Samedi 7 novembre 2009


La Toussaint : second coup de boutoir de l’hiver !


    Les anticyclones, vedettes du début de l’automne dont je vous entretenais la semaine dernière ont cédé la place depuis le premier jour de novembre aux perturbations qui descendent des hautes latitudes selon une trajectoire de nord-ouest attirée par une dépression centrée sur les Iles britanniques.

Les passages pluvieux s’avancent en rangs serrés comme le montre l’image transmise par Claude et que vous avez pu observer sur mon blog. Dans l’est du Massif central nous les avons vu passer dans les nuits qui ont suivi la Toussaint, puis le jour des Morts, avec des averses résiduelles en milieu de semaine avant la reprise probable de samedi.

Toutes ces perturbations ont affecté la totalité du pays de façon irrégulière en fonction de leur sensibilité à ce type de temps océanique. La pluie a été le principal impact.

 Les précipitations quotidiennes ont rarement dépassé 30 mm sauf celles dans le Pays basque, en cours au moment où j’écris cette chronique, qui a déjà déposé plus de 60 mm mercredi et jeudi, et plus de 106 mm depuis le début à Biarritz. Ces cumuls journaliers atteignent parfois des quantités substantielles. Il tombe 90 mm à Paluel jusqu’au 4 le long des côtes de la Manche qui constituent le point d’entrée des masses pluvieuses de nord-ouest sur notre pays entre le Cotentin et le Pas de Calais. Le limousin est aussi très arrosé avec 99 mm à Limoges au pied du premier relief élevé, le Plateau de Millevaches, qui reçoit de plein fouet  ces mêmes masses pluvieuses. Ces totaux sont très provisoires, ils seront notablement augmentés au moment où vous m’entendrez.

Les perturbations ont eu une efficacité pluviale diverse, mais beaucoup plus forte les jours impairs de ce début de mois.

--- Celle de la Toussaint a déposé les totaux les plus élevés avec plus de 10 mm sur une grande partie du territoire  et plus de 30 mm sur les côtes océaniques à Cazeaux ou le Touquet mais aussi au pied de tous les reliefs bien exposés comme Grenoble, Guéret ou Limoges.

--- Le lendemain les totaux les plus élevés s’étirent de la Bretagne à l’ouest du Massif central

--- Le 3, les côtes de la Manche puis les reliefs de l’est sont les plus arrosés

--- Le 4 et le 5, les pluies se concentrent une nouvelle fois du Cotentin au Pas de Calais

La perturbation qui s’annonce pour samedi s’annonce très pluvieuse.

Peu à peu des formes hivernales réapparaissent pour la seconde fois depuis le début de cette saison.

Les côtes de l’Atlantique et de la Manche ont subi une petite tempête océanique hivernale sans catastrophe toutefois.

Les neiges apparaissent pour la première fois à la mi octobre sur les Alpes Suisse. A Santis, le manteau atteint 76 cm. Lors du week-end du 17 et du 18, les flocons descendent à 1000 mètres d’altitude sur le Massif central.  Le manteau tient même au sol 3 jours sur le massif du Mézenc. Le Pilat est aussi blanchi, selon une photo du dernier bulletin « Météo fil » des Météorologistes d’entre Rhône et Loire, ainsi que le Jura. Il persiste 50 cm à plus de 2000 mètres sur les Alpes Suisse le 1er novembre, quand s’ajoutent ensuite les nouvelles couches de cette semaine. Il ne s’agit pas des premières neiges comme quelques amnésiques l’ont annoncé, puisque ces dernières datent de la mi octobre.

Les gelées reviennent aussi lors de cette fin de semaine. Là encore, celles de la mi-octobre ont été plus nombreuses et sévères que celles de ces derniers jours.

L’air de ces deux vagues froides est un peu différent. Descendant du nord-est par la Scandinavie et L’Europe, l’origine continentale de la masse d’air de la mi-octobre était bien plus froide qu’humide. Aujourd’hui, en traversant l’Atlantique nord, l’air arctique s’adoucit un peu autant qu’il s’humidifie au contact des eaux océaniques.

L’évolution en altitude est encore plus importante que celle au sol dans la descente polaire depuis la Toussaint.

En altitude ce courant s’accompagne d’un jet stream très violent en altitude. Sa vitesse dépasse les 70 nœuds au dessus de nous depuis la Toussaint et a atteint les 100 nœuds, près de 200 km/h à la pointe de la Cornouaille anglaise le 3 novembre.

