Vendredi 3 juillet 2009

 

Premières étapes de Monaco à Montpellier

 

La Grande Boucle commence le long de la Méditerranée de la Côte d’Azur au Languedoc. Les bords de la Grande bleue ne s’accompagnent pas toujours, même en été « d’un ciel enchanté » et le vent sera la principale contrainte rencontrée par l’épreuve.

L’épisode orageux qui a commencé jeudi sur la France est souvent suivi d’un temps de nord qui subit une accélération brutale dans la vallée du Rhône jusqu’à son débouché sur la mer avec le mistral et la tramontane. Le passage de la course au droit de l’axe Rhodanien correspond avec cet épisode venteux.

 

Samedi :

L’épreuve contre la montre de Monaco ne connait pas le mistral qui n’atteint presque jamais ce secteur de la côte d’azur.

Le temps devrait être assez couvert par-dessus les Alpes avec un risque de débordement de pluies orageuses jusqu’à la côte au moment de l’étape contre la montre

La renverse d’est, vent local qui se lève dans l’après-midi pourrait souffler parallèlement à la côte dans le sens Italie –France. Sur un circuit court, son impact sera limité

 

Dimanche jusqu’à Brignoles, la course suit l’intérieur

Au départ le vent est faible jusqu’au massif de l’Estérel avec une atmosphère  relativement couverte et humide

Ensuite le mistral se lève sous un ciel de plus en plus lumineux et des températures de plus en plus élevées ( maximum supérieur à 30° sous abri, beaucoup plus sur la route).

Le mistral forcit au fur et à mesure que l’on approche de l’arrivée avec des vitesses susceptibles de l’influencer et il arrive le plus souvent de côté par rapport à la course. Toutefois deux secteurs avec changements d’orientation peuvent être utilisés pour des coups par les équipes :

--- Après Carces, la route devient Nord-sud avec un vent arrière favorable

--- Ensuite, jusqu’à l’arrivée, sur l’ancienne nationale 7, l’itinéraire devient à nouveau est-ouest  avec un vent de côté susceptible de provoquer des bordures.

 

Lundi :

De Marseille à La Grande Motte, le Tour traverse des régions qui ont laissé leur empreinte sur la course en particulier en 1969 lors d’une étape Aubagne – La Grande Motte où un mistral virulent avait obligé à la neutralisation d’une partie de l’épreuve, ou dans la traversée de la Camargue au soleil implacable comme dans l’opéra Mireille de Gounod.

Ce lundi, la course rencontre encore la chaleur, maximales sous abri supérieures à 30°, mais aussi le mistral qui faiblit cependant au cours de la journée en s’orientant du nord au nord-ouest.

Au départ jusqu’aux Baux de Provence le vent fort sera de face ou ¾ face pour gêner la progression des coureurs.

Ensuite, des Baux à Villeneuve en Camargue, le tracé qui descend vers le sud est poussé par un vent favorable ou ¾ arrière

Enfin l’étape se termine en longeant le tracé de la côte en Camargue et les flux atmosphériques sont à nouveau de côté ou ¾ face.

 

Mardi :
Pour le contre la montre par équipe de Montpellier, le vent change de nom, du mistral on passe à une tramontane faiblissante

Elle souffle de face au départ jusqu’à Grabels, puis de côté jusqu’à Cournonterral et enfin favorablement jusqu’à l’arrivée.

Les températures sont un peu plus faibles et le ciel moins lumineux que la veille

 

Gérard Staron

 

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Vendredi 3 juillet 2009


Déluge sur Saint Etienne (2/07/2009- sites inondés)

 

Le total des précipitations se monte à 73 mm dont 72 mm en 3 heures de 19h 30 à 22h 30 à ma station du nord de la ville.

Un tel abat devait provoquer quelques dégâts sur un milieu urbain avec de fortes pentes et de nombreuses zones basses. La presque totalité des sites inondés correspondent à ceux que j’avais mis en évidence dans le rapport effectué en 2005 pour le ministère de l’Ecologie et du développement durable sur les problèmes de l’eau et de l’air à Saint-Etienne et à Lille.

Une tournée des zones concernées a été effectuée et je remercie ceux qui m'ont transmis leurs informations. Elle a permis de constater que la plus grande partie des points inondés ont déjà connu des problèmes dans le passé.

