Bienvenue sur Gesta:
le journal du climat et de la géographie libres
Voici les orages du jour avec les images des satellites américains transmises aujourd'hui par Claude (merci) !
Il s'agit des boules blanches, plus la couleur est brillante plus ils sont forts, avec la situation à 15 heures locales à droite et à 18 heures à gauche.
Tous les orages affectent des zones montagneuses
On distingue les gros ensembles qui ont enflé sur les Pyrénées et sur les Préalpes du Sud et la Provence
Les multiples cellules des Ardennes du luxembourg et de Sarre qui suivent la frontière septentrionale du pays
les quelques ilots du Massif central qui regressent ou même disparaissent dans le sud des Vosges et du Jura entre les deux images.
Ailleurs les tentatives d'instabilité nuageuses n'ont semble-t-il pas atteint le stade de l'orage ou de l'averse !
Gérard Staron
Notre pays se situe dans une liaison entre des anticyclones méridiens, entre hautes et basses latitudes, assez faible pour laisser passer des perturbations moribondes d’origine différente.
Un temps incertain sans grands changements par rapport aux jours précédents en résulte.
Plus ou moins attisés par des arrivées d’air extérieures, des averses ou des orages d’instabilité reprennent chaque jour en fin de journée et en soirée. La face nord de la région et surtout ses reliefs, massifs du Sancy aux Combrailles, du haut Forez à la madeleine et l’axe oriental du Mézenc aux monts du Beaujolais. Les bassins internes du Massif central sont en grande partie à l’abri. Chaque jour, il y a un orage ou des averses en fin de journée ou soirée mais jamais au même endroit et d’extension variable. Beaucoup de secteurs de plaine y échappent.
Les températures changent peu, elles montent vite dès que l’insolation s’impose à une couverture nuageuse abondante après des matinées assez douces
Le vent du nord domine avec burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône
Lundi :
Prévision antérieure confirmée
Reprise orageuse plus faible et moins étendue que la veille en fin de journée
Léger vent du nord
Températures maximales agréables dans les dépressions assez fraîches sur les plateaux
Mardi :
Températures sans grand changement
Vent du nord assez modéré
La reprise des averses orageuses de fin de journée affecte surtout les reliefs en particulier ceux de la face nord de la région
Mercredi :
Encore reprise des averses orageuses en fin de journée surtout sur la moitié nord de la région avec une extension modérée
Les températures maximales augmentent un peu, nettement supérieures à 20°
Le vent du nord reprend en fin de journée après une accalmie
Jeudi :
La reprise des averses orageuses est exacerbée par la bordure d’une perturbation qui descend du nord sur l’est de la France.
La face orientale du Mézenc au Beaujolais est la plus exposée avec les secteurs proches du Forez du Roannais et du Velay
Après un vent d’ouest des Combrailles au Roannais, le vent du nord reprend surtout sur la Haute Loire et le Forez
Légère baisse des températures, souvent moins de 20°
Vendredi :
La nouvelle reprise orageuse de fin de journée affecte surtout la face nord de la région et le Roannais
La baisse des températures s’accentue avec une couverture nuageuse abondante surtout le matin
Le vent du nord forcit avec burle et mistral.
G.Staron
Quelques montées spectaculaires des petits cours d'eaux lors des orages de jeudi après-midi en Haute Loire. Ils ont déposé des couches de grèles dans les secteurs du Mazet Saint Voy et de Jullianges.
le lignon vellave au Chambon sur lignon est passé en 1 heure de la cote 0.6 m à celle de 1.35 m mais est très localisée , en amont de l'orage la montée fait moins de 20 cm à Pont Marie et en aval 40 cm à la Chapelette.
Le 12 aout 1963 , le lignon au Chambon sur lignon était passé de près de 2 m en deux heures
l'Ance du nord à Sauvessanges est encore monté plus haut et plus vite.
A la cote 0.49 m à 13 heures, elle passe à 2.9 m à 15 heures, soit une hausse de 2.5 m en 2 heures pour retomber à 0.5 m à 15h 30.
Une brutalité du profil du cours d'eau digne de celle du 12 août 1963 déjà signalée.
Gérard Staron
Chronique N°875:
Les médias ont focalisé l’attention sur les inondations urbaines de l’agglomération nancéenne, mais un grand nombre des rivières de France a connu des crues d’importance variable avec des maximums souvent le même jour : le mardi 22 mai.