Ce puissant courant, qui surmonte, aux latitudes tempérées, la zone d’affrontement entre l’air tropical au sud et celui polaire du nord, a marqué la poussée de ce dernier. Dans les 3 premiers jours de novembre, la vitesse maximale de ce flux d’altitude s’écoule de la pointe sud de l’Irlande au golfe du Lion. Le 4 il a encore continué sa progression en franchissant les Pyrénées pour s’établir du Cap Finisterre à Madrid avec des vitesses de plus de 70 nœuds.

En même temps, l’atmosphère au niveau de la surface des 500 hpa  subit un gigantesque coup de froid entre le 1er et le 2 novembre. Les sondages de ce niveau sont passés à Paris de -13° à -29°. En même temps, l’altitude de  la surface des 500 hpa s’écroulait passant de 5700 mètres à 5390 mètres le lendemain, puis 5330 mètres le 4 novembre.

L’altitude de la tropopause, séparation entre la basse atmosphère et la stratosphère, a chu de façon considérable. Cette limite correspond au secteur où les températures cessent de baisser en fonction de l’altitude vers -50 à -60°. Ce niveau se situait à Payerne en Suisse à 12 km d’altitude le 1er novembre, il tombe le lendemain un peu en dessous de 8 km et dans les jours suivant cette cassure, si visible d’habitude sur les radiosondages, s’estompe nettement ou donne l’impression de descendre plus bas.

Cette situation d’altitude est beaucoup froide que celle de mi-octobre. Au niveau de la surface des 500 hpa, la température au dessus de Paris n’était alors descendue qu’à -19° contre -29° depuis le début novembre. L’altitude de cette surface n’avait chu qu’à 5660 mètres contre 5330 mètres le 4 novembre. La tropopause était restée au dessus de 10 km d’altitude sauf lors d’une petite faiblesse le 17 octobre. A la mi-octobre l’air froid d’origine continentale  a coulé au sol dans les basses couches pour arriver jusqu’à nous, maintenant il arrive massivement en altitude, c’est plutôt au sol qu’il a été un peu réchauffé dans le transport sur l’Atlantique.

Il est aussi intéressant de voir si un lien peut être effectué avec l’évolution de la superficie de la banquise. Je vous avais déjà signalé que cette dernière avait stoppé sa fusion dès le début septembre, bien plus tôt que les deux dernières années, en gardant une surface supérieure de ½ millions de km2. Pendant que nous subissions le beau temps agréable de septembre et du début octobre, la reprise de la croissance de la banquise a été beaucoup plus lente que l’an dernier. Par contre depuis la mi-octobre, les surfaces englacées de l’Océan arctique tentent de rattraper ce léger retard au démarrage du début de la saison froide. Depuis le début novembre, les glaces ont effectué leur jonction avec l’essentiel des côtes russes et canadiennes qu’elles occupent habituellement.

Une vérification du lien est nécessaire. En septembre et au début octobre quand les beaux jours faisaient de la résistance chez nous, la banquise hésitait à démarrer sa croissance de saison froide. Depuis que des vagues froides arrivent par le continent à la mi-octobre où par l’Atlantique depuis la Toussaint, les glaces de mer ont repris un développement plus fort mais retardé par rapport à l’an dernier dans le Bassin arctique.

Il n’est pas sûr que nous ayons cette année un été de la Saint Martin pourtant présent 2 années sur 3 d’habitude !


Gérard Staron vous donne rendez vous  samedi prochain sur les ondes ou le site de de Radio Espérance 13 h15, le texte étant repris sur zoom42.fr et  ce blog : gesta.over-blog.com


Bonne semaine

Par Gérard Staron - Publié dans : actualité climatique - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Samedi 7 novembre 2009

 

Prévisions du 8 au 11 novembre2009

 

Nos craintes pour le week-end se confirment. L’été de la Saint Martin n’aura pas lieu à la bonne date cette année. Le mauvais temps s’accentue.

Les passages quotidiens de perturbations pluvieuses qui ont déposé 22 mm à Saint Etienne continuent. Ce samedi elle aborde les monts de la Madeleine au moment de cette prévision. Notre région sera prise en tenaille par ceux de nord –ouest qui descendent de l’Atlantique et ceux de nord-est qui tournent autour de la dépression du golfe de Gènes. Surtout la part de neige augmente dans les précipitations. Les sommets puis les plateaux de nos montagnes sont susceptibles de blanchir.