On remarque toutefois :

La partie orientale de la Ville sur le bassin de l’Isérable semble avoir été moins affectée que lors des orages antérieurs. Sur les sites qui longent ce petit cours d’eau, seuls ceux de la rue Vacher et de la Rue de la Talaudière au carrefour avec la rue Necker gardent des laisses de crues montrant une hauteur de 50 cm environ sur les chaussées au maximum. Les signes d’inondation étaient très faibles sur l’autoroute A72 au pied de Montreynaud et quasiment nuls sur le Boulevard Fauriat pourtant affectés le 25 octobre 2004, le 24 août 2002 et surtout le 23 août 1994 la plus grosse inondation. La mise en place du bassin d’orage de Chateaucreux et les travaux au niveau du bas de Montreynaud ont-ils limité l’impact ?

 

La partie occidentale, moins concernée habituellement, a supporté les principaux impacts avec 3 points déjà connus:

1)      Dans le quartier Jacquard, le bas des rues J-J Rousseau et Palluat de Besset  et leur débouché sur le boulevard urbain. Les eaux descendant du crêt de Montaud viennent buter sur la voie ferrée, le flux est concentré par les deux ponts et inonde le secteur comme en août 1994. Une plaque d’égout et son support ont été partiellement détachés de la chaussée au carrefour des rues Rousseau et Jules Verne.

2)      Le Ruisseau du Merdary a débordé  à son arrivée sur le quartier de Bellevue, en particulier rue Allemane avec 50 cm d’eau. Le même secteur avait été affecté dans des proportions plus grandes en Août 1994 et aussi en juillet 2000 et 2001

3)      La rue Claude Odde, dans le creux sous les ponts de la voie ferrée et le boulevard Thiers, a été déjà inondée en 1993 et août 1994

Le Rieutord qui descend du Golfe vers la zone de la Doa semble avoir connu quelques débordements alors qu’il est moins concerné par les événements anciens.

Le Furan s’est contenté d’éroder ses rives en aval à proximité du Moulin Picon. Les impacts semblent inexistants par ailleurs. Il en est de même sur l’Onzon frappé en novembre 2008 et décembre 2003.

Le Furet, petite rivière descendant de Planfoy, n’a pas débordé selon ses habitudes. Il est quasiment impossible de retrouver sur ce ruisseau une inondation ancienne aux dégâts avérés, pourtant il présente « la zone inondable rouge » la plus étendue en fonction de sa taille, mais aussi un projet de barrage pour la protection contre les inondations !


Ce petit panorama est peut-être incomplet car des sites ont pu échapper à la sagacité de nos visites rapides ! Je vous serais très reconnaissant de nous les signaler par un commentaire si c’était le cas !


Il s’agit d’une inondation urbaine. Les cours d’eaux étant tous couverts, les rues se changent souvent en rivières lors des orages intenses. La pente forte des collines de la ville concentre les eaux sur des points bas. S’il existe alors une contrepente en aval, s’il existe le moindre obstacle à l’écoulement, si les bouches d’égouts sont bouchées ou insuffisantes pour transmettre le flux vers les cours d’eaux souterrains, l’eau s’accumule et inonde le secteur. L’architecture et l’urbanisme ont un rôle important pour protéger ou accentuer ces inondations et il est souvent regrettable que ce point n’ait pas été toujours pris en compte dans les aménagements urbains et les constructions !

 

Gérard Staron 

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Vendredi 3 juillet 2009


Déluge sur Saint Etienne

 

Sur mes prévisions envoyées ce matin à zoom42.fr et placées sur ce blog, hélas avec une mise en page défectueuse, notre alerte pour jeudi soir était judicieuse.

Quant les orages arrivent en soirée après une journée particulièrement chaude qui a rendu l’air très instable leur puissance est maximale.


Entre 19h30 environ, heure du début des fortes précipitations, témoignage de Marcel avec la photo jointe mais aussi de ma fille au téléphone et 22h 30 à l’arrivée à mon domicile, mon pluviomètre a recueilli en 3 heures : 72 mm. C’est la plage horaire où les orages sont toujours les plus violents. La précipitation se poursuivait encore à un rythme plus modéré.