Le premier ensemble concerne les rivières descendant du nord du Massif central. La crue de la Dore avec 3.95 m au Dorat dépasse celle du 3 novembre 2008 (3.67 m) et celle du 2 décembre 2003 (3.88) mais est légèrement inférieure à celle de mars 1988. L’événement est de l’ordre d’une fréquence vicennale ou trentenale. Sur l’autre versant des monts de La Madeleine, la montée de la Besbre est aussi importante avec un maximum de 3.6 m à Saint Pourçain sur Sioule. Sur les deux rivières aux tracés grossièrement parallèles de part et d’autres des monts de la Madeleine, la crue assez modeste dans la partie amont, à Thiers sur la Dore ou à Saint Prix sur la Besbre prend de l’ampleur à l’aval quand on se trouve sur la face nord du Massif central.
Ces deux cours d’eaux sont en train de communiquer leurs crues à l’aval sur l’Allier pour la Dore et sur la Loire pour la Besbre. Elles y perdent de la puissance car les autres renforts manquent en particulier ceux de l’amont.
Jeudi en soirée deux crues assez faibles se déplaçaient de façon parallèle sur la Loire et sur l’Allier. La Loire approchait du maximum à Decize, le 24 à 22 heures avec 3.06 m, L’Allier faisait de même au Veurdre avec 2.54 m. La question que l’on pouvait se poser alors, deux crues en voie d’étalement, peuvent-elles reprendre de la vigueur à leur confluence au bec d’Allier si elles arrivent ensemble. La Loire montait déjà à Givry avec 2.07 m mais on peut douter de la reprise d’un événement déjà moribond. A Decize, il est 2 mètres en dessous de celui de décembre 2003 et 3 m en dessous de celui de 1907.
Le second ensemble à avoir connu une crue moyenne correspond aux affluents de la Garonne en provenance du Massif central. Les parties aval du Lot et du Tarn ont subi une belle intumescence avec une cote de 3.2 m pour le Lot à Cahors et de près de 4 m pour le Tarn. La partie des bassins les plus en amont, à l’intérieur du Massif central de ces deux cours d’eaux ne monte quasiment pas. Sur le Lo,t la crue prend forme en aval d’Espalion et sur le Tarn, les apports de l’Agout avec 4 m à Lavaur et de l’Aveyron avec 3.48 m à Montricoux stimulent le Tarn en aval de leur confluence.
Ces rivières rejoignant la Garonne à peu de distance dans le val de l’Agenais, elles ont transmis leur crue sur le fleuve. Ce dernier a atteint un maximum de 6.72 m à Tonneins dans la journée du 23 mai. Cette cote ne doit toutefois pas faire illusion, si elle représente une belle montée de près de 5 mètres en 48 heures, le niveau est inférieur à celui des crues historiques : 8.05 m le 12 juin 2000. N’évoquons pas celles de décembre 1981 et juin 1875 bien plus hautes. Là encore plus le fleuve s’écoule vers l’aval, plus la crue s’étale, le maximum a déjà perdu plus de 50 cm entre Tonneins et Marmande.
Le même jour sur notre pays, nous connaissions une inondation ponctuelle urbaine sur l’agglomération de Nancy, plus précisément sur les communes d’Essey les Nancy et Saint Max et ailleurs des crues moyennes ou grosses sur les deux vastes ensembles cités.
Les deux phénomènes sont de nature totalement différente d’un point de vue hydrologique.
Au niveau des précipitations, la durée et l’extension géographique sont opposées. Prenons deux stations où il est tombé approximativement 100 mm Nancy Essey et Vichy au nord du Massif central. Dans le premier cas, ils sont tombés en 6 heures dont 49 mm en une heure dans un contexte orageux et dans le second en 5 jours et la journée la plus arrosée a reçu moins que l’heure du paroxysme de la capitale lorraine. A Nancy, il existe deux stations distantes d’une vingtaine de kilomètres, Ochey reçoit un tiers de moins de pluie pendant les 6 heures et la moitié moins pendant l’heure de la plus forte intensité. A une cinquante de kilomètres, les pluies sont dérisoires. A ce phénomène très localisé, il faut opposer des pluies d’ampleur régionale de bien plus faible intensité !