La couverture nuageuse persistante cache désespérément le soleil

La baisse des températures n’est pas terminée. Les gelées s’installent sur les plateaux et montagnes et le thermomètre reste proche de zéro toute la journée

Le vent de nord s’affirme sur les plateaux accompagné du mistral en vallée du Rhône

 

Dimanche :

Le matin on pourrait découvrir un sol blanchi sur les plateaux avec de petites gelées.

Une nouvelle perturbation arrive dans la journée et dépose ses précipitations et sa neige en altitude en priorité sur les massifs auvergnats de l’ouest. Les dépressions qui longent la Loire et l’Allier sont relativement à l’abri.

Les températures maximales sont légèrement positives et le mistral s’installe dans la vallée du Rhône

 

Lundi :

Nous passons sous l’influence d’une perturbation de nord-est. Le passage à la neige descend à des altitudes encore plus basses sur les plateaux. Les montagnes  foréziennes et vellaves  sont les plus concernées par les précipitations.

Après des gelées plus sévères que la veille sur les plateaux, le thermomètre reste autour de zéro toute la journée et parfois en dessous sur les reliefs.

Le vent du nord, burle sur les plateaux, et mistral en vallée du Rhône sont au maximum

 

Mardi :

Le temps médiocre persiste.

La pause entre l’ancienne et la nouvelle perturbation plus océanique laisse peu de place à une amélioration. Sous un ciel très couvert gouttes ou flocons continuent sporadiquement avant la nouvelle précipitation en fin de journée

Le gelées sont moins sévères, les maximales ne baissent plus mais restent proches de zéro.

Le mistral faiblit un peu.

 

Mercredi :

Les derniers passages pluvieux s’éloignent peu à peu au-delà de l’axe du Mézenc au Pilat et aux monts du Beaujolais mais les nuages résistent sur cette barrière montagneuse

Les températures changent très peu avec de petites gelées matinales sur les plateaux et des maximales proches du zéro toute la journée.

Le mistral s’estompe progressivement.

 

La tendance à long terme laisse peu d’espoir d’amélioration !

Bonne semaine quand-même.

 

Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : météo - Communauté : Le champ du monde
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Mardi 3 novembre 2009

Pour l’anniversaire de la grosse crue de la Loire du jour des morts 2008,

 Novembre a commencé en fanfare pour déverser des pluies, comme pour compenser la sécheresse antérieure , l’équilibre du ciel !

Totaux du 1er

Montregard (42) 17,1 mm

Roussillon (Claude 38) 19 mm

Saint Etienne : 7,2 mm

Total du 2 : Saint Etienne 8,5 mm 
Total du 3 : Saint Etienne 1,9 mm
total  du 4 : 1,6 mm
total du 5: 2,6 mm
 pour un total provisoire de 21,8 mm 
et ce n’est pas fini…analyse à venir  dans chronique 752 (7/11/2009)


L’image de satellite transmise par Claude montre

---La perturbation de la Toussaint maintenant de l’Italie à l’Europe centrale

---Celle du jour des morts qui se trouve maintenant sur les Alpes

---Celle de la journée du 3 qui arrive

---Et enfin tout ce qui suit 

---Celle au large de la Bretagne qui arrivera mercredi

---Les boules autour de l’Irlande qui correspondent à la traine active : probablement jeudi et vendredi

Il ne manque que celles du week-end encore trop loin ...
un beau programme
Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : actualité climatique - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Mardi 3 novembre 2009

Prévisions  du 4 au 7 novembre 2009

 

Les perturbations qui déposent leurs précipitations depuis la Toussaint  continuent à descendre en rangs serrés des hautes latitudes en direction de la France  selon des trajectoires de nord-ouest qui passeront au nord pour le week-end.

Les épisodes pluvieux sont quotidiens dans une atmosphère très ennuagée. Ils déposent des totaux substantiels sur les montagnes, plus particulièrement les massifs volcaniques auvergnats et ceux du nord, du haut Forez aux monts de la Madeleine et monts du Beaujolais. Les dépressions intérieures qui longent la Loire et Allier, Limagnes, bassins du Puy, Plaine du Forez sont partiellement à l’abri et reçoivent des totaux bien plus faibles avec une chance de voir quelques rayons du soleil.

Les coups de vent qui affectent les côtes de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée ne provoquent que des effets très modérés et déviés selon les axes méridiens du relief chez nous. Le mistral est présent en vallée du Rhône

Les températures continuent une baisse régulière. Si les minimales sont encore douces au début, les maximales seront à peine supérieures, mais il semble que les gelées sévères et la neige attendront le week-end.