Une telle valeur peut constituer un record absolu sur la ville de Saint Etienne. Je n’ai pu vérifier toutes mes archives mais pour l’instant je peux présenter un abat de 67,2 mm en 30 minutes au laboratoire municipal le 23 août 1994 et le record sur 24 heures de 98 mm à mon poste le 1er novembre 2008 et de 99 mm à Bouthéon en novembre 1996. Des orages de plus de 100 mm sont connus sur la région , à deux reprises à Yssingeaux ou le 31 mai 1995 à Tarentaise avec 138mm.


L’image de satellite transmise par Claude en début d’Après midi montre la masse nuageuse qui remonte de la vallée du Rhône et est passée ensuite par-dessus le massif du Pilat pour aborder la ville de Saint Etienne d’une façon particulière. Au moment où j’écris ces lignes elle continue sa marche en direction du nord.

Les trajectoires d’orages sont souvent fantasques, celle-ci mérite une analyse plus approfondie. Depuis le matin de grosses cellules orageuses avançaient à partir de l’ouest et de la région bordelaise, Il semble qu’ un petit phénomène de blocage l’ait dévié et fait remonter vers le nord !
Avec un tel total pluviométrique, des inondations localisées sont possibles
Correspondent-t-elles aux sites inondables que j'avais identifiés dans le cadre d'un rapport sur les problèmes de l'air et de l'eau à Saint Etienne et à Lille, effectué en 2005 pour le ministère de l'écologie et du développement durable ?
A suivre
Gérard Staron

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Jeudi 2 juillet 2009


Prévisions du 1er week-end de juillet 2009




 Le beau temps chaud d’été que nous connaissions vit ses dernières heures. Une descente d’air froid en provenance des hautes latitudes chasse l’anticyclone d’altitude qui nous protégeait partiellement à partir de la Méditerranée. Les orages discrets ces derniers jours sur nos départements prennent de l’ampleur. Dès jeudi à partir de la mi-journée, leur développement est de plus en plus généralisé et quotidien dans l’après-midi et en soirée. Les premiers orages qui arrosent dans la matinée de jeudi l’Aquitaine devraient arriver chez nous en soirée. Leur arrivée sur un sol surchauffé à une heure où ils sont souvent virulents peut leur donner un caractère dangereux par la Foudre, les traînées de grêle et les très fortes précipitations locales susceptibles de causer de petites inondations en particulier en milieu urbain.

 Attention jeudi soir,
en particulier sur la partie Auvergnate de nos départements. Les phénomènes orageux, puis pluvieux se développeront tous les jours jusqu’à ce que la baisse des températures en liaison avec un vent de nord ait rendu l’atmosphère plus stable. Cette évolution prend tout le week-end. Le versant rhodanien de la bordure orientale du Massif central au sud du massif du Pilat et du défilé de Vienne sera globalement à l’abri des phénomènes orageux, gardera des températures élevées, mais sera affectée surtout en fin de l’épisode par un mistral virulent.

 Vendredi : Après une accalmie jusqu’à la mi-journée, les phénomènes orageux reprennent dans l’après-midi et en soirée sur l’ensemble de nos départements Première baisse des températures maximales, les fortes chaleurs sont terminées mais le thermomètre reste convenable pour la saison Mistral modéré en vallée du Rhône

Samedi : Reprise du mécanisme pluvio-orageux à partir de la mi journée. Les précipitations sont plus fortes et généralisées que la veille. Températures sans grand changement

Dimanche : Les précipitations sont globalement abondantes et généralisées à partir de la mi –journée. Leur caractère est de moins en moins orageux et de plus en plus pluvieux. Les températures restent sans changement Lundi : L’air froid en provenance du nord a envahi nos régions. Il laisse une forte nébulosité surtout matinale sur tous les reliefs au nord de l’axe montagneux du Mézenc au Pilat Sur ces mêmes régions il provoque la seconde chute des températures qui deviennent indignes d’un début juillet Un mistral virulent s’installe dans la vallée du Rhône sous un ciel qui conserve sa luminosité et une partie de sa chaleur

Prochaine prévision lundi 6 juillet

 Bon week-end en dépit de toutes ces nouvelles arrosées.