Ne pas s’étonner dans ces conditions que les modes d’écoulement soient totalement différents. Dans le cas de l’agglomération nancéenne, des flots incontrôlés utilisent les rues pour se frayer un chemin avec un écoulement instantané exagéré par la pente entre les buttes qui dominent les deux communes et le fond de vallée ou le ruisseau est en grande partie recouvert ou corseté entre l’habitat. L’espace urbain a en plus imperméabilisé les sols et a modifié souvent la topographie. Il s’agit de ce que certains nomment un « ruissellement urbain » en grande partie en dehors du chevelu des rivières existantes
La rivière, la Meurthe, qui coule au pied de la zone inondée a été peu affectée par l’inondation Nancéenne. En amont de la ville, à Laneuveville, l’impact de l’orage est quasiment invisible, hausse de 40 cm en 12 heures. En aval à Malzéville, on remarque une pointe de 90 cm en 1heure 30.
Au contraire sur les bassins de la Dore de la Besbre, il s’agit d’une crue classique de rivière avec une montée des eaux bien plus lente. La Dore monte en 30 heures et la Besbre en 48 heures. La décrue est encore plus longue et n’est pas terminée le jeudi 24 à 22 heures. Avec de tels pas de temps, on se situe dans des durées de montées bien plus lentes que celles de crues méditerranéennes cévenoles, mais bien plus rapides que celles des crues océaniques des fleuves lents. Plusieurs averses successives peuvent donner plusieurs intumescences comme pour les rivières en provenance du Pilat, mais sur la Dore comme la Besbre ou les rivières du bassin de la Garonne, plusieurs pluies successives ont été lissées en une seule montée des cours d’eaux.
Ceci nous amène aux aspects paradoxaux de ces événements, les crues de printemps qu’elles soient à caractère océanique comme en 1983 ou 1986 , ou à aspect orageux comme souvent en mai et l’an dernier à Tarbes et Pau, sont produit par des perturbations de sud-ouest. Cette fois nous avons eu l’inverse : des pluies qui proviennent du nord-est ! Certains ont évoqué en altitude une goutte froide pour attiser les pluies mais cette dernière était située sur le golfe de Gènes. Il est vrai que c’était à partir de lui que tournoyaient les masses nuageuses rechargées en humidité sur la grande bleue pour arriver jusqu’à nous par le nord-est.
Les deux zones de crues traditionnelles correspondent aux reliefs du nord du Massif central sur lesquels ces masses pluvieuses ont été rabattues continument pendant 5 jours, apportant pendant tout ce temps une pluie tenace, et la seconde à l’extension maximale vers l’ouest de ces masses pluvieuses dans le bassin Aquitain. Les fronts pluvieux y ont stagné car l’anticyclone des Açores sur l’Espagne leur empêchait de continuer leur route.
L’orage nancéen correspond à une cellule isolé, totalement indépendante en arrière des fronts pluvieux. Il est né sur l’Allemagne et s’est déplacé vers l’ouest. L’aspect orageux a été attisé par la rencontre en fin de journée avec de l’air chaud en provenance du Russie. Il faisait 28° à Moscou, 27° à Varsovie et 26° à Berlin contre 13° à Genève ou Lyon le 21 vers 14 heures. Un monde à l’envers quand on connait l’air qui vient d’habitude de Russie comme en février et une situation météorologique atypique !
Gérard Staron vous retrouvera samedi prochain sur Radio Espérance Samedi prochain. Bonne semaine à tous !
Prévision pour le week-end de Pentecôte
Nous sommes dans une situation dite de « marais barométrique » pas vraiment anticyclonique, ni dépressionnaire en bordure des hautes pressions scandinaves.
Cette situation est très favorable à la création d’averses plus ou moins orageuses en fin de journée et en soirée auxquelles notre région est très sensible en mai et en juin. Ces précipitations affectent surtout les reliefs, mais peuvent déborder sur les bassins voisins. Leur importance et leur localisation géographique variable d’un jour à l’autre ne peut être précisée que de façon très approximative, avec des cumuls limités.
Entre la forte humidité matinale à évacuer et les reprises pluvieuses de fin de journée, le soleil est discret.
Si les températures minimales sont relativement douces, les maximums de la journée présentent une tendance à la hausse (difficile de faire moins) mais dépassent peu 20° dans les dépressions, souvent en dessous sur les plateaux.