Les formes du mauvais temps varient peu d’un jour à l’autre

 

Mercredi :

De nombreux passages pluvieux concernent une grande partie de la journée sous un ciel couvert et balayent l’ensemble des départements avec les différences géographiques présentées ci-dessus.

Les températures assez douces le matin, n’augmentent pas dans la journée

 

Jeudi :

Encore des passages pluvieux, ils semblent toutefois de moindre importance et ne concerner que les montagnes volcaniques auvergnates ou celles du nord du Massif central.

Les températures minimales sont en baisse avec un petit risque de gelée blanche sur les cuvettes des plateaux de moyenne altitude du cœur du Massif central.

Les maximales restent aussi basses que celles de la veille

 

Vendredi :

Les passages pluvieux sont plus limités, et concernent surtout les reliefs des faces ouest et nord du Massif central

Le temps parait moins nuageux en particulier dans les dépressions qui longent la Loire et l’Allier.

Le risque de gelée, sous abri cette fois, s’accentue sur les plateaux de moyenne altitude. Les températures maximales faiblement positives varient peu par rapport à la veille

 

Samedi :

Le nouveau passage pluvieux parait bien plus important que ceux des jours précédents. Le passage à la neige dans la nuit de samedi à Dimanche est possible sur les hauts reliefs en particulier les anciens volcans auvergnats et la Margeride.

Le matin, le risque de gelée régresse nettement, mais les maximales de l’après-midi sont basses, faiblement positives.

 

La dégradation des températures, le passage à neige devrait continuer pendant le week-end et concerner des altitudes de plus en plus basses, à confirmer par la prévision du 7 novembre.

Bonne semaine quand-même

Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : météo - Communauté : La Loire comme trait d'union
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Lundi 2 novembre 2009



Températures de Saint Etienne (Le Soleil, Le Marais altitude 500 mètres) :

Mois d’octobre (entier)


Matériel : Hobo pro avec sonde dans abri à coupelles et 1 mesure toutes les deux minutes

Minimum, maximum quotidiens

Précipitations : pluviomètre SPIE

Ces observations sont aussi publiées dans le prochain bulletin de l’Association des météorologistes d’entre Rhône et Loire avec une trentaine d’autres postes des 2 départements.

 

 

 

date

min

max

P

1-oct-09

10,1

22,3

 

2-oct-09

9,9

17,7

 

3-oct-09

5,9

19,8

 

4-oct-09

6,4

19,1

 

5-oct-09

8,0

27,8

 

6-oct-09

15,4

23,7

 

7-oct-09

11,9

28,1

 

8-oct-09

15,9

19,0

22,5

9-oct-09

13,2

19,0

15,5

10-oct-09

13,5

18,4

7,3

11-oct-09

10,9

17,2

3,9

12-oct-09

9,4

13,4

0,3

13-oct-09

4,2

12,6

 

14-oct-09

3,8

10,6

 

15-oct-09

-1,2

7,1

 

16-oct-09

-1,0

9,0

0,8

17-oct-09

4,3

8,9

1,2

18-oct-09

1,6

8,7

 

19-oct-09

-1,7

10,6

 

20-oct-09

2,4

14,8

 

21-oct-09

9,0

17,2

17,1

22-oct-09

3,5

14,7

9,9

23-oct-09

8,3

14,0

 

24-oct-09

6,0

17,3

1,4

25-oct-09

12,9

17,1

 

26-oct-09

4,5

14,4

 

27-oct-09

2,6

14,9

 

28-oct-09

2,9

19,1

 

29-oct-09

5,3

17,2

 

30-oct-09

4,6

16,8

 

31-oct-09

4,2

16,3

 

moyenne

6,7

16,3

79,9

 

Moyenne approchée : 11,5°

A la fin du mois, octobre 2009 a une température très proche de celle de 2008  (11,4°) et inférieure à celle des 3 années précédentes depuis le début des observations soit 12,4°

Il se confirme qu’il ne faut pas confondre « beau temps et températures élevées ». le bilan d’octobre 2009  parait banal sans commune mesure avec les discours tenus sur sa supposée chaleur exceptionnelle !

La moyenne provisoire de 2009 reste quasiment égale à celle de 2008 à 0,1° près après 10 mois !