Gérard Staron
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Mercredi 1 juillet 2009


Les Températures de Saint Etienne ( Le Soleil, Le Marais altitude 500 mètres) :

Mois de juin 2009



station du réseau de l'association publiée dans le N°51
bulletin "Météo fil"

Matériel : Hobo pro avec sonde dans abri à coupelles et 1 mesure toutes les deux minutes

Minimum et maximum quotidiens.

Ces observations sont aussi publiées dans le prochain bulletin de l’Association des météorologistes d’entre Rhône et Loire avec une trentaine d’autres postes des 2 départements.

 

 

date

min

max

moyenne

moy. vraie

Précipitations

1-juin-09

11,6

22,3

16,9

16,2

 

2-juin-09

12,1

25,3

18,7

18,5

 

3-juin-09

13,3

24,8

19,1

18,6

 

4-juin-09

10,2

23,2

16,7

16,9

 

5-juin-09

12,0

23,8

17,9

16,3

10,1

6-juin-09

12,3

20,6

16,4

15,4

0,3

7-juin-09

11,7

20,4

16,1

16,1

0,2

8-juin-09

11,3

21,3

16,3

16,2

18,1

9-juin-09

8,9

23,4

16,1

15,5

 

10-juin-09

9,3

24,6

17,0

17,8

2,6

11-juin-09

15,3

22,6

18,9

18,4

 

12-juin-09

9,8

25,3

17,5

17,7

 

13-juin-09

12,0

29,5

20,7

20,6

 

14-juin-09

15,2

32,4

23,8

21,4

7,2

15-juin-09

17,7

29,2

23,5

20,7

12,3

16-juin-09

15,3

21,5

18,4

17,7

 

17-juin-09

13,0

28,6

20,8

20,6

 

18-juin-09

18,2

30,1

24,2

22,0

9,9

19-juin-09

14,2

23,4

18,8

17,7

2,2

20-juin-09

11,3

18,1

14,7

13,9

 

21-juin-09

9,4

18,6

14,0

13,1

 

22-juin-09

10,7

19,5

15,1

14,7

 

23-juin-09

8,4

21,0

14,7

14,4

 

24-juin-09

11,7

24,7

18,2

17,0

 

25-juin-09

13,8

26,8

20,3

20,2

4,5

26-juin-09

16,5

24,9

20,7

18,7

 

27-juin-09

13,5

22,1

17,8

17,5

 

28-juin-09

12,9

28,8

20,8

20,4

 

29-juin-09

16,4

29,4

22,9

22,8

 

30-juin-09

17,9

29,5

23,7

23,5

 

moyenne

12,9

24,5

18,7

18,0

67,4

 

Les températures de juin sont très proches de celles des années précédentes loin derrière les fortes chaleurs de 2006

2008 : 18°

2007 : 18°

2006 : 20,1°


Les précipitations sont inférieures aux normales, proches de 100 mm en juin, mois le plus arrosé selon certaines séries sur la région stéphanoise.

 

La particularité du mois concerne l’écart entre la moyenne approchée ( mini + maxi/2) et la moyenne vraie ( toutes mesures). Avec O,7°, Il égale le record au niveau de la moyenne mensuelle atteint en juillet 2006 et septembre et octobre 2007. Pendant 3 journées le 14 , le 15 et le 18°, l’écart dépasse 2°, il s’agit aussi des jours les plus chauds avec les deux aux maximales supérieures à 30° et le seul où les minimales dépassent 18°. Ce n’est vraiment pas un hasard, et confirme mes études des numéros 35, 35 et 36 parues dans « Au fil du temps » le bulletin des météorologistes d’entre Rhône et Loire.

 

Gérard Staron

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Mardi 30 juin 2009

Le bilan de l’eau

Situation fin mai 2009

Gérard Staron


 


Article prochainement publié dans le N°51
"le Météo fil" en Rhône et Loire

Le mois de mai, habituellement l’un des plus arrosé de l’année, présente un déficit pluviométrique sur l’ensemble des stations de l’association pour lesquelles nous suivons le bilan de l’eau. Partout les précipitations indigentes, environ la moitié du total d’une année normale ont été inférieures à l’ETP ( Evapotranspiration potentielle) dopée par des températures élevées.