Vents faibles de direction variable
Jeudi
Toujours dans un flux de nord-est, les reprises pluvieuses de fin de journée, assez limitées, semblent surtout concerner la bordure nord de la région des Combrailles au Roannais et ses reliefs, le Sancy, les monts de la Madeleine et du haut Beaujolais. Les nuages viennent se blottir contre tous les versants septentrionaux.
Températures maximales médiocres, vers 20°, en dessous sur les plateaux.
Vendredi :
La reprise des averses de fin de journée, assez limitée, parait concerner surtout la bordure orientale des massifs des Boutières au Pilat et au Beaujolais.
Après des matins assez doux, les maximales amorcent une légère hausse en dépassant plus nettement 20° dans les dépressions et en s’en approchant sur les plateaux.
Samedi :
La reprise des averses de fin de journée réactive une perturbation moribonde. Elle affecte surtout les reliefs de l’ouest de la Margeride aux anciens volcans auvergnats avant de traverser la région dans la nuit suivante..
Après une matinée douce, les températures maximales continuent leur hausse. En raison du petit flux de sud qui précède la perturbation, samedi sera probablement la journée la plus chaude de la semaine dans les sillons de la Loire et de l’Allier.
Dimanche :
Le risque d’averses plus ou moins orageuses est bien plus important que les jours précédents. Il commence plus tôt dans la journée. La moitié méridionale, donc la Haute Loire semble la région la plus sensible.
Les températures maximales connaissent une baisse qui les ramène à proximité de 20°.
Toujours beaucoup de nuages !
Lundi :
Le risque d’averses de fin de journée parait le plus faible des 4 jours. Quelques-unes sont encore possibles du Pilat au Beaujolais, mais ailleurs, absence probable de précipitations
L’installation d’un air plus frais baisse autant les températures minimales que maximales.
Nous sortons lentement de la période agitée et très humide de ces derniers jours ! prochaine prévision lundi de Pentecôte.
Gérard Staron
Les images des satellites défilants américains transmises par Claude, permettent de comprendre la fin du très gros épisode pluvieux que nous venons de connaitre et ses formes diverses.
la première en haut est celle du lundi 21 en fin d'après-midi. La perturbation de nord-est de retour arrivée après un tourbillon sur l'Italie et l'Allemagne s'est avancée très loin vers l'ouest avec deux ensembles de masses pluvieuses,
l'arc principal des collines du Perche au Poitou et au bassin Aquitain. ces régions déjà arrosées samedi à l'aller reçoivent un deuxième flot en retour. Ceci provoque une crue modérée d'une grande partie des rivières descendant de l'ouest du Tassif central, Tarn Lot, Aveyron. Cette dernière est en train de se transmettre à la Garonne dans l'Agenais. A Tonneins le fleuve a atteint 6.51 m et monte encore.
L'arc en arrière s'étire de la Sologne au Pilat en passant par le nord de l'Auvergne, Sancy et Livradois.
On distingue sur l'Alsace et la Fôret Noire de petites boules blanches caractéristiques de cellules orageuses localisées qui se déplacent d'est en ouest et qui provoqueront les impacts que l'on sait sur Moyenneim en Alsace et surtout l'agglomération Nancéenne quelques heures plus tard. Il s'agit de phénomènes distincts du reste de la masse pluvieuses
Sur l'image de mardi en fin d'après-midi en bas, on remarque que les masses pluvieuses ont été rabattues vers la Méditerranée. Le nord du Massif central, massif du Sancy, ceux du Livradois et de la Madeleine et l'axe du Pilat aux monts du Beaujolais déjà très arrosés, après les passages des deux arcs de la veille, le premier le matin et le second le soir, est encore en première ligne. Ne pas s'étonner que toutes les rivières issues de ces zones sont en crue, la Sioule, affluents de la Loire forézienne.
Cette face nord du Massif central était très exposée, le Pilat est comme d'habitude concerné. j'ai encore mesuré ce matin à Saint Etienne 10,2 mm pour un total de l'épisode de 61.8 mm, le Furan et la Semène ont encore grossi avec des maximums de 1.34 et 1.43 m le 22 mai.