La pluviométrie est abondante pour la première fois depuis avril

 

 

Par Gérard Staron - Publié dans : observations - Communauté : Auvergne et Massif Central
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Dimanche 1 novembre 2009

 

Températures à Montregard (43) Le bourg,   altitude 990 mètres


Matériel : abri à coupelles, hobo-pro avec une mesure toutes les 2 minutes

Mois d’octobre 2009 (19 à la fin, moyennes)

Voir articles antérieurs pour les températures du début du mois

 

date

min

heure

max

heure

moy

moy vraie

19-oct-09

-3,3

8:32

11,1

14:32

3,9

2,9

20-oct-09

4,1

20:38

8,5

0:28

6,3

6,6

21-oct-09

5,8

19:58

10,0

15:44

7,9

7,9

22-oct-09

1,9

4:12

9,9

14:32

5,9

6,5

23-oct-09

5,0

7:44

10,8

17:08

7,9

6,9

24-oct-09

3,9

2:04

15,2

16:00

9,6

9,2

25-oct-09

8,9

18:46

15,6

13:28

12,2

11,7

26-oct-09

4,2

2:22

11,6

14:58

7,9

6,8

27-oct-09

0,3

6:30

18,1

14:52

9,2

7,5

28-oct-09

6,4

5:38

19,8

14:46

13,1

11,9

29-oct-09

6,0

6:40

16,9

14:44

11,5

10,3

30-oct-09

3,9

5:10

17,5

15:02

10,7

10,0

31-oct-09

6,9

21:36

15,7

14:56

11,3

10,9

moyenne

5,1

 

13,7

 

9,4

8,6

 

Total des précipitations : 111,1 mm (premier mois arrosé depuis avril)


La fin du mois n’a guère modifié le bilan que nous avions effectué le 19.

La fin supposée exceptionnellement douce a très peu relevé les températures et octobre 2009 aura une moyenne du mois (9,4°) inférieure à celle mesurée depuis le début des observations (10,2° soit -0,8°), très proche de celle de 2008 (9°) la plus basse.

 

Voilà qui confirme la chronique 751 «  ne pas confondre beau temps et températures élevées »

L’écart entre la moyenne approchée (mini+maxi/2) et celle vraie (toutes mesures) est toujours important en octobre.

 

Remarquer quelques heures particulières de minimums et de maximums lors de l’arrivée d’airs froids ou chauds à contretemps par rapport au rythme diurne des températures !

 

Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : observations - Communauté : La Loire comme trait d'union
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Samedi 31 octobre 2009


L’anticyclone : le roi de cet automne.


      Ce sont les pressions qui accompagnent habituellement le beau temps avec de très larges plages d’ensoleillement, des après-midi aux températures agréables, parfois même chaudes pour la saison, et aux vents calmes. Cette situation idyllique souffre très souvent deux bémols  très discrets pendant ces derniers mois  de septembre et d’octobre. Le premier, la fraîcheur ou la froidure des températures minimales a été bien présent mais devait être tu. Le second, les brouillards des cuvettes et dépressions ont été réellement peu fréquents et réduits dans leur extension géographique. Toutes les études des types de temps montrent que septembre et octobre présentent un très grand nombre de ces journées.

Ce temps illustre parfaitement ma précédente chronique, avec un ressenti contradictoire, entre ceux qui se limitent à profiter du caractère agréable d’une situation sans grande contrainte sur les activités humaines et ceux qui utilisent les quelques heures chaudes de l’après-midi pour souligner les dangers du réchauffement de la planète!

Les pressions atmosphériques réduites au niveau de la mer sont en effet très hautes pendant ces mois de l’automne 2009. Sur le Centre-est de la France, les pressions ont été supérieures à 1015 hpa pendant 22 jours pour le mois de septembre et aussi pour les 28 premiers d’octobre, ce qui représente environ 3 jours sur 4. Pendant une journée sur deux sur l’ensemble des deux mois on dépasse les 1020 hpa. Les pressions ont même dépassé 1025 hpa pendant 8 jours en septembre et 4 en octobre, soit pendant une journée sur 5 pour l’ensemble de la période. Vers le 10 septembre, le baromètre est même monté au dessus de 1040 hpa sur les régions bordières de la Manche.

En altitude, la surface des 500 hpa, qui correspond en gros à la pression d’une moitié d’atmosphère, a été très élevée. Elle a dépassé plus de 3 jours sur quatre le niveau de 5700 mètres. C’est toutefois à ce niveau qu’intervient la différence entre les deux mois. En septembre la persistance d’un puissant couvercle anticyclonique d’altitude a été remarquable avec 26 jours à plus de 5700 mètres et 9 à plus de 5820 mètres, niveau rarement atteint même en été. Au contraire, Octobre marque une nette différence puisque la surface des 500 hpa n’a dépassé 5700 mètres que pendant 17 jours et 5820 mètres seulement 1 journée pour les 28 premières dates du mois.