 

déficit pluviométrique

mars-09

avr-09

mai-09

cumul

Pierre-Bénite

-5,5

-17,2

-77,5

-100

Bron

 

-21,2

-69,1

-90,3

Ecully

 

 

-87

-87

Corbas

 

-18,8

-59,6

-78,4

Leigneux

-10,6

-12,1

-54,3

-77

Anse

 

 

-76,5

-76,5

Montmelas

 

 

-76

-76

Villefranche

 

 

-75,6

-75,6

Andrézieux

 

 

-68,1

-68,1

Saint-Etienne

 

 

-64,5

-64,5

Violay (Gabotin)

 

 

-56,7

-56,7

Montchal

 

 

-52,3

-52,3

Noirétable

 

 

-49,9

-49,9

Tarentaise

 

 

-49,1

-49,1

Bard

 

 

-43,5

-43,5

 

Le tableau ci-dessous mentionne le déficit induit depuis son apparition continue pendant la saison chaude. En raison de l’abondance en eau du mois d’avril, il commence souvent en mai.

Deux enseignements majeurs :

1)      le manque d’eau frappe plus particulièrement la partie rhodanienne que la ligérienne  où les monts du Forez sont apparemment les moins atteints

2)      Un début de la sécheresse estivale en avril ou mai est normal dans les régions basses, plaines du Forez, vals du Rhône et de la Saône. Son extension aux régions d’altitude est plus exceptionnelle. Ces dernières, conservent habituellement[1] un excédent  pluviométrique pour le mois de mai sur les monts du Lyonnais et jusqu’à fin juin sur ceux du Pilat et du Forez. En mai,  Violay présente un excédent de 11mm, Tarentaise de 42 mm et Noirétable  de 26 mm selon des calculs effectués autrefois à partir de la série 1951-70.

 

Heureusement que la ressource en eau de la saison froide a été abondante, en particulier lors des derniers mois de 2008, car le spectre de la sécheresse revient un peut tôt en 2009, dès le mois de mai.



[1] Gérard Staron « Méthodologie pour une meilleure connaissance de la ressource en eau : application expérimentale au bassin de la Loire supérieure » Revue de géographie de Lyon 1982/3 p267 à 286

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geoca_0035-113x_1982_num_57_3_3977?_Prescripts_Search_isPortletOuvrage=false

 

 

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Lundi 29 juin 2009


Prévisions du 29 juin au 2 juillet

 

  La situation météorologique ressemble à celle d’un anticyclone d’été. Les hautes pressions sont plus présentes en altitudes qu’au sol où une couche d’air chaud et instable peut se développer chaque jour.

La journée commence régulièrement par une matinée ensoleillée où les températures montent à des niveaux nettement estivaux, sans excès dans nos départements, en raison d’un petit courant de nord. Ensuite cette couche d’air chaud instable provoque la mise en place de cumulus de plus en plus épais jusqu’au moment où les hautes pressions d’altitude freinent ou empêche le mécanisme et son aboutissement l’orage. Ces derniers seront présents chaque jour localisés, variable géographiquement ce qui rend leur prévision difficile. Ils seront très limités sur nos départements où ils constitueront l’excroissance de masses pluvieuses présentes sur l’est du pays où le Jura et les Alpes seront plus arrosés. Seuls les reliefs sont concernés sur le Massif central et le secteur le plus sensible pourrait être l’axe des monts du Pilat à ceux du Beaujolais.

 

Lundi :

Temps estival

Quelques structures orageuses sont possibles sur les reliefs surtout ceux du Pilat au Beaujolais

Le flux de nord entretient un mistral modéré en vallée du Rhône

 

Mardi :

Temps estival avec les mêmes risques orageux et un mistral identique que la veille

 

Mercredi :

Temps plus nettement estival,

Risque orageux très faible, légère hausse des températures maximales, mistral faiblissant

 

Jeudi 

Temps estival chaud sans grand changement, sauf l’arrivée par le sud-ouest d’une masses nuageuse et pluvieuse plus structurée qui peut atteindre avant la soirée les reliefs volcaniques auvergnats et constitue l’amorce d’un changement de temps.