Cette fois la crête un peu plus à l'ouest des monts de la Madeleine et du livradois a été la plus exposée. A Vichy il est encore tombé 28 mm le 22 pour un total de 100 mm depuis le début de l'épisode. la crue de la Dore avec un maximum de 3.95 m au Dorat dépasse celle du début décembre 2003.
Actuellement les crues se transmettent à l'Allier et à la loire dans leurs secteurs Bourbonnais !
A suivre l'intumescence qui en résultera à la confluence du Bec d'Allier.
Gérard Staron
Les premières indications sur l'orage de Nancy, une ville où je me rendais souvent autour de l'an 2000, semblent résulter de trois élements.
1) Les précipitations horaires comparées de stations proches surtout Essey et Ochey montrent une éxagération orageuse très localisée à l'extrémité du front pluvieux en provenance de l'est et du nord-est. Outre l'intensité horaire très variable dans un rayon d'une dizaine de kilomètres on passe de 103 mm à 62 mm et dans celui d'une cinquantaine de kilomètre on descend à moins de 15 mm. Dans un secteur océanique 103 mm en 6 heures est exceptionel, le record précédent sur 24 heures (85 mm) date du 9 juin 1953, car les intensités n'ont rien de comparable sur ces régions avec celles des pays méditerranéens !
cet aspect localisé est confirmé par l'évolution des cours d'eaux. La Meurthe ne réagit pas à l'orage en amont à Laneuveville et monte d'un mètre immédiatement à l'aval immédiat à Malzéville (passage de 1.4 m à 2.4m à I heure le 22 mai)
2) Cette éxagération a correspondu au point bas de l'agglomération Nancéenne. les eaux en provenance des buttes dites "témoins" situées à l'est de la ville ont pu convergé dans la cuvette située entre les buttes de Sainte Geneviève et du bois de l'hopital au nord et celles des "Hauts des Chaumes" ou "les Hauts Jardin" au sud.
3) A cet endroit se situent les communes de Saint Max et Essey les Nancy qui ont concentré l'essentiel des dégats. Le milieu urbain facilitant le ruissellement, les principaux axes de voierie se sont transformé en rivières ce qui aggravé ce type d'inondations.
l'inondation est liée à une exagération orageuse sur un secteur permettant la concentration des eaux sur un espace urbain.
Dans la suite de la nuit les pluies ont été rabattues en direction de la région Rhône Alpes où elles continuent. le Pilat est souvent le massif le plus concerné
j'ai relevé ce matin à saint Etienne vers 8 heures 31.2 mm, dont 11,2 correspondent à la fin de la pluie de lundi matin et 20 mm à la reprise en cours ce matin et les précipitations n'étaient pas terminées.
Depuis le début de l'épisode pluvieux, samedi , il est tombé 51.6 mm , total provisoire ce matin à 8 heures qui va continuer à s'étoffer dans la journée.
les rivières descendant du Pilat avec une pointe hier matin de 1.20 m pour le Furan à Andrézieux et de 1.1m pour la semène, après une baisse hier dans l'après-midi, elles ont repris la hausse ce matin et le Furan a déjà dépassé son maximum d'hier.
La région stéphanoise n'ayant pas connu d'éxagération localisée de l'intensité des pluies et ayant l'habitude de recevoir des cumuls plus importants sur quelques heures ou la journée que Nancy, l'événement devrait rester chez nous assez mineur !
un sujet pour la prochaine chronique!
Gérard Staron
Comme annoncé la situation très agitée du ciel devait déboucher sur des précipitations importantes après le vent du sud
Après les pluies de la remontée directe en provenance de Méditerranée qui ont surtout affecté une ligne transversale de la provence aux Cévennes et aux montagnes volcaniques auvergnates, nous sommes passées à celles liées au retour de nord-est qui affectent en ce moment les reliefs de l'est du massif central du Mézenc au Morvan avec une prolongation jusqu'au plateau de langres.
Le massif du Pilat est au centre de cette zone de fortes précipitations qui ressemble , neige en moins, à celles de la mi-avril qui avait déposé sur si grosse couche sur le Bessat.
voici les pluies relevées à mon poste de Saint Etienne:
mesure du 20 à reporter le 19 ( normes météo) : 4.4 mm ( orage du samedi)
mesure du 21 à reporter le 20 : 16 mm
pluies en cours le 21 ( relevé en 1h entre 8 et 9 heures) 5.2 mm
les précipitations devraient se prolonger encore de nombreuses heures.