Cette différence signifie qu’en septembre, certains épisodes orageux perturbés n’ont pas réussi à faire sauter le couvercle de hautes pressions d’altitude. C’est ainsi que du 1er au 4 ce dernier reste en place en dépit de l’épisode orageux qui a déposé l’essentiel des pluies du mois. Au contraire pendant le mois d’octobre, les hautes pressions installées au sol n’ont pas pu empêcher la circulation du jet Stream de passer par-dessus

La nature des hautes pressions était donc différente. En septembre il s’agissait d’une dominante d’air tropical qui remontait au dessus de celui du sol, un reste de la situation de l’été où je vous avais décrit le couvercle de hautes pressions remonté sur la Méditerranée. Dans ce cas l’air chaud au dessus sert de couvercle et renvoie sa chaleur aux zones plus basses et empêche les développements orageux.

 En octobre l’air est différent, il s’agit souvent de la descente d’un air froid à l’origine qui se réchauffe au contact de régions plus chaudes avec un ensoleillement abondant. C’est ainsi qu’après chaque passage perturbé les températures sont descendues très bas avec des gelées marquées au retour de l’anticyclone dans un flux de nord. Peu à peu, sous l’effet d’un ensoleillement encore abondant à cette époque de l’année, les températures remontent en liaison avec une atténuation du flux de nord au fil des jours.

Vous avez pu constater qu’en septembre comme en octobre, il y a eu un décalage entre les déclarations sur le beau temps liées à la chaleur des heures les plus ensoleillées de l’après midi et la température globale du mois. Ce contraste apparaît encore plus virulent en octobre marqué par de fortes chaleurs mais aussi des gelées sévères.

Ces situations anticycloniques sont souvent complexes avec l’affrontement entre plusieurs éléments, l’ensoleillement qui pousse les températures vers les sommets et la masse d’air qui en fonction de son origine vient ajouter son impact vers la chaleur, ou corriger le tout vers le bas en particulier pour les températures minimales du matin.

Pendant ces deux derniers mois, l’origine de ces masses d’air a plus souvent contredit l’influence de l’ensoleillement qu’il ne l’a renforcé, avec une dominante de flux de nord.

Plus des deux tiers des jours anticycloniques se sont produits par des temps de nord et de nord-est, soit 29 jours sur 44 pour l’ensemble des deux mois. Quand les hautes pressions s’installent sur l’Atlantique ou remontent sur les Iles Britanniques, les flux qui arrivent chez nous, les contournent par l’est et l’air provient directement des hautes latitudes. Ceci contribue à corriger les températures vers le bas, mais aussi à accroître le contraste entre les températures minimales  du matin et les maximales de l’après midi. En saluant l’observateur du poste, c’est ainsi qu’à Saint Genest Malifaux, dans le trou du sapt à 920 m, le 7 septembre il fait -1,8° de minimum pour 23,9° de maximum, une belle amplitude de 25,7° dans la journée. Le 30 septembre fait presque autant de -3,6° à 21,6°, pour une amplitude de 25,2°. A Saint Etienne, le 5 octobre une amplitude de près de 20° existe entre les 8° du matin et les 27,8° de l’après-midi.

En effet l’air de nord-est qui arrive est particulièrement sec en raison de son origine ou de son long trajet sur des régions continentales avant de nous parvenir. La très faible hygrométrie rend difficile la formation  des brouillards de la fin de nuit. De ce fait, le rayonnement nocturne agit au maximum par ciel dégagé pour abaisser les températures dans les cuvettes froides, surtout celles de moyenne altitude. Dans la journée, cette sécheresse de l’air provoque un ensoleillement persistant du lever au coucher de l’astre, ce qui accentue d’autant  la remontée du thermomètre.

Cet automne restera dans les esprits pour son beau temps très ensoleillé, mais sûrement pas dans les tablettes des températures moyennes. L’automne 2006, où la conjonction entre l’ensoleillement et la provenance de la masse d’air avait été plus convergente, présente des moyennes supérieures de près de 3 degrés par rapport à 2009.

Il n’y a peut être que deux cas qui resteront dans les tablettes. Les quelques journées d’octobre, 4 au total, où, à la forte présence de l’ensoleillement, s’est ajouté un flux de sud en liaison avec un anticyclone situé derrière les Alpes. Ce sont souvent les coups de chaud qui précèdent les grosses pluies cévenoles.