 

Bonne semaine


Prochaine prévision jeudi 2 juillet avec une détérioration possible pour le week-end à confirmer


Sur http:// gesta.over-blog.com une prévision spéciale Tour de France


Gérard Staron
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Dimanche 28 juin 2009

Pour aller voir « La belle Aurore », ballade anglaise du XVIIème siècle, nous sommes partis vers Lille.

Née à « Jeanne de Flandre », cette dernière, second prénom, était, comme son nom ne l’indique pas, une Duchesse de Bretagne qui a mené au XVème siècle la guerre des « Jeanne » contre Jeanne de Penthièvre avec une bataille gagnée à l’est de Vitré, soit près de Mayenne !

Plus banalement, la question de ce mercredi était de savoir si mon plein d’essence allait être suffisant pour rallier la capitale « chti » à partir de celle du Forez.

Ce mercredi le vent dominant vient du nord dans le sillon des plaines de la Saône où il est canalisé par les axes du relief. Après un bouchon Lyonnais peu ragoûtant, mon ordinateur de bord m’annonce que mon carburant me permet à peine de rallier mon point d’arrivée. Quand Il me reste à faire 600 km, il m’annonce « à la pompe » dans 600 km. De même pour 500 km à l’amorce du plateau de Langres. Dans cette remontée de la Bourgogne, mon véhicule évolue avec un vent de face assez virulent sur les autoroutes A6 puis A31.

La partie suivante du trajet s’infléchit vers l’ouest sur le tronçon d’autoroute A5 entre Langres et Troyes. Le vent de nord-est arrive cette fois de ¾ arrière par rapport à mon véhicule. Je sens immédiatement la baisse de ma consommation de carburant. A proximité de la capitale Auboise, à la moitié du trajet, il me reste 375 Km à accomplir  et mon indicateur de bord me signale qu’il me reste de l’essence pour effectuer 450 Km.

Alors sur l’A26, je reprends un parcours vers le nord face au vent dans les paysages céréaliers de la champagne pouilleuse agrémentés de quelques bosquets de pin noir. A proximité de Chalon en Champagne, j’ai perdu toute la marge de sécurité en essence que j’avais acquis. Pour rejoindre Lille, il me reste 319 km à accomplir quand mon ordinateur de bord ne m’attribue que 325 km de carburant.

La trajectoire de mon itinéraire s’infléchit alors vers l’ouest dans la traversée de la Marne pour rejoindre l’A4 à proximité de Reims, et reprendre l’A26 en direction de Laon. Le vent qui provient alors d’est-nord-est en raison de la position par rapport à l’anticyclone de la mer du Nord n’est plus  défavorable, de côté jusqu’à la ville du sacre des Rois de France puis de ¾ arrière. Ma consommation diminue, mon indicateur de bord m’indique à 150 km de Lille qu’il me reste dans mon réservoir pour effectuer 220 km.

Ensuite en direction de Saint Quentin, de Cambrai et ses bétises, et enfin vers Lille , le parcours se redresse progressivement vers le nord et selon les tronçons le vent toujours virulent, comme visible sur les champs d’éoliennes, arrive de côté ou de ¾ face, ma marge de sécurité de carburant n’augmente plus et mon viseur de réserve de survie s’éclaire à 20 km du but que j’ai pu rallier sans passer à la pompe.

Avec un parcours homogène sur autoroute, effectué à une vitesse de croisière identique vers 120 km/h et selon un mode de conduite inchangé, l’impact de la direction du vent par rapport à la trajectoire d’un véhicule est au moins aussi importante pour la consommation en carburant d’une automobile que pour le déroulement d’une épreuve cycliste !

Au retour, ce dimanche, avec un vent faible, champs d'éoliennes à  l'arrêt au long du trajet, à aucun moment il n'y a eu quelque doute que ce soit, que le plein mênerait à la fin ! 