De nombreuses rivières en France ont commencé une montée de leur niveau, en Provence, sur le Piémont Pyrénéen, sur le bassin de l'Allier etc. pour l'instant sans danger.
Pendant ce lundi, les crues devraient surtout affecter celles descendant de l'est du Massif central en particulier autour du massif du Pilat.
les rivières descendant des monts du Beaujolais et du Lyonnais, du Morvan et du plateau de Langres sont aussi à surveiller.
Nous sommes toutefois encore très loin des niveaux dangereux
Voici la prenve du fort flux de sud de Dimanche!
Claude m'a envoyé le trajet qu'il a capté effectué hier par le Radio sondage de Nîmes, le dimanche 20 mai. à la mi-journée. Comme chaque fois que nous nous situons dans une zone d'affrontement majeur de l'atmosphère, la trajectoire est presque rectiligne sans changement de direction du vent dans la troposphère jusqu'à 10 à 11 km et dans la stratosphère au dessus. Tout juste signale -t-on une legère inflexion en fin de montée ( en jaune) et en début de descente (en rouge). Dans ces situations d'affrontement le ballon effectue un très long trajet qui le conduit sur les monts du Vivarais aux confins de la Haute Loire avec un flux de sud particulièrement fort
Au moment du radio Sondage nous étions encore en pleine situation de blocage avec un vent du sud fort sur la Haute Loire et une zone de pluie des Cévennes aux Sancy qui ne progressait pas vers le nord !
Gérard Staron
Prévision du 21 au 24 mai 2012
L’épisode pluvieux méditerranéen en cours est loin d’être terminé.
Au niveau des précipitations, celles en provenance directe de la grande bleue de sud et de sud-est en cours, avec un retard lié à un blocage par l’anticyclone derrière les Alpes, vont laisser la place à celles de retour par le nord-est ou de nord après un large mouvement tournant autour de la dépression du golfe de Gènes. Ces dernières affecteront surtout le nord et le nord –est de la région autour du Pilat, Forez Yssingelais et Roannais. En milieu de semaine on peut espérer leur disparition progressive.
Les températures sont hors de saison. Les minimums sont globalement assez doux sans risque de gelées, par contre les maximums sont indignes de la seconde moitié du mois de mai. Ils augmentent cependant un peu au fur et à mesure que l’épisode pluvieux s’atténue.
Le vent du sud joue les prolongations ce dimanche mais il sera remplacé ensuite par celui de nord avec burle et mistral ses acolytes habituels sur les plateaux de la Haute Loire et la vallée du Rhône
Dimanche :
Le vent du sud a joué les prolongations sur le nord-est de la région car les pluies ont été bloquées sur un axe, Chaine des Boutières, monts du Velay et de la Margeride , et Sancy depuis ce matin. L’Allier dont le bassin correspond à ce secteur amorce une montée. Même si la crue semble limitée attention à ne pas trop approcher la rivière un dimanche.
Depuis le début de l’après-midi, les pluies sont passées au nord du Mézenc, elles vont se concentrer sur l’axe montagneux jusqu’au Pilat et aux régions du Velay et du Forez en arrière.
Températures maximales indignes de mai.
Le vent de sud se calme enfin dans les prochaines heures !
Lundi :
Toujours les fortes pluies, après celles en provenance directe de Méditerranée, arrivent celles qui ont tournoyé autour de la dépression du golfe de Gènes ! Les reliefs les plus concernés sont l’axe du Mézenc au Mont du Beaujolais. Forez, Roannais et Yssingelais en arrière reçoivent aussi de forts totaux, mais tout le monde aura sa part.
Si les températures du matin sont assez douces, elles ne montent pas dans la journée et les maximums sont indignes d’une fin mai !
Les vents faiblissent .
Mardi :
Toujours les précipitations qui reviennent par le nord et le nord-est après avoir tournoyé autour de la dépression du golfe de Gènes. Le Pilat est en première ligne, le Forez l’Yssingelais et le Roannais en seconde et toute la face nord en troisième ! Les totaux déposés s’atténuent au fil des heures
Les températures changent peu, très faible hausse des maximums , toujours hors de saison cependant
Le vent de nord-ouest puis celui de nord s’installe.