Le second cas correspond aux régions méditerranéennes. Lors de ces temps anticycloniques accompagnés de flux de nord ou de nord-est, l’air, après avoir franchi les hauteurs des reliefs qui encadrent le grande bleue, redescend sous un ciel lumineux. Il accentue son réchauffement au rythme de 1° par 100 mètres, même pour les températures minimales. Pas étonnant que presque tous les matins, pour masquer les petits degrés de Charleville Mézières, de Romorantin ou des postes du Massif central, on vous réchauffe avec les températures de la Côte d’Azur, du Languedoc ou du Sud-ouest.

L’anticyclone est toujours très présent en automne, avec de nombreuses journées ensoleillées,  encore plus en 2009. Surtout, ne confondons pas températures et beau temps !

 

Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain  pour une nouvelle chronique de climatologie, le texte étant repris sur zoom42.fr et ce blog : http:// gesta.over-blog.com.

Bonne semaine à tous

Par Gérard Staron - Publié dans : actualité climatique - Communauté : Le champ du monde
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Vendredi 30 octobre 2009

 

Prévisions du 31 octobre au 3 novembre 2009

 

Avec la Toussaint tout change, le mois mais aussi le temps qui s’adapte à sa réputation.

Les perturbations océaniques de nord-ouest qui piaffent d’impatience depuis de nombreuses journées sur l’Atlantique arrivent. La moitié nord du pays est en première ligne avec vent violents  précipitations et baisse des températures.

Chez nous, ce temps arrive toujours en retard avec des excès venteux et pluvieux plus modérés, concerne d’abord la bordure nord du Massif central des Combrailles au Roannais, puis l’ensemble des massifs montagneux.

Après avoir bénéficié des dernières heures de beau temps dans un flux de sud, les perturbations pluvieuses suivent. Elles déposent leurs pluies sur tous les reliefs. Les dépressions qui longent la Loire (Bassin du Puy, Plaine du Forez) et l’Allier ( Limagnes) à l’intérieur du massif sont moins arrosées dans un abri relatif. Les températures chutent ensuite.

 

Samedi :

La dernière belle journée anticyclonique.

Les températures restent douces pour la saison.

Dans un léger flux de sud, les dépressions qui longent la Loire et l’Allier conservent des maximales élevées sous un ciel ensoleillé.

Les premières cellules pluvieuses viennent mourir en fin de journée à partir de l’ouest sur les crêtes du Sancy aux Combrailles.

 

Dimanche :

La Toussaint marque le changement de temps.

La petite tempête d’ouest qui règne en Manche n’effleure que la bordure nord de nos départements. Ailleurs elle accélère le flux de sud.

Les températures restent douces pour la saison sous un ciel de plus en plus couvert au fil des heures à partir du nord-ouest.

Toutefois, les dépressions qui longent la Loire et l’Allier conservent  des températures maximales élevées et un ciel plus ensoleillé.

Les premières pluies atteignent nos départements en fin de journée et se poursuivront en s’accentuant dans la nuit suivante.

 

Lundi :

Une journée des Morts pluvieuse

Les fronts pluvieux traversent la région dans la journée. Les reliefs sont particulièrement arrosés, les dépressions qui longent la Loire et l’Allier beaucoup moins.

Si les températures matinales restent douces, la baisse concerne celles de l’après-midi, en raison d’un ciel couvert, mais aussi d’un changement d’orientation du vent qui passe au nord.

 

Mardi :

Dans l’air froid qui suit le passage perturbé, les températures continuent leur baisse.  Les gelées reviennent sur les plateaux du cœur du Massif central et surtout leurs cuvettes de moyenne altitude. Les maximales deviennent basses.

Après une accalmie dans les précipitations, de nouvelles perturbations arrivent dans la journée

Le mistral modéré  revient en vallée du Rhône.

 

Le changement de temps de la Toussaint semble durable, la période perturbée devrait continuer, à confirmer le 3 novembre dans la nouvelle prévision.

 

Gérard Staron
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Mercredi 28 octobre 2009

Le bilan de l’eau

Situation fin septembre 2009

Départements de Loire et Rhône
Gérard Staron


 

Vous pourrez retrouver cet article dans le prochain numero 55 du Météo Fil de l'association


Septembre a continué de creuser un déficit pluviométrique (Evapotranspiration potentielle supérieure aux précipitations) déjà important à la fin de l’été météorologique.

Tous les postes sont concernés de façon peu différenciée, même ceux où l’orage du 24 août dans les monts du Forez avaient provoqué un léger excédent en Août. Pour ces derniers, Leigneux et Saint Just en Bas, la colonne « cumul de saison chaude » n’est pas renseignée en raison de cet arrêt provisoire du déficit en Août.