Gérard Staron

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 27 juin 2009

                                                                                  
                                                                                       Chronique N°733

       Contrairement à 2008, l’année en cours semble être excellente au niveau des productions fruitières.
En 2008 ma récolte de mirabelles, de coings n’avait été nulle, celle de cérises et de griottes limitée à quelques fruits acides et pleins de pucerons, celle de pommes et de poires à peine meilleure. Ne parlons pas des groseilles la récolte la plus congrue de ces dernières années.
 En 2009 tout change, les fruits déjà produits présentent une réelle abondance avec une qualité certaine, peu de pucerons et les espoirs de récoltes pour ceux à venir paraissent tout à fait intéressants.
 Des facteurs climatiques importants expliquent cette situation.
 Pour se développer les végétaux doivent subir préalablement un hiver suffisamment rude pour faciliter le démarrage de la plante et la floraison, ce que l’on nomme la vernalisation. Pour les arbres fruitiers, selon Mathon et Stourn, extrait de « Température et floraison » « les pommiers, pruniers, amandiers, cerisiers, abricotiers, pêchers nécessitent souvent une cinquantaine de jours entre 0 et 10° pour lever leur dormance et peut être induire leur mise à fleur. C’est ainsi que, par exemple, dans le sud de la Californie et la Floride, on ne peut cultiver de Pêchers, l’hiver étant trop tiède pour autoriser la floraison. Le froid est nécessaire à la levée de la dormance du cassissier. » Toute la différence entre 2008 et 2009 se situe à ce niveau. L’an dernier la très grande clémence des températures de janvier et février avait gêné cette vernalisation alors que la rigueur de l’hiver 2009 l’a facilité. Voilà qui peut expliquer la floraison très abondante et par voie de conséquence l’importance de la récolte d’autant plus que d’autres facteurs climatiques ne sont pas venu perturber ce début prometteur.
 Le second moment sensible du développement des arbres fruitiers concerne la sensibilité aux gelées de printemps qui surviennent quand les végétaux ont effectué un départ prématuré. Alors que ces arbres fruitiers peuvent supporter des gelées sévères au cœur de l’hiver, ces dernières effectuent des dégâts importants quand elles affectent les végétaux au moment de la floraison ou de la formation du fruit. Alors qu’en plein hiver -20° peuvent n’avoir aucune conséquence, -2 à -3° lors de ces phases sensibles peuvent provoquer des dégâts irrémédiables et ruiner totalement la récolte. Plus la végétation connaît un démarrage précoce au sortir de l’hiver et plus elle risque de connaître le coup d’arrêt d’une gelée tardive, ce qui s’était produit en 2008 lors des coups de froid qui avaient suivi la fête de Pâques dans le département du Gard en affectant en particulier la récolte des abricots. L’allure prise par le climat de 2009 est toute différente. Après un hiver nettement plus froid que la normale, mars a connu des températures légèrement plus clémentes que les moyennes, avril a été indemne de gelée avec des températures élevées et mai a renforcé la tendance. Toutes conditions qui ont facilité les bonnes conditions de développement des fruitiers.
 Par ailleurs les régions méridionales de la France grosses productrices de fruits, ont connu une pluviométrie de saison froide très abondante cette année, autre facteur favorable.
 Ceci ne veut pas dire que les conditions économiques seront aussi bonnes pour le revenu des agriculteurs. Une récolte abondante facilite toujours la surproduction et l’effondrement des cours. Le marché d’un fruit de printemps connaît toujours 4 périodes.
 1) Lors de l’arrivée des premiers fruits, les prix sont élevés car l’engouement des consommateurs est supérieur aux quantités que les producteurs peuvent placer sur les marchés. C’est pour cette raison qu’il est important d’être le premier à produire pour bénéficier des meilleures conditions de prix. C’est aussi pour cela que les régions les plus méridionales produisent les variétés précoces pour accentuer leur avantage climatique. Pour la fraise, jusqu’aux années quatre-vingt, la France du sud bénéficiait de cet avantage, elle l’a perdu quand l’Espagne est entré dans l’union Européenne et a commencé à produire massivement des fraises dans la région de Huelva en Andalousie qui dispose de conditions climatiques qui permettent une récolte bien plus précoce, en raison d’une latitude plus basse.