Mercredi :
Le vent de nord forcit avec burle sur les plateaux de la Haute Loire et mistral en vallée du Rhône
Si les températures du matin sont douces, celles de l’après-midi restent médiocres en dépit d’une légère hausse vers 15°, au-dessus dans les dépressions, en dessous sur les plateaux.
Les pluies commencent à disparaitre mais elles sont encore possibles sur le nord du Bourbonnais au Roannais et dans l’angle Forez et yssingelais.
Jeudi :
Enfin une journée où les précipitations ont toutes les chances d’être nulles ou faibles sur l’ est de la région, mais les nuages restent abondants sur les faces nord des reliefs, il faut tellement évacuer d’humidité !
Les températures continuent leur faible remontée : douces le matin, acceptables dans l’après-midi (supérieures à 15° partout)
Le vent du nord faiblit au fil des heures
Attention :
Des montées de rivières sont possibles, l’Allier et ses affluents de l’amont d’abord, ceux de la Loire amont ou qui descendent du Pilat ensuite. Sauf surprises elles devraient être modérées, mais cette situation invite à la vigilance
A suivre et prochaine prévision jeudi.
Gérard Staron
Chronique N°874
Le froid joue les prolongations après les Saints de glace
Les gelées sont revenues dimanche 13 mai pour le dernier des Saints de Glace. Elles touchent alors l’Allemagne avec Bonn, mais aussi une grande partie du Benelux, le sud des Pays bas avec Eindhoven, les Ardennes belges. Sur les Alpes et le Jura seuls les plus hauts sommets sont concernés.
Le 14 elles s’étendent aux stations de moyenne altitude du Jura et des Alpes, mais aussi aux plateaux du cœur du Massif central avec le Puy et aux Ardennes françaises avec Charleville Mézières
Le 15 les gelées connaissent un recul qui les limite aux zones de haute montagne des Alpes et du Jura
Le 16 leur extension géographique croit en dehors des massifs de l’est de la France. On retrouve les plateaux du cœur du Massif central , mais aussi des régions de bassins comme le fond des Limagnes, ou de l’Alsace à proximité des Vosges, et enfin des zones de plaine comme le val de Loire au niveau de Nevers ou la Sologne à Romorantin.
Le jour de l’ascension, le phénomène trouve son extension géographique maximale. Outre une grande partie des Alpes jusque dans les vallées, du Jura et des plateaux du cœur du Massif central, les Vosges le plateau de langres et les Ardennes doivent être ajoutés pour les secteurs d’altitude. Des régions de plaines ont aussi connu un thermomètre négatif. Les secteurs concernés sur les Vals d’Allier et de Loire se sont étendus à partir des Limagnes dans un cas et du Roannais dans l’autre jusqu’au Nivernais. Les cuvettes des avants pays alpins autant dans les terres froides du Dauphiné que dans l’Ain sont concernées. Des secteurs épars de Champagne Ardennes, que ce soient Charleville Mézières ou Troyes ont connu un thermomètre négatif. Par ailleurs l’intensité des gelées augmente avec -2.8° au Puy Loudes.
Le changement de temps dans la journée de l’ascension peut laisser penser qu’il s’agit du dernier jour à connaitre le gel.
Il convient de préciser qu’il s’agit dans chaque cas de gelées sous abri. Quand les températures sont très proches de zéro, on peut considérer que des valeurs négatives ont été atteintes à proximité du sol toujours plus froid et aussi dans les cuvettes proches. Une grande partie de la Lorraine présente des températures entre 0 et 1° et se trouve probablement dans le cas de gelées blanches éparses.
Une gelée à la mi-mai en plaine est-elle un phénomène exceptionnel ?
Dans tous les cas, la gelée s’est produite à une date qui dépasse largement celle observée une année sur deux. Par exemple à Vichy cette dernière se situe le 5 mai, alors que une année sur 4, les plus tardives se situent le 20 mai. Au Puy les dates sont approximativement semblables.
Dans de nombreux cas, la probabilité de cette gelée de l’ascension place l’événement au-delà d’une année sur 5 pour son caractère tardif si l’on prend en compte la série 1951 1980.