 

station

déficit septembre

cumul saison chaude

Pierre Bénite

-38,1

-437,6

Corbas

-47,4

-392,8

Ecully

-34,2

-392,2

Bron

-26,3

-387,2

Villefranche

-29,3

-352,5

Anse

-15,4

-334

Montmelas

-26,4

-299

Andrézieux

-22,8

-294,4

Saint Etienne

-19,7

-264,1

Montchal

-26,4

-256,6

Bard

-35,4

-240,1

Violay

-13,8

-233,4

Montregard (43)

-28,7

-229,7

Tarentaise

-30,4

-206,1

Noirétable

-20,7

-201,9

St Just en Bas

-33,9

non significatif

Leigneux

-27,2

non significatif

 

L’écart très important entre les postes du Rhône, très secs, et ceux de la Loire à la fin août est confirmé. Le contraste a même été renforcé sur l’agglomération lyonnaise. On peut cependant être surpris du grand déficit des montagnes méridionales comme le Pilat, leur prolongement des monts du Vivarais et la moitié méridionale des monts du Forez lors d’un mois où habituellement la réserve hydrique du sol se reconstitue. Ces zones ont été moins affectées par l’épisode du 1er septembre. Les pluies méditerranéennes ne sont pas remontées jusqu’à elles.

Après 2008, très pluvieuse, l’année 2009 restera marquée par une sécheresse tenace pendant une longue saison chaude !

Par Gérard Staron - Publié dans : climatologie - Communauté : Le champ du monde
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Dimanche 25 octobre 2009

 

Prévisions du 27 au 30 octobre 2009

 

La présence de l’anticyclone se renforce sur la France  avec des pressions de plus en plus fortes

Assez beau temps dans l’ensemble.

Les précipitations sont terminées. Le total pluviométrique provisoire actuel du mois d’octobre (79.9 mm à Saint Etienne, 110 mm à Montregard 43) pourrait devenir définitif en de nombreux secteurs.

Les vents sont faibles et de directions changeantes.

Les brouillards matinaux sont présents dans les zones basses et sur les zones orientées au nord. Ils cèdent la place à un ensoleillement abondant pendant le reste de la journée surtout dans les zones d’altitude.

Les températures sont douces pour la saison mais les écarts s’accroissent entre des minimales basses avec quelques risques de petites gelées dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central, en particulier la Margeride et les hautes terres entre Forez et Livradois et des maximales qui augmentent peu à peu au fil des jours.

 

Lundi :

Notre précédente prévision reste valable, nébulosités au nord du Pilat, mistral en vallée du Rhône, températures douces. Toutefois de petites gelées sont possibles dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central.

 

Mardi :

Un temps calme et nuageux.

Les nébulosités matinales sont très présentes en particulier sur le Forez, le Roannais. Sur ces régions elles pourraient persister tard dans la journée.

Par ailleurs, les températures maximales augmentent un peu sous l’effet de l’ensoleillement, de l’installation d’un flux de sud modéré.

Le mistral disparait.

 

Mercredi :

Les nébulosités matinales et brouillards dans les dépressions  semblent en régression par rapport à la veille

Les températures continuent une très légère hausse avec des minimales sans grand risque de gelée sauf sur les plateaux du centre du massif central (Margeride, hautes terres entre Forez et Livradois) et des maximales agréables pour la saison en raison d’un ensoleillement plus présent .

Vent faible plutôt en provenance du sud.

 

Jeudi :

Peu de changements : les nébulosités matinales des dépressions cèdent la place plus tôt au soleil.

Les températures minimales sont en baisse en raison d’un rayonnement nocturne plus marqué surtout au cœur du Massif central, les maximales continuent leur hausse sous l’effet de l’ensoleillement.

Retour d’un mistral modéré en vallée du Rhône.

 

Vendredi :

La même évolution continue avec l’assèchement de l’air : moins de nébulosités matinales et plus de soleil.

Les températures minimales continuent leur baisse avec le retour d’un petit risque de gelées dans les cuvettes de moyenne altitude du cœur du Massif central alors que les maximales sont de plus en plus agréables.

Vents faibles de directions changeantes.

 

Cette situation pourrait continuer pendant le week-end..

 A confirmer vendredi 30 octobre.

 

Gérard Staron

Par Gérard Staron - Publié dans : météo - Communauté : La Loire comme trait d'union
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