois deux secteurs avec changements d’orientation peuvent être utilisés pour des coups par les équipes :
--- Après Carces, la route devient Nord-sud avec un vent arrière favorable
--- Ensuite, jusqu’à l’arrivée, sur l’ancienne nationale 7, l’itinéraire devient à nouveau est-ouest avec un vent de côté susceptible de provoquer des bordures.
Lundi :
De Marseille à La Grande Motte, le Tour traverse des régions qui ont laissé leur empreinte sur la course en particulier en 1969 lors d’une étape Aubagne – La Grande Motte où un mistral virulent avait obligé à la neutralisation d’une partie de l’épreuve, ou dans la traversée de la Camargue au soleil implacable comme dans l’opéra Mireille de Gounod.
Ce lundi, la course rencontre encore la chaleur, maximales sous abri supérieures à 30°, mais aussi le mistral qui faiblit cependant au cours de la journée en s’orientant du nord au nord-ouest.
Au départ jusqu’aux Baux de Provence le vent fort sera de face ou ¾ face pour gêner la progression des coureurs.
Ensuite, des Baux à Villeneuve en Camargue, le tracé qui descend vers le sud est poussé par un vent favorable ou ¾ arrière
Enfin l’étape se termine en longeant le tracé de la côte en Camargue et les flux atmosphériques sont à nouveau de côté ou ¾ face.
Mardi :
Pour le contre la montre par équipe de Montpellier, le vent change de nom, du mistral on passe à une
tramontane faiblissante
Elle souffle de face au départ jusqu’à Grabels, puis de côté jusqu’à Cournonterral et enfin favorablement jusqu’à l’arrivée.
Les températures sont un peu plus faibles et le ciel moins lumineux que la veille
Gérard Staron
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