C’est le cas à Nevers où le quintile supérieur, se situe le 16 mai. C’est aussi le cas à Bourg Saint Maurice où cette même probabilité a lieu le 10 mai
Ailleurs, on se situe près ou au-delà des records. Par exemple la gelée la plus tardive avait eu lieu le 11 mai 1953 à Langres, le 9 mai 1974 à Grenoble Saint Geoirs et le 9 mai 1980 à Troyes pour la série 1951-1980, avant celle du jeudi de l’Ascension 2012 dans les trois cas. A Ambérieu le même record se situait le 23 mai 1955 soit à peine après.
Naturellement il conviendra de vérifier sur des séries plus longues, d’affiner la répartition géographique d’autant plus qu’il s’agit plus d’une multiplication de phénomènes ponctuels que d’une large zone uniforme, mais on peut déjà annoncer que ces gelées de l’Ascension constituent au minimum un événement très rare pour leur caractère tardif, dans certains cas, le terme exceptionnel sera très probablement justifié.
Il était possible de les prévoir puisque j’avais moi-même annoncé le risque dans ma prévision sur mon blog avec une localisation géographique convenable « plateaux du cœur du massif central et fond des Limagnes » sur les départements de la Loire, de la Haute Loire et du Puy de Dôme. certains modèles les annonçaient, pourtant la discrétion a été de mise sur les médias.
A un moment de l’année où la végétation a très largement effectué son démarrage, où les cultures sont en plein développement, où certaines d’entre-elles sont extrêmement sensibles à ces niveaux de développement, les dégâts sont très probables. J’ai moi-même pu constater en Haute Loire, des feuilles de chêne qui venaient à peine d’éclore du bourgeon, pendant flasques sous l’effet du gel. L’impact sur la vigne et les arbres fruitiers est à redouter pour le volume de la prochaine récolte, même si Ces cultures sont le plus souvent situées sur des coteaux, alors que ces gelées ont affectés surtout des cuvettes.
Au niveau météorologique, il fallait la conjonction de plusieurs phénomènes.
L’air froid qui arrive des hautes latitudes s’installe après le passage de la perturbation qu’il pousse en avant. Il y a deux descentes en provenance de l’Arctique, toutes deux de nord, les perturbations passent sur la France le samedi 12 et le mardi 15, et l’air froid qui suit arrive après le 13 et le 14 dans le premier cas , le 16 et le 17 dans le second.
Très souvent ce dernier n’est pas immédiatement efficace car des restes nuageux subsistent dans les heures qui suivent, mais aussi le vent du nord qui accompagne souvent, ne permet pas l’accumulation du froid dans les cuvettes. Un courant d’air entre les sillons de la Loire et du Rhône explique que la plaine du Forez a été moins affectée que les Limagnes qui constituent un cul de sac en amont, ce qui permet à l’air de stagner
Pour qu’il y ait gelée, il convient que s’ajoute une autre condition. Le ciel doit se dégager pendant la nuit pour permettre une déperdition maximale d’énergie du sol dans un air calme surtout dans les cuvettes. L’installation d’un anticyclone garantie la mise en place de ces circonstances, assez timoré le 14 mai pour la première vague de gelées, il est très présent à partir du 16 centré sur le proche Atlantique.
Ces raisons expliquent pourquoi l’air froid s’installe une première fois le dimanche 13, avec les premières gelées effectives de 14. Le 15 le passage de la nouvelle perturbation empêche de remplir toutes ces conditions. L’air froid revient le 16 et les gelées principales, le 17.
L’idée selon laquelle après les saints de glace, les jardiniers ou les agriculteurs sont libérés des gelées n’est cette année que très partielle. Sans contestation possible, la première des descentes froides est arrivée avec les fameux saint Mamert, Servais et Pancrace, mais en 2012 il ne s’agissait pas d’une fin mais d’un début en raison d’une seconde descente en provenance des régions arctiques ensuite. Le paroxysme de ces gelées si redoutées s’est produit 5 jours après le dernier des saints de glace.
A cette époque de l’année, il y a souvent une dégradation du temps, l’association avec des gelées est très variable, la correspondance avec les fameux Saints aussi. Curieusement la possibilité de gelées a été évoquée à l’occasion de leur fête, alors qu’elles ont été mineures. Pour l’Ascension, elles ont été plus importantes mais après la fête adieu le Saint. Un décalage surprenant entre la climatologie et la représentation que peut s’en faire les populations et leurs médias !
Gérard staron vous donne rendez-vous samedi prochain sur les ondes de Radio Espérance, dans l’attente bonne semaine à tous.
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