2) Plus on évolue dans la saison, plus les tonnages mis sur le marché augmentent, les quantités produites dans les jardins s’ajoutent dans la consommation. Cette dernière augmente dans des conditions moindres au point que la surproduction arrive quand on se trouve au cœur de la saison de production. C’est le moment où les producteurs pour tenter de maintenir les prix sacrifient le plus souvent vainement, en mettant à la décharge ou ne ramassant pas, une partie de leur récolte.
3) En fin de saison, les quantités mises sur le marché se raréfient mais la consommation continue et les prix remontent. C’est ainsi qu’un producteur qui ne peut apporter ses fruits le premier, peut avoir sa chance en étant le dernier. Les régions les moins favorables climatiquement doivent donc produire des variétés tardives.
 4) Pendant le reste de l’année lorsqu’on ne peut plus produire chez nous, en fonction des différents fruits, on déstocke le contenu des frigos remplis à la pleine saison comme pour la pomme et la poire, on utilise les productions sous serres comme pour la tomate, ou on va chercher les fruits sous des climats chauds lointains susceptible de les fournir quand c’est impossible chez nous. Il s’agit des fruits et légumes à « contre saison » comme le raisin du Chili ou d’Afrique du sud en janvier. Sans oublier les conserves ou la surgélation.
 Les fruits de printemps qui n’ont pas ces possibilités comme la cerise ou la fraise présentent la particularité d’avoir une série de régions de productions qui doivent échelonner dans le temps les quantités qu’elles mettent sur le marché pour que ce dernier soit alimenté sans à coups. Pour la cerise, on commence au début mai par les productions de l’Espagne ou du Roussillon. Ensuite on passe à celles de la vallée du Rhône avec le bigarreau burlat assez précoce. Puis viennent les productions de la région Rhône Alpes avec Cellieu dans la Loire ou Bessenay dans le Rhône. Enfin, la saison se termine par les cerises tardives, les marmottes, de la moitié nord de la France en particulier de la région d’Auxerre ou celles de l’Allemagne. C’est par cette complémentarité régionale qu’une récolte qui se limite à quelques semaines sur un lieu déterminé, peut permettre d’alimenter une saison de consommation de plusieurs mois
De part et d’autre du Pilat les lecteurs de mon blog, on pu constater cette année qu’il y a eu quasiment un mois d’écart entre les productions de la vallée du Rhône et celles des jardins de l’agglomération stéphanoise.
 Quand les productions de ces différentes régions s’articulent correctement dans le temps selon une succession bien établie, le marché connaît un développement harmonieux. Les problèmes viennent quand les conditions climatiques provoquent en même temps la collision de la production de deux régions qui auraient dû être étalées sur le marché. Il n’y a rien de tel pour accentuer l’écroulement des cours. Au contraire, une région manquante pour cause de gelées comme en 1991, 2003 dans la région Rhône Alpes ou en 2008 dans le Gard provoque une flambée des cours qui dissuade la consommation.
 Il n’y a rien de plus sensible que la production fruitière. Un hiver trop doux, la moindre gelée de printemps, un décalage de production entre deux régions sont autant de facteurs qui peuvent déséquilibrer un marché particulièrement sensible.

 Gérard Staron vous donne rendez vous samedi prochain sur les ondes de radio Espérance, vous retrouverez son texte sur zoom42.fr ou  ce blog..

Par gesta - Publié dans : société - Communauté : Le champ du monde
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Mercredi 24 juin 2009

Prévision spéciale championnats de France cyclistes de Saint Brieuc

 

Les divers circuits tracés dans ou à proximité de la préfecture des Côtes d’Armor s’inscrivent dans une orientation générale nord-ouest sud-est.

Le temps sera globalement favorable au déroulement d’épreuves cyclistes avec cependant quelques bémols surtout pour la journée de jeudi.

Les vents dominants seront globalement assez faibles mais de direction peu bretonne, Nord ou Nord-est 

 

Jeudi :

Risque de pluies orageuses importantes

Vent de nord-est faible

 

Vendredi

Risque de pluies orageuses plus faible que la veille

Vent de nord-ouest faible

 

Samedi :

Pas de précipitations

Vent de nord faible

 

Dimanche pour la course professionnelle :

Pas de précipitations

Vent de nord-est qui forcit progressivement au cours de la journée. Sa vitesse pourrait avoir un impact sur la fin de course

Gérard Staron

Par gesta - Publié dans : météo - Communauté : Le champ du monde
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